Hublot virtuel, cartes électroniques..., Latelec multiplie les innovations

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Les meubles avioniques IDEE5
Les meubles avioniques IDEE5 (Crédits : Latelec)
Avion plus électrique, hublot virtuel, intégration de nouveaux équipements en cabine... : Latelec, filiale de Latécoère, a de nombreux projets innovants en préparation.

Alléger, réduire l'encombrement, simplifier. Tels sont les maîtres-mots des projets innovants sur lesquels travaille le groupe Latécoère, au travers de sa filiale spécialisée dans les systèmes d'interconnexion, Latelec. "Nous sommes leader mondial des meubles avioniques et, dans ce domaine, il y a beaucoup de progrès à faire", indique Daniel Bourgeois, le PDG de Latelec.

L'industriel travaille par exemple sur le remplacement des gros et lourds calculateurs par des cartes électroniques beaucoup plus petites et légères. "Une seule carte remplira les mêmes fonctions qu'un calculateur actuel", ajoute Daniel Bourgeois. Sachant que dans un A330, par exemple, il y a environ 80 calculateurs, placés dans un meuble avionique qui occupe lui-même 3 à 4 m2 dans l'avion. Avec cette innovation, Latelec pense pouvoir proposer des meubles plus compact, pesant environ 70 kilos, contre environ 200 actuellement. Et, surtout, beaucoup moins de câblages. Le gain de place est aussi un atout, car cela offrira davantage de flexibilité à l'avionneur pour implanter les équipements.

Des hublots virtuels à l'horizon 2025-2030 ?

Il ne sera cependant pas possible d'introduire ces nouvelles cartes dans les avions actuels, car une telle opération entraînerait trop de travail de reconception. En revanche, il n'est pas impossible qu'Airbus y songe pour le "neo plus", une version améliorée de l'A320neo (programme Single Aisle Incremental Development), dont le lancement est prévu juste après l'entrée en service de l'A320neo, fin 2015.

L'un des autres projets que le Toulousain a dans sa manche concerne le hublot virtuel. L'idée est tout bonnement de supprimer les hublots physiques et de les remplacer par des écrans qui pourraient être souples et qui projettent une image du ciel, de jour comme de nuit. "L'intérêt est dans le gain de masse et de coût", ajoute Daniel Bourgeois. De fait, lorsque l'on perce un trou dans le fuselage, on doit le remplacer par des renforts placés autour du trou, qui représentent environ deux fois la masse enlevée. Sans oublier le poids de chaque hublot. Sachant qu'un appareil long-courrier comporte 140 à 150 hublots, et qu'un hublot pèse environ 25 à 30 kilos, le gain serait réel.

Latelec n'est pas le seul à s'intéresser à ce sujet. L'institut français de design Technicon Design a proposé un avion-concept sans hublot, le projet Ixion. Et le Britannique Center For Process Innovation (CPI) travaille lui aussi sur le sujet. Quant à l'horizon auquel cette innovation pourrait apparaître, il semble un peu lointain. A priori, pas avant une nouvelle génération d'avion, c'est-à-dire 2025-2030 au plus tôt.

Une amélioration des diagnostics

Enfin, pour Latelec, l'innovation passe aussi par l'amélioration de l'intégrité des câblages. L'idée consiste à faire du "health monitoring" en envoyant une onde par réflectométrie (technique de diagnostic qui repose sur le principe du radar, NDLR) et, selon la forme d'onde qui revient, il est possible d'établir un diagnostic sur la "santé" du câblage. Et ainsi, de réaliser de la maintenance préventive.

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