Une nouvelle usine en Inde pour Latécoère

 |   |  562  mots
D'une surface de 4 400 m2, l'usine fabriquera le harnais principal de la radio navigation du Falcon 2000.
D'une surface de 4 400 m2, l'usine fabriquera le harnais principal de la radio navigation du Falcon 2000.
L'équipementier aéronautique a inauguré, mardi 10 septembre, son nouveau site dans le sud de l'Inde. L'usine, qui vient compléter l'appareil de production des harnais de Latécoère, est la troisième implantée par le sous-traitant toulousain à l'étranger.

Cap sur l'Asie pour Latécoère. Le sous-traitant a présenté, mardi 10 septembre, sa nouvelle usine à Belagavi en Inde, dans l'état du Karnataka. D'une surface totale de 4 400 m2, l'usine est dédiée à la fabrication du harnais principal de la radionavigation du Falcon 2000 et, à terme, de la pieuvre principale de ce même avion ainsi que du contrat Thales de câblage avionique pour des avions tels que les Boeing B777, B737 et Airbus A320 et de nombreuses compagnies aériennes (Emirates, British Airways ou encore Qatar). Ce nouveau site emploie 70 personnes et vise un effectif de 300 en 2022.

"Latécoère continue de se transformer, en ligne avec le plan Transformation 2020, et poursuit avec dynamisme sa mutation qui vise à optimiser son outil industriel et assurer excellence opérationnelle et qualité à ses clients", explique Yannick Assouad, directrice générale du groupe Latécoère.

Trois nouvelles usines à l'étranger en trois ans

Inde, Maroc, Mexique, Chine... les délocalisations ne cessent de s'intensifier chez les sous-traitants. Pour réduire leurs coûts, quantité d'ETI ont décidé de produire dans des pays low-cost. Ainsi, en trois ans, Latécoère a ouvert trois usines à l'étranger.

"Au niveau des cols bleus, deux tiers de l'effectif est localisé à l'étranger. Sur notre activité de systèmes d'interconnexions - harnais et câblage de rails d'avionique -, c'est même 90 % de la valeur ajoutée qui est réalisée sur nos trois sites à bas coût au Maroc, en Tunisie et au Mexique, et bientôt en Inde", indiquait Yannick Assouad à La Tribune, en juin dernier.

Lire aussi : Bourget 2019 : Airbus et ses sous-traitants en quête d'un modèle XXL

Au total, 31 % de l'activité sous-traitée dans le Sud-Ouest l'est à l'étranger, d'après la dernière enquête de l'Insee sur le sujet. Pour autant, le volume d'emplois dans la filière aéronautique a connu une croissance de plus de 3 % en Occitanie en 2017, pour atteindre plus de 107 000 salariés selon l'Insee.

L'automatisation des usines ne suffit pas

Les entreprises, de plus en plus mises en difficulté par les baisses de prix demandées par leurs clients, se doivent d'être les plus compétitives possibles. En plus de la délocalisation, les sous-traitants ont ainsi misé sur l'automatisation. En 2018, Latécoère a ouvert une usine robotisée à Montredon, près de Toulouse. "Nous estimons que l'usine connectée et automatisée de Montredon nous a permis de faire 20 à 30 % moins cher qu'en sous-traitant", déclarait la directrice générale du groupe Latécoère. Malgré tout, les usines robotisées ne suffisent pas face à la délocalisation.

"Nous ne pourrons pas tout automatiser. L'automatisation est un graal sur de fortes cadences comme avec les mono-couloirs, mais beaucoup moins sur des programmes régionaux ou des avions d'affaires. Pour l'assemblage manuel, nous sommes dans une compétition mondiale où nos concurrents ont fait leur montée en cadence à l'étranger. Nous faisons la même chose, sinon c'est impossible de suivre", détaillait Yannick Assouad à La Tribune.

Impossible de suivre c'est le risque, en effet. En 2003, Airbus produisait 320 avions, puis 500 appareils en 2009, avant d'atteindre 800 livraisons l'an dernier. Une croissance qui n'est pas prête de s'arrêter puisque l'avionneur européen a pour objectif de livrer entre 880 et 890 avions en 2019.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :