Réparation en impression 3D, nouvelles résines... les projets innovants du Critt mécanique

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Le Critt planche notamment sur la réparation de pièces d'avions en titane grâce à la fabrication additive
Le Critt planche notamment sur la réparation de pièces d'avions en titane grâce à la fabrication additive (Crédits : Rémi Benoit)
Depuis 30 ans, le Critt mécanique et composites travaille avec les sous-traitants aéronautiques sur de nouveaux matériaux composites dotés de hautes performances. Implanté à Toulouse au sein de l'espace Clément Ader, la plateforme de transfert de technologie aimerait s'équiper de systèmes robotiques et de cobots.

C'est un acteur discret mais incontournable de la supply chain aéronautique. Fondé en 1988 et implanté au sein de l'espace Clément Ader de Toulouse, le Critt (Centre régional d'innovation et de transfert de technologie) mécanique et composites accompagne les PME régionales dans le développement de produits ou procédés nouveaux dans le domaine des matériaux innovants et plus spécifiquement des composites hautes performances (50% de son chiffre d'affaires, le restant provenant des procédés mécaniques). La structure est complémentaire de l'IRT Saint-Exupéry, également basé à Toulouse. "Les grands donneurs d'ordre sollicitent plutôt l'IRT tandis que nous travaillons surtout sur de petits sous-systèmes avec les sous-traitants à l'image par exemple d'Excent, Mécano ID, Ateca...", estime Guillaume Cohen, son directeur. Le Critt a réalisé plus de 300 000 euros de chiffre d'affaires en 2017 et emploie 7 personnes. Il est financé pour moitié en fonds propres, l'autre moitié étant assurée par des subventions européennes (Feder).

Trois nouveaux projets

La structure planche actuellement sur trois innovations dans le cadre des appels à projets régionaux Readynov. Le premier baptisé DualHiRel et doté de 800 000 euros est conduit avec la société labégeoise Microtec qui fournit aussi bien des produits pour le secteur aéronautique, spatial, médical et des transports. "Le projet vise à créer une chaîne de production entièrement automatisée pour la pose de composants qui puisse servir aussi bien pour le spatial ou l'aéronautique", décrit Guillaume Cohen.

Le projet Cro2 (450 000 euros), en partenariat avec Opt'Alm spécialiste toulousain de la fabrication additive métallique et le fabricant d'avions à hélice ATR, a l'ambition de réparer les pièces d'avions en titane grâce à la fabrication additive (fusion laser par projection de poudre).

Enfin, le projet Icore 2.0 » (600 000 euros), piloté par l'équipementier gersois Equip'Aero (32) et la startup montalbanaise Nobrak va développer de nouveaux matériaux (résines thermoplastiques) et procédés (placement de fibres communicantes) destinés au marché de l'intérieur cabine des avions. "Contrairement aux classiques résines aminoplaste ou époxyde, les résines thermoplastiques peuvent sur l'effet de la chaleur se ramollir et il est possible de les recycler pour un autre usage", détaille le directeur du Critt.

Bientôt une plateforme robotique ?

Guillaume Cohen annonce par ailleurs que le Critt mécanique et composites aimerait créer à terme une plateforme robotique en partenariat avec la Maison de la formation Jacqueline Auriol (qui regroupe notamment la faculté de sciences et d'ingénierie de l'Université Toulouse III-Paul Sabatier, l'INSA et l'Isae-Supaéro). Objectif : acquérir des systèmes robotiques et des cobots (robots collaboratifs) pour élargir son positionnement.

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