L'agence spatiale européenne lance une nouvelle fusée, Ariane 6

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La réunion ministérielle de l'Esa (agence spatiale européenne) s'est tenue ce mardi 2 décembre, à Luxembourg. Elle a décidé de lancer la construction de la fusée européenne Ariane 6, qui prendra le relais d'Ariane 5. Un premier lancement est prévu pour 2020.Dix-neuf ans après le lancement d'Ariane 5, le programme Ariane 6 va être lancé. Ainsi en ont décidé les ministres de l'Espace des 20 pays membres de l'Esa, réunis ce mardi à Luxembourg.

La réunion ministérielle de l'Esa (agence spatiale européenne) s'est tenue ce mardi 2 décembre, à Luxembourg. Elle a décidé de lancer la construction de la fusée européenne Ariane 6, qui prendra le relais d'Ariane 5. Un premier lancement est prévu pour 2020.

Dix-neuf ans après le lancement d'Ariane 5, le programme Ariane 6 va être lancé. Ainsi en ont décidé les ministres de l'Espace des 20 pays membres de l'Esa, réunis ce mardi à Luxembourg.

L'assemblée a pris une décision stratégique et attendue, "la plus engageante pour l'avenir de l'Europe spatiale" selon le Cnes : elle a validé le projet de lanceur lourd Ariane 6, destiné à maintenir dès 2020 la compétitivité d'Arianespace face au secteur privé (notamment l'Américain Space X qui a bouleversé le marché en cassant les prix). Les deux autres lanceurs Soyouz (moyen) et Vega (léger) resteront en service au centre spatial européen de Kourou. Ainsi, "la gamme des lanceurs européens sera ainsi en mesure d'apporter des solutions compétitives à la fois au marché institutionnel européen et au marché commercial mondial. Elle devrait être opérationnelle dès 2018 pour Vega C et dès 2020 pour Ariane 6", se réjouit le Cnes.

Un budget global de 8 milliards d'euros
La décision a été qualifiée d'"historique" par la France et par la direction d'Airbus Defence and Space. Jean-Yves Le Gall, président du Cnes, a déclaré : "Aujourd'hui, la réussite totale de la réunion de Luxembourg structure l'Europe spatiale de demain. C'est la démonstration du succès de l'Esa, de l'Union européenne, de leurs États membres et de leur industrie. Ce lanceur, nous l'avons rêvé, l'Europe va le faire !"

L'Europe s'est engagée sur un budget global pour ses lanceurs de 8 milliards d'euros sur dix ans dont la moitié pour le développement d'Ariane 6 et pour la construction d'un pas de tir sur le site de Kourou en Guyane. L'autre moitié sera répartie entre des adaptations d'Ariane 5 et un soutien financier aux lancements. Dans ce programme annuel de 800 millions d'euros, la France reste le premier acteur y contribuant pour la moitié.

Formellement, un accord (MoU, Memorandum of Understanding) a été signé par les participants, qui précise que la joint-venture créée par les industriels assurera la maîtrise d'œuvre du lanceur, tandis que le Cnes sera le maître d'œuvre du nouvel ensemble de lancement dédié à Ariane 6. L'Esa, assistée par le Cnes, assurera la maîtrise d'ouvrage de l'ensemble du système.

Sophie Arutunian
© photo ESA - D.Ducros

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