Navette autonome : EasyMile va lancer une ligne à l'Oncopole

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Pendant plusieurs mois, la navette autonome EasyMile a été testée dans le centre-ville de Pibrac, à quelques kilomètres de Toulouse.
Pendant plusieurs mois, la navette autonome EasyMile a été testée dans le centre-ville de Pibrac, à quelques kilomètres de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Après deux premières expérimentations globalement réussies, les navettes autonomes de l'entreprise toulousaine EasyMile vont être testées à proximité de l'Oncopole. Un secteur qui accueillera bientôt le téléphérique urbain.

Jamais deux sans trois ? Après les expérimentations dans le centre-ville de Pibrac en 2017 et sur les allées Jules-Guesde de Toulouse l'année suivante, la startup toulousaine EasyMile va prochainement tester de nouveau sa navette autonome sur le territoire métropolitain. Cette fois-ci, la navette intelligente et sans chauffeur, testée par la ministre des Transports Elisabeth Borne, fera la liaison entre l'Oncopole de Toulouse (établissement spécialisé dans le traitement du cancer) et son parking.

"EasyMile propose un service de rabattement entre un établissement médical et son parking déporté, avec une navette sans opérateur à bord. Le service proposé vise à se substituer à une navette thermique avec chauffeur actuellement en place. Il sera d'abord mis en œuvre le long d'une voie dédiée (mais passant par les intersections ouvertes au trafic), puis sera opéré dans une seconde phase sur une voie publique", précise le ministère des Transports.

Ce nouveau test de véhicule sans chauffeur à Toulouse entre dans le cadre d'un appel à projets national, pour lequel ont été retenus pas moins de 16 expérimentations. Ainsi, sur les 120 millions d'euros de budget global de tous ces tests, l'État en financera 42 millions, soit 35 %. L'objectif affiché par le gouvernement est d'atteindre le cap du million de kilomètres effectué par des véhicules autonomes sur le territoire français d'ici 2022.

Lire aussi : Le succès des navettes sans chauffeur d'EasyMile

Avant le téléphérique urbain

À Toulouse, l'expérimentation au sud de la ville va permettre de parcourir à chaque trajet environ un kilomètre, tout en transportant pas moins de 350 passagers chaque jour. Une zone géographique qui va prochainement accueillir d'autres nouveaux moyens de transport.

"C'est un site résolument tourné vers les mobilités innovantes, notamment avec la mise en service du téléphérique urbain sud fin 2020. L'expérimentation permettra de démontrer la sécurité d'un système de transport public autonome sur route publique, ouverte à la population et sans opérateur embarqué", estime Toulouse Métropole.

Pour rappel, le site de l'Oncopole va accueillir une station de ce futur téléphérique urbain sud qui le reliera au CHU de Rangueil et à l'Université Paul-Sabatier d'ici 18 mois. Pour ce qui est de la navette EasyMile, la date de lancement de l'expérimentation n'a pas été encore communiquée, ni même sa durée.

Lire aussi : Téléphérique urbain à Toulouse : où en est-on ?

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