Toulouse Clean Up, un projet pour dépolluer la Garonne

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L'équipe du Toulouse Clean Up accompagnés de membres du Fablab de Toulouse.
L'équipe du Toulouse Clean Up accompagnés de membres du Fablab de Toulouse. (Crédits : DR)
Lors du challenge "I make 4 my city", le projet Toulouse Clean Up a remporté le prix coup de cœur de la Fondation Orange. Le récupérateur de déchets flottants sera testé pour la première fois sur la Garonne lors de la fête de la musique. À terme, l’objectif est de l’améliorer pour que d’autres villes puissent en bénéficier.

15 000 euros synonyme de consécration pour l'équipe du projet Toulouse Clean Up. Jeudi 7 avril, lors de la soirée de remise des prix du challenge "I make 4 my City" organisée par la Fondation Orange, le projet Toulouse Clean Up, porté par le Fablab Artilect de Toulouse a remporté le prix coup de cœur du jury.

"Cet argent va nous permettre de concrétiser notre projet, de pouvoir entrer dans la phase de construction, explique Audrina Gasq, membre de l'équipe Toulouse Clean Up. Les 15 000 euros nous serviront également pour l'achat de matériel de sécurité, d'une caméra ou encore pour financer le récupérateur de déchets flottants."

À l'origine de ce projet, Alexis Eskenasi, qui a étudié dans le cadre de son master la problématique de la préservation de l'environnement et notamment des océans, où se forment des plaques de déchets plastiques accumulés. Composant un "7e continent", ces déchets provenant de la terre et souvent acheminés par des cours d'eau tels que la Garonne. Le jeune designer a ensuite été rejoint par Julien, Cassandre et Audrina, des jeunes de la Mission Locale.

Un récupérateur de déchets flottants

Soutenus par le Fablab de Toulouse, les quatre jeunes ont travaillé pendant 3 mois à l'élaboration de leur prototype de récupérateur de déchets flottants. "Nous avons eu l'aval de différentes personnes, dont un architecte naval", développe Audrina Gasq.

Positionné face au courant, le récupérateur sera composé lui-même de déchets.

"Nous souhaitions vraiment que le récupérateur soit fabriqué à partir de déchets, c'était notre idée de base, souligne la jeune femme membre du projet. En fonction des déchets flottants que nous allons collecter sur la Garonne, il sera même peut-être possible de concevoir d'autres machines de ce type."

Le mécanisme du Toulouse Clean Up, quant à lui, est relativement simple. Le courant entraînera les roues à aubes qui actionneront le tapis roulant, permettant aux déchets de terminer leurs voyages dans la benne, située à l'arrière du récupérateur.

prototype Toulouse Clean Up

Le prototype du récupérateur de déchets flottants. © DR

Positionné au milieu du fleuve, le Toulouse Clean Up, sera relié aux berges par deux rangées de flotteurs haut de 40 à 50 centimètres. Ces flotteurs seront uniquement constitués de bouteilles en plastique recyclées et de polystyrène.

Le récupérateur sera également composé de panneaux solaires sur le toit pour alimenter la caméra et un capteur qui renseigneront sur le niveau de remplissage de la benne.

Un projet en Open source

En ce qui concerne l'emplacement du récupérateur, l'équipe du projet est actuellement en négociation avec la mairie. Plusieurs pistes ont cependant été soumises : vers la ville de Blagnac (en aval de Toulouse), ou encore au niveau du Pont Saint-Pierre et du Bazacle.

"Le récupérateur doit être installé dans un endroit où il y a très peu, voire aucun passage de bateaux, souligne Audrina Gasq, membre de l'équipe Toulouse Clean Up. De ce fait, nous sommes notamment en discussion avec les pompiers."

Actuellement en phase de construction, le récupérateur sera opérationnel et expérimenté pour la première fois le 21 juin 2016, lors de la fête de la musique. Il sera ensuite testé sur une période de trois mois. Pendant ce laps de temps, des études sur la machine, sur la benne ou encore sur les différents déchets collectés, seront réalisées. L'objectif : améliorer au maximum le récupérateur pour le pérenniser.

"Nous souhaitions absolument que le projet soit en open source pour que d'autres villes puissent fabriquer et adapter leur propre récupérateur, insiste Audrina Casq."

Par ailleurs, l'équipe du projet Toulouse Clean Up prévoit d'aller dans des écoles pour sensibiliser les enfants à la pollution plastique des cours d'eau.

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