Smart City : Toulouse Métropole annonce l'investissement de 500 millions d'euros d'ici à 2020

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Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole fait un point d'étape de la smart city toulousaine ce soir au Quai des Savoirs
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole fait un point d'étape de la smart city toulousaine ce soir au Quai des Savoirs (Crédits : Fred Lancelot)
350 citoyens associés, 80 entreprises mobilisées, 10 expérimentations de startups menées : un an après son lancement officiel, la démarche smart city de Toulouse Métropole prend corps. La collectivité, qui dévoile aujourd'hui 9 décembre son schéma directeur, annonce un objectif d'investissement public de 500 millions d'euros d'ici à 2020 pour faire de Toulouse une "ville intelligente".

500 millions d'euros. C'est l'enveloppe que Toulouse Métropole - qui a dévoilé aujourd'hui son nouvel étendard, "L'Open Métropole" - souhaite investir d'ici à 2020 en vue de transformer la Ville rose en véritable smart city. Une ville "plus fluide, conviviale, innovante, dynamique, attractive, responsable et durable", indique la collectivité. Cet investissement public n'inclut pas un potentiel effet de levier. Car la métropole toulousaine ne s'en cache pas : l'un de ses objectifs est d'attirer les acteurs privés désireux de co-investir dans le territoire.

Lancée il y a un an, la démarche smart city de Toulouse Métropole s'est concrétisée à travers notamment la consultation d'environ 350 citoyens, autour de focus groupes organisés avec le Laboratoire des usages, mais aussi d'une e-consultation et de séminaires de réflexion. De même, 80 entreprises, clusters et groupements ont été mobilisés et 30 sociétés ont été impliquées dans des projets.

Dix startups accompagnées chaque année

Toulouse Métropole a par ailleurs accompagné cette année le déploiement de dix expérimentations de startups. À l'image de celle menée entre septembre et octobre par la société Airborne Concept, positionnée sur le marché du drone.

"Nous avons réalisé un travail de capture 3D de la basilique Saint-Sernin, à l'aide de drones, explique Arnaud Le Maout, fondateur de la startup basée à Francazal. L'objectif est de pouvoir comparer nos données avec celles de l'Onera."

Une expérimentation qui pourrait en appeler d'autres. La startup va en effet réaliser prochainement la modélisation de la façade avant du Capitole et travaille par ailleurs sur un projet lié à l'observation des changements climatiques. Pour la jeune entreprise, cette collaboration avec Toulouse Métropole est "une belle carte de visite, qui pourra être valorisée auprès d'autres acteurs". La métropole s'engage à accompagner dix expérimentations de ce type chaque année.

Cinq ambitions, quinze chantiers

Toulouse Métropole affiche cinq grandes ambitions en matière de smart city : "une mobilité plus simple et fluide", "une ville adaptable, efficiente et respirable", "une métropole internationale et ancrée dans ses racines", "une ville du bien-vivre, encore plus chaleureuse et intergénérationnelle", et "une ville plus belle, propre et sûre".

Autant d'ambitions que la collectivité souhaite concrétiser à travers la mise en œuvre de quinze premiers "grands chantiers". Parmi ceux-ci, on notera la mise en place d'une "data plateforme" autour des données publiques ouvertes, la création d'une dizaine de "hubs multimodaux", le développement d'un "Observatoire urbain environnemental", ou encore le déploiement d'un éclairage public intelligent, la rénovation des trottoirs et la création de dix quartiers intergénérationnels pilotes en cinq ans.

La Tribune-Objectif News publiera demain 10 décembre une newsletter spéciale entièrement consacrée au bilan smart city 2015 de Toulouse Métropole et aux grandes annonces qui auront été faites ce soir lors de l'événement organisé par la collectivité métropolitaine.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2015 à 10:31 :
Vous êtes co-organisateur donc difficile pour vous de faire preuve d'esprit critique. Une superbe plaquette (merci aux augmentations d'impôts!), la recherche du partenariat avec les entreprises (en particulier, les start-up) sur quelle base et principes ?, une volonté de mettre de la cohérence et de l'innovation au coeur des différentes politiques de la métropole mais au final, un catalogue de bonnes intentions totalement déconnecté de tout diagnostic réel, de priorités et d'objectifs chiffrés, tout cela habillé par une pseudo consultation citoyenne via notamment les réseaux sociaux. Bref du joli marketing territorial cautionné par des experts à croire que les résultats de ce week-end ne sont pas parvenus jusqu'au capitole ...

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