Bientôt un arbre à algues pour capturer le CO2 à Toulouse

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La biotech toulousaine Kyanos s'intéresse aux microalgues qui peuvent être utilisées pour des compléments alimentaires mais aussi pour capturer le CO2.
La biotech toulousaine Kyanos s'intéresse aux microalgues qui peuvent être utilisées pour des compléments alimentaires mais aussi pour capturer le CO2. (Crédits : Kyanos)
La startup toulousaine Kyanos annonce à La Tribune qu'elle va expérimenter dans la Ville rose à compter du mois de décembre un arbre à algues. Les microalgues sont des puits de carbone qui aspirent le CO2 de l'air ambiant. Plusieurs sociétés dans le monde se positionnent sur cette technologie.

Après les canopées urbaines pour lutter contre les îlots de chaleur, la Ville rose va expérimenter à compter du mois de décembre un arbre à algues. C'est la biotech toulousaine Kyanos qui planche sur le sujet depuis près de deux ans. Le principe est de disposer des microalgues dans une cuve d'eau cylindrique de plusieurs mètres de hauteur. Grâce à un système de pompage, l'air ambiant est aspiré vers la cuve où les algues absorbent le CO2 lors de la photosynthèse.

L'équivalent de 50 arbres

L'autre particularité des algues est qu'elles se reproduisent à grande vitesse. Elles peuvent tripler de taille en une journée alors que le même processus mettra plusieurs dizaines d'années pour un arbre. Ce qui permet aux algues d'absorber davantage de CO2. Une expérimentation d'une cuve d'algues de deux mètres de hauteur dans la région parisienne par Suez a ainsi montré que le dispositif permettait une absorption de CO2 équivalente à celle de 50 arbres.

Une fois que la cuve est pleine d'algues, il faut la vider mais les organismes trouveront une deuxième vie. "Les algues pourront être réutilisées comme de l'engrais agricole (biochar) pour augmenter la productivité des sols", explique Vinh Ly,...

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Commentaires
a écrit le 05/09/2019 à 22:54 :
Les algues sur les plages: mauvais! les algues sur les arbres: Bon! Nous auront appris quelque chose aujourd'hui...
a écrit le 05/09/2019 à 21:28 :
On se demande ce que les gens ont en tête. C'est le concours Lépine des idées et les journaux se ruent dessus sans même s’arrêter deux secondes pour réfléchir.

Quel est l'intérêt d'un "arbre" dont la durée de vie est réduite à quelques semaines et qui sera dégradé aussitôt en CO2 et h2O, voire CH4 et H2S (en condition anaérobies) ?

Et bien il est nul !
Sans compter la cuve, le pompage et toute la maintenance, le bilan carbone est négatif.

Alors que planter un platane qui peut croître pendant plusieurs centaines d'années, qui fournit de l'ombrage et le gite à plusieurs espèces d'oiseaux et des dizaines d'insectes, c'est effectivement avoir un puits de carbone intelligent.
Réponse de le 06/09/2019 à 11:02 :
Bonjour MDR,

Vous avez raison aucune solution est en tout point parfaite. Je comprends donc vote scepticisme.
Cependant, des personnes ont le merite d'essayer et d'agir. Un premier essai de ce type de systeme peut neanmoins apporter des resultats prometteurs . Dans un second temps, ils pourraient y ajouter des panneaux solaires pour apporter l'energie necessaire au pompage et de ce faite reduire le bilan carbone.
Je me permets de vous dire que pour produire du methane et du h2s, il est necessaire d'avoir les bacteries ayant le bon metabolisme deja present dans le systeme. Cependant dans le cas de la culture de microalgues, il n'y a que une souche presente dans le milieu de culture.

J'encourage grandement ce genre d'initiatives plutot que les critiques par commentaries (qui ont aux aussi un bilan carbone negatif grace aux servers informatiques)

Bonne journee a vous.

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