Trois nouveaux labellisés French Tech à Toulouse

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Delair a été la première startup toulousaine à décrocher le label.
Delair a été la première startup toulousaine à décrocher le label. (Crédits : Rémi Benoit)
Le Pass French Tech a été attribué lundi 3 septembre à trois nouvelles entreprises toulousaines. Ainsi le fabricant de drones Delair, la startup Innersense et l’entreprise Sunibrain, spécialisée dans le refroidissement des panneaux solaires, ont reçu cette certification. Celle-ci permet aux startups de bénéficier d’un accompagnement de l’écosystème local durant leur développement.

La famille French Tech à Toulouse s'agrandit. Désormais, une vingtaine d'entreprises de l'agglomération toulousaine peuvent se vanter d'avoir le label French Tech, synonyme de visibilité sur la scène nationale et internationale. Ce lundi 3 septembre, trois entreprises locales ont rejoint ce club d'entreprises restreint.

Il s'agit tout d'abord du concepteur de drones basé à Labège, Delair, anciennement Delair Tech, qui vient d'obtenir pour la troisième fois le label French Tech Toulouse. Une entreprise qui se trouve en très forte croissance, caractéristique des entreprises labélisées French Tech.

"Son chiffre d'affaires est passé de 2 millions en 2015 à 7,2 millions de dollars l'année dernière, grâce à un mélange de croissance organique et d'acquisitions", comme l'explique le communiqué faisant référence à l'obtention du label.

En mai, l'entreprise toulousaine qui emploie 120 salariés a lancé la commercialisation d'un nouveau drone : le UX 11. Ce dernier est le plus petit drone proposé par la société, et le moins cher aussi, le but étant de proposer une solution à un prix abordable pour élargir sa clientèle.

Lire aussi : L'UX 11, le nouveau drone "low-cost" du toulousain Delair

Deux entreprises néo-labellisées

Autre lauréat, qui obtient cette fois-ci pour la première fois le Pass French Tech, il s'agit de la startup Innersense, basée à Ramonville-Saint-Agne. Fondée en novembre 2014, cette jeune société développe depuis sa création des logiciels et des applications pour visualiser grâce à la 3D et à la réalité augmentée des meubles pour les logements des particuliers notamment. Elle compte ainsi dans ses 70 clients principalement des fabricants de meubles et se concentre donc sur une offre en BtoB. Une innovation qui semble donc trouver son marché au regard des performances économiques de la jeune entreprise.

"Depuis notre création, nous sommes chaque année sur une croissance à trois chiffres en ce qui concerne notre chiffre d'affaires", avoue Xavier Crouilles, le directeur général d'Innersense.

En juillet dernier, Innersense a réalisé une levée de fonds d'un million d'euros, après une première déjà de 600 000 euros à la fin de l'année 2016. Les fonds de cette opération financière vont permettre à la société de poursuivre son développement à l'international avec l'ouverture de filiales en Italie, à Milan et aux Etats-Unis, à Miami.

Lire aussi : Innersense lève un million d'euros pour s'internationaliser

Enfin, l'entreprise toulousaine SuniBrain est la troisième et dernière société à obtenir le Pass French Tech. La startup est spécialisée dans la recherche de solutions pour l'optimisation des centrales photovoltaïques. Utilisant l'eau de pluie pour permettre aux propriétaires de toitures photovoltaïques de produire plus 8 à 12% par an. Ce dispositif de refroidissement et de nettoyage automatisé grâce à l'arrosage des toitures solaires permet d'allonger la durée de vie des cellules photovoltaïques. Actuellement, l'entreprise est en pleine réflexion sur son avenir.

"Aujourd'hui, nous discutons avec des fonds d'investissements pour accompagner l'entreprise dans son développement commercial. D'autre part, nous sommes également en discussion avec des industriels d'importance mondiale susceptibles d'accompagner commercialement SuniBrain via des partenariats ou de faire une entrée dans le capital de la société. On pourrait très bien prendre la décision de continuer l'aventure seul aussi", assurait le président de SuniBrain Nicolas Cristi, dans une interview à La Tribune fin février dernier.

Cette décision stratégique pourrait être déterminante pour l'avenir du projet d'Energy Valley dans l'agglomération toulousaine. Depuis plusieurs mois maintenant, SuniBrain travaille à la création d'un centre d'affaires rassemblant tous les acteurs de l'énergie. Nicolas Cristi estime que ce lieu pourrait être un véritable accélérateur de croissance pour les entreprises concernées et il souhaite faire de l'Energy Valley un lieu témoin de sa technologie. Plusieurs sites aux alentours de Toulouse seraient actuellement à l'étude.

Lire aussi : Sunibrain s'attaque au déneigement des panneaux solaires

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