Loi travail : entre 10 000 et 20 000 manifestants à Toulouse

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Entre 10 000 et 20 000 personnes ont manifesté à Toulouse pour exiger le retrait du projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri
Entre 10 000 et 20 000 personnes ont manifesté à Toulouse pour exiger le retrait du projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri (Crédits : Rémi Benoit)
Retour en images sur la manifestation toulousaine du 9 mars qui a réuni entre 10 000 et 20 000 personnes contre le projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri.

En fin de matinée, mercredi 9 mars, les Toulousains ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis de la loi travail défendue par la ministre Myriam El Khomri. La manifestation, organisée par la CGT, FO, FSU-Solidaire, Fidl et l'Unef, a rassemblé 20 000 personnes selon la CGT, et "un peu plus de 10 000 personnes" selon la police et la préfecture.

manifestation loi travail

Dans la rue de Metz, des manifestants ont allumé quelques fumigènes. © Rémi Benoit.

À l'occasion de la manifestation, une cinquantaine de policiers était mobilisée, notamment autour de la Chambre du Commerce et de l'Industrie de Toulouse, qu'a longé le cortège. Celui-ci s'est déroulé sans incident malgré l'apparition de quelques fumigènes.

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Une manifestation de parapluies à Toulouse © Rémi Benoit.

La pluie est en revanche tombée en trombe pendant toute la manifestation, ce qui n'a pas empêché les manifestants d'entonner de nombreux slogans. "Grève générale pour le retrait total" ou encore "étudiants, salariés, chômeurs précarisés, c'est tous ensemble qu'il faut lutter", scandaient les manifestants.

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Ils ont également accroché des pancartes sur des abris bus. © Rémi Benoit.

Parmi les manifestants, beaucoup de salariés comme Mickaël, délégué syndical CGT de la Société Aquitaine du Bâtiment, pour qui le projet de loi "donne tous les pouvoirs aux patrons. Elle doit être immédiatement retirée sinon nos enfants seront soumis aux patrons."

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© Rémi Benoit.

De nombreux lycéens et étudiants de Sciences Po Toulouse ou encore de l'université Jean-Jaurès étaient venus eux aussi dire non à la réforme gouvernementale.

"On est les premiers touchés par le chômage, donc on sera forcément les premiers touchés par cette loi. On pourra être licencié sans aucun motif réel", estiment ainsi deux lycéens toulousains.

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"El Khomri, t'es foutue la jeunesse est dans la rue" et "étudiants en colère, y en a marre de la galère", ont scandé les plus jeunes manifestants. © Rémi Benoit.

Le cortège, qui devait initialement s'arrêter devant la CCI, a poursuivi sa route jusqu'au Palais de Justice, devant lequel des représentants syndicaux ont pris la parole pour appeler les manifestants à "ne rien lâcher".

"C'était une manifestation arrosée pour fêter les retrouvailles des étudiants et des salariés. Il y avait 20 000 jeunes, étudiants, salariés et de nombreuses entreprises et administrations, et ce, malgré la pluie et le froid, se satisfait Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT 31.

Nous sommes à l'origine d'un mouvement social. Les salariés et les jeunes sont très mobilisés pour faire retirer ce projet de loi, car ils en ont vu les dangers. Quand il le sera, nous pourrons discuter d'une réforme du code du travail en se basant sur les propositions de la CGT."

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Des pancartes près du tram, à Toulouse. © Rémi Benoit.

Une autre manifestation est prévue jeudi 10 mars à Toulouse, cette fois à l'initiative des retraités. Vendredi 11 mars aura lieu un après-midi débat à la faculté Jean-Jaurès contre le projet de loi travail. La CGT prévoit quant à elle une nouvelle journée de mobilisation le 17 mars. De leurs côtés, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, la Fage (un syndicat étudiant) et la CFDT organisent une journée d'actions le 12 mars prochain.

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Commentaires
a écrit le 10/03/2016 à 9:25 :
Tous contre l'esclavagisme salarial néolibérale.

Si nous n'agissons pas ils continueront jusqu'à tous nous faire crever directement comme les salariés ou bien indirectement comme tout ceux qui dépendent du pouvoir d'achat des salariés.

Précaires et patrons de PME, mêmes intérêts même combat, réveillez vous.

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