Agnès Paillard réélue à la tête du pôle de compétitivité Aerospace Valley, quel est son bilan ?

 |   |  611  mots
Agnès Paillard, présidente du Pôle de compétitivité Aerospace Valley. © photo Rémi Benoit
Agnès Paillard, présidente du Pôle de compétitivité Aerospace Valley. © photo Rémi Benoit
Réélue lundi soir pour trois ans à la présidence du pôle de compétitivité Aerospace Valley, Agnès Paillard compte "continuer à travailler sur la feuille de route de la filière aérospatiale". Au cours de cette 10e assemblée générale, la présidente a également dressé le bilan d'un premier mandat "aux résultats incontestables".

 Premier dossier d'importance pour Agnès Paillard : le rapprochement avec l'Institut de recherche technologique Saint-Exupéry "avec lequel nous commençons un partenariat très étroit qui passera également par une co-localisation". Le déménagement du pôle Aerospace Valley dans les locaux de l'IRT est prévu début 2015.

Évoquant dans son discours "l'ambition de participer à la préparation des technologies de rupture dont notre filière a besoin pour préparer les avions, les satellites, les lanceurs, les hélicoptères, les drones et les systèmes de demain", Agnès Paillard s'est engagée à consacrer ses efforts au développement des moyens de production ALM (Additive Layer Manufacturing). "L'impression 3D va révolutionner l'industrie en terme de production de pièces. Nous commençons à étudier son développement."

Autre cheval de bataille de la présidente, la participation des entreprises françaises aux projets européens. "La France est 17e au classement des entreprises qui ont le plus de projets européens. Nous avons réellement une très piètre performance avec peu de candidats et peu de projets sélectionnés, décrit-elle. Nous devons pousser les entreprises à le faire, même si ce n'est pas évident."

"Des résultats incontestables"

En préambule à la 10e assemblée générale du pôle de compétitivité Aerospace Valley, Agnès Paillard a fait le bilan de son premier mandat. "Ces trois dernières années, nous avons fait beaucoup de choses. Nos résultats sont incontestables, s'est-elle félicitée. Nous comptons 730 membres dont 424 PME. Notre pôle de compétitivité est le plus important en France avec Cap Digital." En un an, 180 entreprises ont en effet rejoint le pôle de compétitivité qui réunit recherche et industrie des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.

"381 projets de recherche et développement ont été financés pour une valeur dépassant le milliard d'euros, dont plus de 400 M€ de financements publics, a précisé la présidente. Le dernier résultat du 18e appel à projet du Fonds unique interministériel ne dément pas ce résultat avec 9 projets sur 10 retenus. Cela nous place en tête des pôles en terme de nombre de projets retenus."

Parmi les réalisations de son premier mandat, Agnès Paillard a souligné "l'obtention en début d'année du Label Gold qui récompense 44 clusters d'excellence en Europe, et 9 pôles en France", ainsi que "l'élaboration de notre nouvelle feuille de route construite en bonne intelligence avec l'IRT, et la signature de notre contrat de performances en 2013 au Bourget".

Incubateur de l'agence spatiale

Autre motif de satisfaction pour Agnès Paillard : l'incubateur de l'agence spatiale européenne, l'Esa Bic, qui doit soutenir la création d'entreprises utilisant des technologies, des applications ou des services provenant du spatial, à destination d'un marché non spatial. "C'est le seul incubateur de l'Esa en France, a-t-elle insisté. Il a déjà permis de créer 13 entreprises labellisées."

La présidence d'Aerospace Valley a également noté l'importance des liens signés avec d'autres clusters, notamment Subsea à Oslo et AeroMontréal, et les conventions passées avec les départements du Tarn-et-Garonne, du Tarn, de l'Ariège, du Gers et l'Aveyron. "Nous sommes allés à la rencontre des entreprises de la région car Midi-Pyrénées est très centrée sur Toulouse."

Enfin, Agnès Paillard a rappelé "la mise en place d'actions collectives sur l'obsolescence et la contrefaçon des composants électroniques, les accords de consortium, et les parcours finances", et "la participation à deux nouveaux projets européens sur les transports intelligents qui contribueront à l'ITS 2015 à Bordeaux."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :