Rachat de Fram : le voyagiste toulousain intéresse le groupe chinois HNA

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Un groupe chinois pourrait devenir actionnaire de Fram
Un groupe chinois pourrait devenir actionnaire de Fram
En difficulté depuis plusieurs années, le voyagiste toulousain Fram cherche des investisseurs pour entrer à son capital. Après Karavel-Promovacances, le groupe chinois HNA serait intéressé. Fram ne souhaite pas confirmer ces informations.

Le voyagiste Fram va-t-il passer sous pavillon chinois ? Parmi les candidats à son rachat figurerait en effet le groupe chinois HNA, qui est notamment propriétaire de la compagnie aérienne Hainan Airlines mais aussi de Swissport (acquise début août pour 2,8 milliards de dollars). HNA est spécialisée dans la fourniture de services aéroportuaires, de services d'assistance aérienne au sol et de services de fret.

Par ailleurs, le groupe chinois est déjà actif dans le secteur touristique, via sa filiale HNA Tourism.

Ce ne serait pas une première puisque le groupe chinois Fosun a acquis Club Méditerranée en février dernier, suite à une épique bataille boursière de près de deux ans.

Comme à son habitude, le service communication du groupe Fram, contacté aujourd'hui, ne "souhaite pas commenter les rumeurs".

Parmi les autres candidats au rachat de Fram, la société Karavel-Promovacances aurait fait une offre.

Objectif  : "accueillir un investisseur de référence reconnu"

Si Fram cherche à séduire les investisseurs, c'est que la société toulousaine connaît de grandes difficultés financières depuis plusieurs années. De lourdes pertes enregistrées entre 2010 et 2012 l'avaient conduite en 2012 à lancer un plan social, supprimant 10 % de ses effectifs français. En octobre dernier, le voyagiste, né en 1949, avait par ailleurs cédé des actifs immobiliers au Maroc et en Espagne afin d'obtenir de l'argent frais.

Ainsi, l'ouverture du capital est bel et bien un axe stratégique de Fram. Le voyagiste basé à Toulouse a placé à la tête de son conseil de surveillance Marie-Laurence Vieuille-Feral en mars 2014, avec une feuille de route précise : renflouer la trésorerie de l'entreprise et assurer sa pérennité en accueillant de nouveaux actionnaires.

"Afin d'assurer la pérennité de Fram et de ses filiales, le Groupe, ainsi que l'ensemble des actionnaires, poursuivent le processus d'ouverture de son capital dans l'objectif d'accueillir un investisseur de référence reconnu permettant d'aborder sereinement l'avenir", assurait le service communication de Fram en juin dernier.

En 2014, le groupe affiche un chiffre d'affaires consolidé de 373 millions d'euros, en baisse de 8 % par rapport à 2013, mais enregistre un retour à un résultat net consolidé positif à hauteur de 4,4 millions d'euros. En 2014, 400 000 clients ont voyagé avec Fram.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2015 à 10:48 :
Après avoir dépecé notre industrie avec des approches financières et sociales contestables, dans la mesure où les dragons voisins leur jouent le même tour, ils se rabattent sur notre dernier fleuron juteux économiquement. Cela va amener des clients pour nos commerces ! ? Nos aéroports, voyagistes ne pourraient-ils pas adapter leurs offres et accueil aux clients chinois qui feraient alors entrer l’argent sur des comptes d’entreprises françaises. On préfère déplacer le piano, c’est-à-dire qu’au lieu d’embaucher quelques chinois pour nous aider à l’adaptation et au marketing ciblé, on préfère vendre l’entreprise et donc faire entrer les bénéfices en Chine. Cela serait peut-être un peu moins efficace au niveau des commerçants mais, soyons honnêtes, on ne sera pas capables d’accueillir toute la Chine … ils sont 25 fois plus nombreux que nous ! Maintenant à ceux qui pensent qu’on va ainsi sauver nos entreprises j’aurai tendance à rétorquer qu’il y aurait d’autres moyens franco-français de les sauver, en les rendant compétitives ; ce n’est pas l’efficacité du personnel qui est mise en cause, je pense qu’on ne va pas remplacer nos petits français par des chinois ? Commençons par ramener les charges et les impôts à un tarif compétitif et cela ira mieux. Les entreprises chinoises ne jouent pas à armes égales sans compter les montages financiers, subventions et localisations « paradisiaques ».
Les jeunes toulousains vont devoir prendre chinois première langue (aéroport, airbus, Fram, Louvre Hôtel, Club Med …)

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