Thales Avionics : 1 000 emplois menacés et la crainte d'une délocalisation de l'ingénierie

 |  | 943 mots
Lecture 5 min.
Le groupe Thales, et plus particulièrement la filiale dédiée à l'aéronautique, Thales Avionics, doit faire face à une chute de son activité.
Le groupe Thales, et plus particulièrement la filiale dédiée à l'aéronautique, Thales Avionics, doit faire face à une chute de son activité. (Crédits : Rémi Benoit)
Face à la crise sanitaire qui impacte durement la filière aéronautique, le groupe Thales n'a d'autre choix que d'ajuster ses effectifs comme le reste des acteurs du secteur. Ainsi, 1 000 emplois sont menacés chez Thales Avionics en France, et plus particulièrement à Mérignac (Gironde) et Toulouse (Haute-Garonne). Pour autant, la direction assure ne pas vouloir procéder à un PSE et en appelle au volontariat et à la mobilité interne. Reste quand même la crainte pour les syndicats de voir ces emplois au final délocalisés dans un nouveau centre d'ingénierie en Inde. Les explications.

Le nouvel employeur de Yannick Assouad est, comme beaucoup d'entreprises du secteur aéronautique, dans une situation sociale complexe. Thales Avionics (branche aéronautique du groupe éponyme), dont l'ancienne directrice générale de Latécoère en est la directrice générale adjointe depuis le 1er octobre, a annoncé lors de son dernier comité social et économique central son intention de réduire de 1 000 postes ses effectifs.

Lire aussi : Latécoère n'est plus dirigée par Yannick Assouad

Pour donner un ordre de grandeur, Thales AVS emploie 5 300 personnes en France, dont 4 200 rien que dans l'aéronautique et ce sont ces dernières qui sont concernées par ce plan d'économies. "La crise de la Covid-19 a fortement fragilisé certains emplois au sein du groupe Thales, principalement dans le secteur de l'aéronautique civile", justifie la direction, contactée par La Tribune.

Du côté des syndicats, c'est la douche froide. "C'était dans l'air depuis un bon moment, mais nous nous attendions pas à un tel volume", admet un représentant de la CGT. Le syndicat majoritaire de la filiale quant à lui, la CFDT, parle "d'une estimation au doigt...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :