Stade connecté, programme fidélité et démonétisation à l'étude au Stade Toulousain

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Le Stade Toulousain envisage d'installer le wifi dans son antre d'Ernest-Wallon
Le Stade Toulousain envisage d'installer le wifi dans son antre d'Ernest-Wallon (Crédits : Rémi Benoit)
Précurseur dans le domaine du digital, le Stade Toulousain met à l'étude un projet de stade connecté et démonétisé. Explications de Vincent Bonnet, directeur du développement au Stade Toulousain.

Le Stade Toulousain étudie la possibilité de connecter l'enceinte du stade. En quoi consiste ce projet ?
Nous réfléchissons à installer le wifi dans l'enceinte du stade Ernest-Wallon. L'idée est de proposer une application, gratuite, qui donne des informations en temps réel sur l'équipe ou sur un joueur, des statistiques de plaquages, d'essai... Elle pourrait aussi faciliter l'accès à des services comme la buvette et l'envoi de photos.

L'appli doit également permettre aux sympathisants du club d'être informés lors de matchs à l'extérieur et en dehors des jours de match, sur des changements de composition de l'équipe par exemple.

Où en êtes-vous dans la mise en œuvre ?
Actuellement, nous étudions les propositions de quelques entreprises spécialisées, à l'aide de notre partenaire Orange et de notre spécialiste informatique. Ces entreprises sont venues tester leur matériel dans l'enceinte du stade et ont livré leurs études de coûts. Il faut aussi évaluer quelles sont les évolutions possibles du système sur 5, 6, 7 ou 8 ans. Nous y verrons plus clair fin juin.

Mais il n'est pas encore sûr que ce projet voit le jour. La décision finale reviendra au directoire, qui travaille avec nous sur les études.

Le Stade Toulousain envisage également de démonétiser son enceinte...
Aujourd'hui, les supporters ont deux possibilités pour acheter leurs billets : aller sur le site internet du club ou se rendre directement à la billetterie du stade. Nous réfléchissons à une démonétisation du stade en favorisant le paiement par carte et progressivement faire disparaître l'argent liquide de l'enceinte, comme cela existe déjà dans les plus grands stades européens et américains. L'objectif est de fluidifier l'accès aux services. Une piste explorée est l'introduction d'une carte prépayée, éventuellement avec une technologie sans contact, qui permettrait au spectateur d'acheter son billet mais aussi son sandwich, sa bière... Cette carte intégrerait un programme de fidélité. Notre partenaire Eden Park, par exemple, serait prêt à proposer un offre.

Ce projet en est au même stade d'étude que l'enceinte connectée. Il est lui aussi à mettre au conditionnel. Pour ce qui est du programme de fidélité, nous projetons de le mettre en place avec ou sans la nouvelle carte abonné.

En quoi ces projets s'intègrent à la stratégie digitale globale du Stade Toulousain ?
Ces deux projets sont directement liés à la mise en place il y a deux ans environ d'un Customer Relationship Management (CRM), une boîte noire qui capte et analyse les données fournies par les suppporters du club qui adhèrent aux réseaux sociaux, à la e-billetterie, à l'e-boutique, ou encore se connectent sur le site internet. Cela nous permet déjà de proposer une newsletter et du marketing direct à ceux qui le souhaitent. Par exemple, nous allons lancer une campagne sur le lancement de notre parfum Stade Toulousain, créé avec la parfumerie Berdoues, avant la fête des pères.

L'appli, comme la nouvelle carte de paiement prépayée, nous permettrons de récupérer davantage de données sur les préférences des membres de notre communauté, dans le but de leur offrir le meilleur service possible. Potentiellement, nous avons 7 millions de fans dans le monde. Notre objectif est qu'ils adhèrent au contenu proposé par le Stade Toulousain.

Quel bénéfice le club espère-t-il tirer de cette stratégie ?
Cette stratégie digitale vise à renforcer le modèle économique du Stade Toulousain. Nous sommes propriétaires de notre stade, nous ne bénéficions donc d'aucune aide pour son entretien. Nous n'avons pas de mécène, par volonté d'indépendance capitalistique. Depuis plus de vingt ans, nous nous sommes construits sur notre formation, notre style de jeu, nos titres. Notre chiffre d'affaires s'élève à 34,2 millions d'euros, notre budget aussi. Il repose à 100 % sur les services que nous proposons. L'idée, avec ces deux projets, est de proposer de nouveaux produits, de nouveaux services.

Nous voulons aussi renforcer notre renommée, renforcer le capital sympathie des gens qui nous connaissent. Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais aussi de passion. Le plus important pour nous, c'est de pérenniser le rugby professionnel.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2015 à 10:31 :
Comme Airbus ou la SNCF ont utilisé les services de la PME toulousaine MyFeelBack, je recommande sincèrement leurs services au staff marketing du ST

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