Aéronautique : deux sociétés québécoises s'implantent à Toulouse

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Le Québec est confronté à une pénurie d'ingénieurs.
Le Québec est confronté à une pénurie d'ingénieurs. (Crédits : USA Today Sports)
À l'occasion du Salon du Bourget, la société québécoise Global Partner Solutions, spécialisée dans la gestion de la supply chain, a annoncé la création de sa première implantation européenne à Toulouse. De son côté, les Canadiens de PCM Innovation ont développé une joint-venture avec Corima Technologies pour créer un bureau d'études consacré à l'outillage dans l'aéronautique.

Toulouse montre une nouvelle fois sa force d'attractivité pour les entreprises de la filière aéronautique. Deux sociétés québécoises ont annoncé mercredi 19 juin au Salon du Bourget leur implantation dans la Ville rose.

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Un bureau d'études sur l'outillage

Tout d'abord, le Drômois Corima Technologies, qui a ouvert en 2017 une unité de production à Toulouse pour la fabrication de moules composites pour l'aéronautique, annonce la création d'une joint-venture avec PCM Innovation. Cette société fondée en 2000 réalise de l'outillage (dont des moules) pour Airbus et Boeing.

"L'idée est d'avoir l'activité d'ingénierie basée en France en transférant du savoir-faire depuis le Canada. Corima veut pénétrer de nouveaux marchés au-delà de la fabrication de moules mais n'a pas toutes les connaissances pour créer un bureau d'études. C'est PCM qui va nous aider à monter cette équipe", indique Vincent Belorgeot, le président de la société.

L'activité doit démarrer en septembre avec le recrutement d'un premier ingénieur. "À terme, nous visons une trentaine de créations d'emploi à Toulouse", estime Jean-François Hamel, président de PCM Innovation.

Avant d'ajouter :

"C'est la suite naturelle de notre développement. Nous avons déjà bien couvert l'Amérique du Nord. Il nous fallait une tête de pont en Europe. Toulouse était un choix évident. Nous avons au Canada un sérieux problème de pénurie de main d'oeuvre puisque le taux de chômage est à peine de 2%. Les ingénieurs sont très très rares".

De son côté, Vincent Belorgeot, le président de Corima se félicite : "Au lieu de laisser partir nos ingénieurs français à l'étranger, nous allons faire l'inverse. A notre échelle de PME, nous allons garder des ingénieurs à Toulouse".

Un million d'euros pour le bureau de Global Partner Solutions à Toulouse

La deuxième société québécoise à avoir choisi la Ville rose pour se développer est Global Partner Solutions. Fondée en 2006 au Québec, elle réalise du conseil et de la gestion de supply chain.

"Nous faisons en sorte que les relations soient harmonieuses entre clients et fournisseurs. Nous allons chez les fournisseurs qui mettent en péril la chaîne de production des grands donneurs d'ordre et nous faisons en sorte de les mettre à niveau. Notre rôle est de repérer le pourquoi des retards de livraison et de trouver des solutions.

Nous avons déjà une clientèle européenne puisque nous travaillons avec Bombardier, Safran, Liebherr, etc..", avance Robert Hachey, président de la société qui compte 250 collaborateurs à travers le monde.

Il poursuit : "Toulouse va être la plaque tournante de nos opérations en Europe. Nous prévoyons un investissement d'un million d'euros et de 15 employés dès la première année". Par ailleurs, la société compte ouvrir un bureau à Bordeaux. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 30 millions de dollars canadiens en 2018 et table sur 40 millions cette année.

À l'issue de ces deux annonces, la vice-présidente de la Région Occitanie en charge notamment du développement économique, Nadia Pellefigue, a rappelé que "8400 entreprises étrangères ont investi sur le territoire. Les États-Unis sont en première place devant l'Allemagne. Le partenariat entre Airbus et Bombardier est un élément important dans le développement de la coopération avec le Québec".

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