Le Centre spatial de Toulouse reçoit le sismomètre de la mission sur Mars InSight

Le sismomètre SEIS de la mission martienne InSight est en cours d'assemblage au Centre spatial de Toulouse. Il décollera pour Mars le 4 mars prochain 2016 et devrait y atterrir en septembre. Sa mission : étudier la structure interne de la planète rouge.

2 mn

Le sismomètre martien SEIS en salle blanche au Centre spatial de Toulouse.
Le sismomètre martien SEIS en salle blanche au Centre spatial de Toulouse. (Crédits : © CNES/GRIMAULT Emmanuel, 2015)

C'est un petit bijou de technologies miniaturisées qui a été livré au Centre spatial de Toulouse. Lundi 20 juillet, l'Institut de physique du Globe de Paris (IPGP*) et la société Sodern ont livré au CNES le sismomètre martien SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure). Cet instrument en titane renferme les trois sismomètres qui pourront détecter d'éventuelles ondes sismiques à la surface de Mars, une fois qu'il y sera déposé. Fruit d'une collaboration de 10 ans entre le CNES et l'IPGP, SEIS va en effet être embarqué par la NASA sur InSight, la prochaine mission martienne qui sera lancée le 4 mars 2016.

L'instrument, principalement de conception française, est désormais en cours d'intégration au Centre spatial de Toulouse où il va être assemblé avec les autres sous-systèmes de l'instrument :

  • Les capteurs haute fréquence développés par l'Imperial College of London et l'Université d'Oxford au Royaume-Uni.
  • Le système de nivellement conçu par l'Institut Max Planck en Allemagne.
  • Un boîtier électronique sous la responsabilité de l'Université de Zurich en Suisse.
  • Un câble blindé de plusieurs mètres reliant l'électronique (sur l'atterrisseur) à la tête du sismomètre (déployée sur le sol martien) réalisé par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) aux États-Unis.

Étudier la structure interne de Mars

La mission InSight doit être lancée dans moins d'un an, le 4 mars 2016 et atteindre la planète rouge en septembre de cette même année. Elle doit étudier la structure interne de Mars, grâce principalement au sismomètre européen SEIS.

IInSight emporte également une sonde de flux de chaleur HP3 réalisée par le DLR en Allemagne, ainsi qu'un instrument américain RISE (Rotation and Interior Structure Experiment) d'étude géodésique de la planète.

2 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.