TLT : les élus EE-LV préconisent un rapprochement avec France 3

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(Crédits : Rémi Benoit)
Les élus Europe Écologie - Les Verts de la Métropole et de la Région préconisent un rapprochement de TLT et de France 3 Midi-Pyrénées afin de redonner des perspectives à la chaîne locale toulousaine. Une proposition qui intervient 4 jours avant une échéance capitale pour TLT. En effet, ce vendredi, lors d’une audience au Tribunal de Commerce de Toulouse, la liquidation pourrait être prononcée.

Un rapprochement TLT / France 3 Midi-Pyrénées, l'idée n'est pas nouvelle, mais elle est désormais portée officiellement par les élus EE-LV de Toulouse Métropole et du Conseil régional. Alors qu'une audience au Tribunal de Commerce de Toulouse vendredi 6 mars doit fixer le sort de la plus vieille chaîne locale de France (qui croule sous les dettes), Antoine Maurice, élu EE-LV à Toulouse, estime que "le temps n'est plus aux atermoiements, mais à trouver un vrai modèle économique pour TLT". Selon lui, la reconduction du COM (Contrat d'objectifs et de moyens) de Toulouse Métropole annoncée par Jean-Luc Moudenc est "une bonne chose", mais "il ne sert à rien de remplir les caisses s'il n'y a pas de stratégie".

Le rapprochement

Sans vouloir rentrer pour le moment dans les détails juridique d'une telle opération, Gérard Onesta, vice-président EE-LV du Conseil régional, préconise la création d'un "lien structurel et structurant" entre France 3 Midi-Pyrénées et TLT.

"France 3 a les moyens, les salariés, le savoir-faire du service public. Son talon d'Achille ? Moins d'une heure de diffusion par jour, développe l'élu. TLT, quant à elle, a une forte connaissance de la métropole toulousaine, les Toulousains y sont attachés, mais ses moyens sont infiniment réduits".

Selon Gérard Onesta, le CSA serait prêt à envisager un tel rapprochement, de même que les salariés de TLT et ceux de France 3 Midi-Pyrénées. "Les deux chaînes savent qu'elles ne sont pas dans la concurrence mais dans la complémentarité." " Par ailleurs, France 3 va être obligée de revoir son modèle compte tenu de la fusion des régions."
Quel statut pour la nouvelle entité ? Quels financements ? Là-dessus, pas de réponse, mais le débat est lancé. "Il faut ré-inventer un modèle pour TLT", insiste Marie-Christine Pons, conseillère régionale.

À noter que ce lien entre une chaîne locale et France Télévision n'est pas une idée inédite. En effet, la chaîne locale corse France 3 Via Stella fonctionne déjà sur ce principe.

Pour rappel, Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, a rencontré Jean-Luc Moudenc et son directeur de cabinet Antoine Grézaud à l'automne dernier même si, officiellement, ce n'était pas pour aborder ce rapprochement TLT / France 3.

Que va-t-il se passer à l'audience de vendredi ?

Il est possible que le juge (le juge commissaire Michel Molvot) n'annonce rien vendredi lors de l'audience et reporte sa décision. C'est précisément ce qu'espèrent les élus EE-LV. "Il faut que le juge réfléchisse plusieurs semaines à la proposition que nous lui faisons", affirme Gérard Onesta, pour qui une chose est claire : "Il ne faut pas laisser TLT entre les mains d'un repreneur-dépeceur !" Antoine Maurice précise que la personne visée est Christophe Musset, PDG du groupe Media Sud (qui possède les chaînes locales de Marseille, Toulon et Montpellier entre autres). Ce dernier a envoyé une lettre d'intention à Jean-Luc Moudenc il y a déjà plusieurs mois et la Mairie a affirmé étudier la proposition "avec sérieux".

Avant de prononcer la liquidation, le juge commissaire Michel Molvot sera sensible à un argument : celui des ressources de la chaîne. Jean-Luc Moudenc a annoncé son intention de reconduire le COM qui lie Toulouse Métropole à TLT. Ce point sera à l'ordre du jour du conseil communautaire du 9 avril et devrait être voté, sauf surprise, par les élus métropolitains. En effet, l'élu PS Claude Raynal a lui-même écrit à Jean-Luc Moudenc pour lui demander de reconduire le contrat d'objectifs et de moyens. De son côté, Martin Malvy, qui attendait la position de la Métropole avant de se prononcer, devrait également annoncer très prochainement la reconduction du COM entre la Région et la chaîne. Les salariés de TLT s'appuient sur ces bonnes nouvelles pour préparer l'audience, où ils seront tous présents. "Les salaires sont payés, les caisses ne sont pas vides, et Jean-Luc Moudenc a promis le versement d'une avance de trésorerie avant l'audience de vendredi" affirme la déléguée syndicale SNJ Anne Auriol.

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Commentaires
a écrit le 03/03/2015 à 15:05 :
cette TLT a ètè DEPUIS sa Naissances ,soutenu Renfloue par nos IMPOTS LOCAUX et par la Generale des E AUX devenu VEOLIA,et les P.B continuent.Il faut la LIQUIDER.?CELA FERA des Econmies pour le Budget de TOULOUSE,, LE DEPARTEMENT, La METROPOLE.
P.S. ttes les TELE des grandes VILLES sont DEFICITAIRES??IL FAUT arreter se Gaspillage
a écrit le 03/03/2015 à 9:36 :
TLT liquidée? Que Moudenc s'inquiète de recaser les salariés de TLT dans les services de la Ville et passons à autre chose.
Depuis des années des millions d'euros de fonds publics ont été dilapidés pour TLT.
Argent public pour renflouer une entreprise qui fonctionne comme une boutique privée au service de ses actionnaires et dirigeants qui sont aussi les fournisseurs de ce diffuseur.
Pourquoi persister à injecter de l'argent public dans cette structure que plus personne ne regarde? Pour soutenir le TFC actionnaire qui dispose de plusieurs émissions par semaine payées par TLT? Le Stade Toulousain qui lui aussi utilise le Media dont il est actionnaire pour faire sa Com en se faisant payer? Les programmes de TLT: la Pro D2, l'accordéon, le télé-achat, les bagnoles...: c'est ça que les collectivités locales doivent financer avec nos impôts?
Sans parler du rôle de La Dépêche... mais de ça on ne peut parler dans cette région.
De ce passé il faut faire table rase.
La nature détestant le vide d'autres viendront le combler.
Espérons tout de même que ce ne sera pas Musset (le patron de 4 équivalent TLT méditerranéennes) qui licencie à Marseille et ne survit à Montpellier qu'en soutirant 750 000 Euros au Languedoc, notre future région... Pensez-vous un seul instant que la future région se paiera le luxe de financer non pas une mais 4 TV poubelles?

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