Téléphérique urbain à Toulouse : où en est-on ?

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Le téléphérique urbain sud de Toulouse, une fois en service, pourra transporter jusqu'à 1 500 personnes par heure.
Le téléphérique urbain sud de Toulouse, une fois en service, pourra transporter jusqu'à 1 500 personnes par heure. (Crédits : Poma)
L’organisme en charge des transports en commun toulousain Tisséo a annoncé que l’enquête publique du téléphérique urbain sud de Toulouse serait réalisée début 2019. Mais quel sera son tracé ? Quel est le montant total de ce projet de grande envergure ? Comment fonctionnera-t-il techniquement ? Et surtout, quelle sera sa date de mise en service ?

La première fois que l'idée était émise cela ressemblait à un doux rêve. Mais l'arrivée au sud de Toulouse d'un téléphérique urbain semble de plus en plus réaliste et n'a jamais été aussi proche. Lors de son comité syndical du 3 octobre, Tisséo a approuvé le dossier d'enquête publique, qui va permettre de lancer celle-ci début 2019.

"L'enquête publique est l'étape préalable à la déclaration d'utilité publique (Dup). Nous espérons ensuite la publication de la Dup au milieu de l'année 2019, suivie rapidement par le lancement des travaux. Si ce calendrier est respecté, le téléphérique entrera en service à la fin de l'année 2020", a expliqué Jean-Michel Lattes, président de Tisséo et adjoint au maire de Toulouse en charge des transports.

Ce qui attend les Toulousains, c'est bien un téléphérique qui reliera l'université Paul-Sabatier à l'Oncopole, en passant par le CHU de Rangueil. Trois stations pour un téléphérique de 3 kilomètres de tracé, ce qui en fera le plus long de France.

tracé téléphérique Toulouse

Le tracé, en relief du futur téléphérique urbain sud à Toulouse prévu fin 2020.

"Grâce à cette liaison entre Oncopole et la station de métro Université Paul Sabatier, de nouvelles connexions s'offrent avec le réseau structurant (Métro, Linéo). A terme, le téléphérique pourrait faire l'objet d'extensions pour assurer des correspondances avec la ligne A et la future 3ème ligne de métro à la station Montaudran", précise Tisséo.

Une maintenance à 2M€ par an

Paradoxalement, en plus d'être le plus long, "on aura l'un des téléphériques les moins chers de France", se réjouit Jean-Michel Lattes, en prenant en compte les téléphériques urbains également en projet. Pour appuyer ses propos, l'élu toulousain prend l'exemple du téléphérique de Créteil qui va coûter selon lui 130 millions d'euros environ, contre 82,41 millions d'euros pour celui de Toulouse d'après Tisséo.

Dans ce financement, environ 70,6 millions d'euros seront à la charge de Tisséo. Le reste, soit près de 11,8 millions d'euros, est apporté par l'État et une autre partie par la Région Occitanie via des fonds européens FEDER. Mais cette facture totale de 82 millions d'euros ne comprend "que" la conception, la réalisation, les opérations d'accompagnement et la maîtrise d'ouvrage.

Reste encore la question de la maintenance, un point qui représente un coût non-négligeable. Afin d'éviter les mauvaises surprises, Tisséo a anticipé cette problématique. "On a demandé des garanties aux constructeurs sur 20 ans pour la maintenance grâce à des appels d'offres pour du long terme", explique Jean-Michel Lattes. Par conséquent, Tisséo connaît déjà le montant de cette ligne de dépenses inévitables. Elle représentera environ 2 millions d'euros par an sur les 20 prochaines années.

La technique des 3 S

Cette somme va permettre d'entretenir le système de la future infrastructure, pour laquelle Tisséo a sélectionné la technique des 3 S. Un système avec lequel trois câbles (deux porteurs et un tracteur) vont déplacer les 15 cabines d'une capacité de 34 places chacune.

"Nous avons fait ce choix car c'est le système qui offre le moins de nuisances sonores, c'est également celui pour lequel le nombre de pylônes le long du parcours est faible (5 au total, ndlr) et enfin c'est celui qui résiste le mieux au vent. Le téléphérique pourra fonctionner avec des vents ne dépassant pas la vitesse des 108 km/h", décrit le président de Tisséo.

De leur côté, les cabines se déplaceront elles à une vitesse d'environ 20 km/h. Pour rappel, pas moins de 8 000 voyageurs sont attendus quotidiennement sur cette nouvelle offre de transports en commun toulousaine, mais le réseau aura la capacité de transporter jusqu'à 1 500 personnes par heure.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2018 à 2:59 :
A partir de quelle vitesse du vent sera interrompu le service ?
a écrit le 06/10/2018 à 4:45 :
Bien sur que c'est une bonne idée .... C'est super simple à mettre à oeuvre, quelques pylones et des terminaux basique à chaque bout , c'est trés agréable à utiliser ( je connais ceux de La Paz Bolivie ou Manizales Colombie fait par une boite française ) ça fait une petite attraction touristique en plus . On en colle dans toutes les montagnes, pas de raison de pas le faire en ville ... Et c'est pas compliqué à demonter le jour ou on passe à autre chose ...

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