Logistique et e-commerce : à la découverte du "carrousel" de Toulouse, qui traite 250 000 colis par jour. Reportage

 |  | 1319 mots
Lecture 7 min.
Face au contexte sanitaire, Colissimo connait une hausse d'activité de 30% ces derniers mois. Une charge nouvelle qui demande une organisation inédite.
Face au contexte sanitaire, Colissimo connait une hausse d'activité de 30% ces derniers mois. Une charge nouvelle qui demande une organisation inédite. (Crédits : Rémi Benoit)
- REPORTAGE - Un tour de manège n'est pas réservé qu'aux enfants, c'est aussi le traitement dont font l'objet les colis qui arrivent à Toulouse. "Le carrousel", surnom attribué par les salariés de la filiale Colissimo de La Poste à cette machine âgée de près de 25 ans, est aujourd'hui très sollicitée en ces temps de crise sanitaire. Face à cette croissance, l'organisation interne a été totalement repensée. Plongée dans les coulisses du traitement de colis dans la Ville rose, où plus de 250 000 paquets arrivent sur place chaque jour.

Les camions se succèdent toutes les heures à proximité de cet entrepôt blanc, d'où aucun bruit n'émane, situé dans la zone industrielle de Fondeyre. Et pourtant, à l'intérieur, derrière ces parois du siècle dernier, se trouve un flux incessant, organisé par une machine surnommée "le carrousel", à l'image de ce manège historique sur la place Wilson dans l'hypercentre de Toulouse. Ce que surnomme ainsi Sylvain Bincteux, le directeur des lieux, c'est l'une des 19 plateformes de tri de colis de La Poste Colissimo installées en France, dont celle présente dans la Ville rose. "Nous l'appelons aussi la vielle dame car elle est entrée en service en 1997, mais elle est capable de traiter jusqu'à 9 000 colis par heure, voire 250 000 paquets par jour, surtout ces derniers temps", confie le dirigeant qui mène la visite pour justifier la présence de nombreux camions sur place. Des capacités de tri misent à rude épreuve actuellement.

La Poste

Le site logistique de Colissimo est situé en périphérie de Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).

"Cette crise sanitaire est un accélérateur de tendances. À la fin du premier confinement, nous notions une hausse de 50 % du volume de colis. Avant le confinement, nous étions sur 1,2 million de colis à livrer par jour dans l'Hexagone. À partir du 11 mai dernier (premier jour du déconfinement, ndlr), nous sommes passés à 1,8 million voire 2 millions. Depuis le mois de juillet, le marché a fini par se stabiliser autour de 30 % de croissance", précise Xavier Mallet, directeur général de Colissimo, leader de...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :