En 2018, Toulouse sera pour la première fois "cité européenne de la science"

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L'événement aura lieu dans les nouveaux locaux de l'université fédérale de Toulouse, bientôt situé sur le Quai des Savoirs.
L'événement aura lieu dans les nouveaux locaux de l'université fédérale de Toulouse, bientôt situé sur le Quai des Savoirs. (Crédits : Mairie de Toulouse)
La métropole toulousaine accueillera les Rencontres européennes de la science en juillet 2018, une grande première pour la France. Au programme de la manifestation : des débats pointus avec des scientifiques de renom et des rencontres avec le grand public. Une vitrine exceptionnelle pour mettre en avant les atouts de la recherche toulousaine.

POURQUOI LA CANDIDATURE TOULOUSAINE A-T-ELLE ÉTÉ RETENUE ?

C'est un jury international qui a désigné en décembre dernier la ville de Toulouse pour accueillir l'ESOF (Euroscience open forum) en 2018. Le choix en faveur de cette candidature s'est fait suivant toute une batterie de critères.

"La ville-candidate doit héberger une communauté scientifique multidisciplinaire d'excellence, une tradition académique bien ancrée et un secteur industriel régional innovant, précise Euroscience, l'association européenne à l'initiative du forum. Parmi les autres critères de sélection figurent la capacité à mobiliser les jeunes et celle d'assurer une couverture médiatique large."

Pour appuyer sa candidature, Toulouse a dû choisir une institution partenaire, l'Université fédérale de Toulouse, et s'appuyer sur le CNRS désigné "champion" de l'événement et chargé d'obtenir le label de ville scientifique européenne.

LES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS ATTENDUS

L'événement aura lieu dans les nouveaux locaux de l'université fédérale de Toulouse, bientôt situé sur le Quai des Savoirs (avenue Jules Guesde) . Anne- Cambon-Thomsen, directrice de recherche au CNRS qui a coordonné la candidature toulousaine, décrit :

"L'ESOF, c'est d'abord un forum avec 5000 scientifiques de haut niveau venus toute de l'Europe. Tous les domaines de la science seront représentés et des chercheurs lauréats d'un prix Nobel pourraient intervenir".

Au programme des différents débats : la politique scientifique, les carrières des jeunes, les relations entre science, business et innovation ...

Parallèlement, un lieu d'exposition permettra au grand public d'aller à la rencontre des grandes institutions européennes. Pour la France, le CNRS, l'Inserm ainsi les grandes universités devraient faire partie des participants. Par ailleurs, des événements seront prévus toute l'année pour faire de Toulouse la cité européenne de la science.

"Tous les lycées de la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon pourront préparer des événements pour 2018", précise Anne- Cambon-Thomsen.

QUELS SONT LES ENJEUX D'UN TEL FORUM?

"L'ESOF a un double objectif : montrer tous les deux ans les avancées des travaux scientifiques européens et faire participer le grand public à des débats", explique la présidente de l'université Marie-France Barthet.

"C'est un foyer de rencontres entre les scientifiques. Il est rare qu'un astronome et un spécialiste du cancer puissent discuter dans un même lieu", ajoute Anne Cambon-Thomsen.

Ces rencontres seront aussi une formidable vitrine pour la métropole toulousaine dont les organisateurs espèrent mieux faire connaître le terreau scientifique local. Lors du dernier forum, plus de 400 journalistes avaient couvert la manifestation.

La simple tenue de l'ESOF devrait générer une activité économique importante pour la ville. Mais le forum revêt également un enjeu politique, comme l'explique Anne Cambon-Thomsen :

"Horizon 2020, le programme-cadre de la recherche scientifique de l'Union européenne arrivera bientôt à son terme. En 2018, nous serons en pleine préparation du nouveau plan de l'Europe. Le forum est un moyen pour la France de peser dans les discussions sur la politique scientifique européenne"

  • 5 millions d'euros de budget

Lors des précédentes éditions, le budget avoisinait les 5 millions d'euros pour la préparation et la tenue du forum. C'est aux organisateurs de trouver les fonds disponibles en sollicitant par exemple des partenariats avec des entreprises ou institutions locales. Par ailleurs, la Commission européenne s'est déjà engagée à verser une subvention.

Une équipe de 20 personnes issues des différents acteurs de l'événement sera spécifiquement dédiée en 2018 à la tenue de l'événement.

Repères

Ces rencontres européennes ont été initiées pour la première fois en 2004 par Euroscience, l'association européenne pour la promotion de la science et de la technologie. Après Stockholm, Munich, Barcelone, Turin, Dublin ou dernièrement Copenhague, pour la première fois la France va accueillir l'événement.

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