L'Occitanie Fintech se dit prête à créer au moins 100 emplois par an

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La fintech tente de se structurer à Toulouse avec Occitanie Fintech.
La fintech tente de se structurer à Toulouse avec Occitanie Fintech. (Crédits : DR)
Afin de structurer la filière régionale de la fintech, en pleine émergence, et pour créer des partenariats en tout genre, l'association Occitanie Fintech vient de naître. Rattaché au cluster régional du numérique Digital 113, ce groupement d'entreprises veut également répondre aux besoins de formation de sa filière, avec en toile de fond la création de plus d'une centaine de postes par an.

L'union fait la force. Voilà de quel constat est né le lancement du groupement Occitanie Fintech. Il est vrai que dans la région Occitanie, il est pour le moment impossible de connaître, ne serait ce que partiellement, le poids de la filière fintech à savoir son chiffre d'affaires, le nombre d'entreprises et les emplois qu'elles génèrent. La première mission de ce groupement sera donc de réaliser cet audit de base, afin d'exister par la suite en tant que groupe à l'image de l'Aerospace Valley ou de l'IoT Valley.

"Hors de l'aéronautique, il est compliqué d'exister à Toulouse. Ainsi, pour donner plus de poids et de visibilité à la filière régionale de la fintech, il y a le besoin incontournable de se structurer afin d'enclencher en suivant des projets communs. Et pour y parvenir, en tant que 1ère fintech française en terme de chiffre d'affaires, nous avions une responsabilité à prendre", explique Anton Bielakoff, PDG du groupe Lyra et co-président d'Occitanie Fintech avec Alexandre Péroux, PDG de Fin Avenue.

Pour gagner du temps et éviter les erreurs, le duo a décidé de se rattacher à une structure déjà existante, à savoir le cluster régional du numérique, Digital 113. De fait, Occitanie Fintech est une "factory" consacrée à ce secteur, au sein de Digital 113, comme il en existe d'autres en interne sur divers domaines d'activités.

"Les fintech sont éligibles pour intégrer Digital 113. De plus, cela nous permet de bénéficier de leurs moyens logistiques sur le plan humain et les locaux. Par ailleurs, nous allons pouvoir travailler sur des problématiques communes avec d'autres factorys comme celles de la cybersécurité ou du développement international", justifie le dirigeant.

Créer des formations pour les fintech

Au-delà de ne faire qu'un, toute l'ambition d'Occitanie Fintech se trouve dans la réalisation de projets communs. Ainsi, les porteurs de projet veulent provoquer des rencontres entre les acteurs de la filière autour de deux workshops mensuels dédiés chaque année à deux thématiques différentes, mais ce n'est pas tout.

"Nous pouvons très bien imaginer l'émergence de synergies technologies et commerciales portées par notre groupement d'entreprises. De même, si plusieurs entreprises veulent lever des fonds sur une période similaire, Occitanie Fintech pourrait peser de tout son poids pour attirer d'importants investisseurs potentiels ou bien pour répondre à des appels d'offres européens pour lesquels des entreprises seules ne peuvent répondre", détaille Anton Bielakoff.

Parallèlement, les entreprises actives au sein d'Occitanie Fintech comptent agir à la base, au sein de l'offre formation, elles qui ont des difficultés à recruter des profils à la fois tech et finances. À l'heure actuelle, seule une école à Caen forme chaque année une trentaine de développeurs finances en France.

"Comme de nombreux secteurs, nous rencontrons des problèmes pour recruter des personnes avec les compétences dont nous avons besoin. C'est un paradoxe quand on sait que les fintech génèrent beaucoup d'emplois. Alors, nous allons travailler avec des établissements et la Région Occitanie pour tenter d'y remédier. Occitanie Fintech serait ainsi prête à s'engager sur un minimum d'une centaine de créations d'emplois chaque année rien que dans la région toulousaine pour garantir un débouché aux apprenants", promet-il.

En plus d'associer les institutions comme la Région, Toulouse Métropole, ou le Sicoval dans cette factory, le dirigeant de Lyra veut attirer des entreprises de toute l'Occitanie, mais aussi des banques pour réaliser "un mariage intéressant". Au total, il est espéré au minimum une soixantaine d'adhérents à ce consortium, qui proposera deux événements annuels autour de sa filière.

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