Les Reizoteuses, le petit réseau de celles qui bougent

Créé par Alexia Simonot il y a 2 ans, Les Reizoteuses s’adresse aux Toulousaines chefs d’entreprise, freelance, indépendantes... En un mot, aux entrepreneures. L’association est née avec une simple page Facebook et rassemble aujourd’hui plus de 300 femmes. Ici, pas d’échange formel de cartes ou de discussions business feutrées : on vient parler boulot, mais aussi loisir et vie de famille.
Les Reizoteuses veut permettre aux femmes chefs d'entreprises de se rencontrer et d'échanger
Les Reizoteuses veut permettre aux femmes chefs d'entreprises de se rencontrer et d'échanger (Crédits : Emilie Eychenne)

Rien à voir avec le Cercle d'Oc ou Capitolium. Les Reizoteuses est un réseau de chefs d'entreprises, certes, mais pas celui des grands patrons toulousains, ni celui des grandes patronnes d'ailleurs. Au sein de cette association se côtoient depuis deux ans plus de 300 femmes, de 25 à 60 ans en moyenne : indépendantes, freelance, auto-entrepreneures, commerçantes, gérantes de boutiques... Beaucoup sont en deuxième partie de carrière et se réorientent. Certaines ont créé leur micro-entreprises en plus de leur travail salarié, par besoin ou par passion.

"Les Reizoteuses est un réseau plus détendu que les réseaux traditionnels. Nous organisons aussi bien des ateliers de formation pour les chefs d'entreprises que des pique-niques pour les enfants. Vous ne trouverez pas chez nous des cadres d'Airbus, mais des créatrices, des graphistes, des community managers ou des gérantes de salon de thé", décrit Alexia Simonot, elle-même professionnelle de l'événementiel et du coaching.

Le monde du mariage, de la photo, de la vidéo et de la création artisanale sont très représentés.

"Aider les femmes qui sont dans l'entre-deux"

Aujourd'hui, Les Reizoteuses se positionne comme un réseau d'entraide. Les adhérentes s'y rencontrent, se font connaître, échangent bons plans ou compétences. "Le but n'est pas de procéder à un simple échange de cartes de visite, mais de faire du troc de compétences, de découvrir des gens et des projets sur lesquels nous pourrions travailler", poursuit la fondatrice du réseau.

Le principe des Reizoteuses est également de travailler avec d'autres réseaux ou clubs, comme Exaequo, les Mampreneurs, la Maison de l'initiative ou encore Etymon. Des afterworks "Mixons nos réseaux" sont régulièrement organisés dans Toulouse. "Je n'hésite pas à réorienter les adhérentes vers des réseaux plus professionnels, plus internationaux si besoin, explique Alexia Simonot. Toulouse a cet avantage d'être une ville de réseaux où les gens se recommandent facilement."

Autre particularité des Reizoteuses : l'aide aux créatrices d'entreprises.

"Le problème est que lorsqu'on veut monter une entreprise, on bénéficie de beaucoup d'aides. Une fois qu'elle est immatriculée, il n'y a plus aucune aide. C'est la faille du plan de Najat Vallaud-Belkacem pour l'entrepreneuriat féminin. Rien n'est prévu pour les femmes qui sont dans l'entre-deux. Celles qui viennent de créer leur entreprise, mais qui ont encore besoin d'aide".

À destination de ces femmes, les Reizoteuses propose du coaching en communication, et en réseaux sociaux notamment, qui sont les conseils les plus demandés.

Un réseau féministe ?

"Je n'aime pas le mot féministe car, tel qu'il est utilisé, il signifie 'être contre' quelque chose, réfléchit Alexia Simonot. Les Réizoteuses ne sont contre personne. Mais il est vrai que dès que l'on touche aux femmes, on tombe vite dans les clichés, j'en suis consciente. Néanmoins, les études et les faits sont là : il faut aider les femmes à entreprendre."

Ainsi, au sein du réseau, les adhérentes partagent les mêmes problématiques : confiance en soi, solitude du dirigeant, articulation des temps de vie (pro, perso).

"On constate également souvent que les femmes ont du mal à investir et prennent moins de risques financiers, il y a une réelle difficulté à mettre en jeu l'argent du ménage."

Les Reizoteuses, qui veut "donner aux femmes les clés de leur épanouissement" devrait, dans les prochaines semaines, semer des petites sœurs dans des coins reculés de la région. "J'aimerais que celles qui habitent à Saint-Gaudens ne soient pas obligées de venir jusqu'à Toulouse", affirme la fondatrice du réseau. Pour la suite, on verra. "300 adhérentes, c'est pas mal !" sourit la bénévole.

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Commentaire 1
à écrit le 26/03/2015 à 18:28
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Bravo ALEXIA ! Les femmes atendent trop de l'Etat et ds lois qu'il promulgue ;il fauv quevchacunebouge,se bouge, se solidaire avec ssccongénaireset se fixent des buts & atteindre et pour ce définissentvune stratégie Il vaut bien mieux fauire adopt...

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