Ryanair lance une base à Toulouse et ouvre 11 nouvelles lignes

 |   |  514  mots
Ryanair comptera bientôt 20 lignes au départ de Toulouse.
Ryanair comptera bientôt 20 lignes au départ de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
La compagnie low-cost irlandaise a annoncé mercredi 20 février la création d'une base aérienne à l'aéroport Toulouse-Blagnac à compter d'octobre 2019. Par ailleurs, Ryanair va ouvrir cette année 11 nouvelles lignes en ciblant en priorité les destinations internationales.

Après Marseille et Bordeaux, c'est au tour de l'aéroport de Toulouse d'accueillir une base de la compagnie irlandaise à bas prix Ryanair.

"Elle ouvrira en octobre 2019 avec deux avions basés sur place (des Boeing 737). Cela représente un investissement de 200 millions de dollars", a indiqué Yann Delomez manageur des ventes et du marketing du groupe, mercredi 20 février.

60 emplois sous contrat français

Ryanair estime que la création de la base aérienne va créer 60 emplois directs. "Cela représente 30 personnes par avion : 10 pilotes et 20 personnels de cabine. Nous avons dans nos effectifs des Français qui voudront probablement y travailler, mais aussi des personnes extérieures à l'entreprise. La compagnie recrute en permanence, nous avons 5 000 pilotes et nous en recrutons 800 par an", précise David O'Brien, directeur commercial de Ryanair.

Ce dernier ajoute que les collaborateurs travaillant dans l'Hexagone "seront sous contrat français et bénéficieront de la Sécurité sociale" : "Nous avons rencontré la ministre du Travail et l'inspection du travail à ce sujet". Il faut dire que Ryanair avait dû fermer sa base à Marseille en 2011 suite à la procédure engagée par l'aéroport provençal pour non respect du code du travail français.

David O'Brien fait remarquer que "les salaires sont compétitifs sachant que pour un pilote senior cela peut aller jusqu'à 200 000 euros par an (150 000 en moyenne pour tous les pilotes) et que la rémunération peut atteindre jusqu'à 40 000 euros pour le personnel navigant commercial (PNC)". Bien sûr concède-t-il, d'autres compagnies aériennes proposent des salaires bien supérieurs, pour autant il rappelle que "certaines sont en faillite ou sont en vente". Sont cités notamment les exemples des faillites d'Azur, la mise en vente de Wow ou encore la fermeture de bases chez Norwegian.

1 million de passagers à Toulouse en 2019

Ryanair devient ainsi la quatrième compagnie à disposer d'une base à Toulouse après Air France, Easyjet et Volotea.

"Je me félicite que Ryanair ouvre sa troisième base en France, à Toulouse. La compagnie a connu une croissance tonitruante depuis son arrivée en septembre 2016, passant de 100 000 passagers en 2017 à 800 000 en 2018. Ryanair est la 3e compagnie à l'aéroport de Toulouse après Air France et Easyjet avec 9% de parts de marché. Sachant que sa moyenne est de 15% de parts de marché sur l'ensemble de l'Europe, il y a une marge de progression importante", souligne Philippe Crébassa, le président du directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

La compagnie low-cost accompagne le lancement de sa base de 11 nouvelles lignes : Brest, Lille, Luxembourg, Budapest, Marseille, Valence, Porto, Tanger, Séville, Alicante, Palerme et Oujda. À noter que Ryanair disposait déjà de 9 liaisons (Édimbourg, Londres, Bruxelles, Berlin, Lisbonne, Sébille, Fès, Malte et Naples).

"Cela fait 17 lignes internationales sur 20, soit 75% de liaisons internationales et 25% de vols domestiques, nous sommes les leaders en la matière. En comparaison, Easyjet a 55% de liaisons domestiques, Volotea 50% et pour Hop! c'est 100% de vols nationaux", met en avant David O'Brien.

Avec ces nouvelles lignes, Ryanair table sur un million de passagers en 2019 et 1,4 million en 2020, dans la Ville rose.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/02/2019 à 18:21 :
Cela va rendre Toulouse-Blagnac encore plus dépendant des compagnies "Bas-coûts/bas-prix". Il y a déjà Easyjet, Voltea, Vueling, qui ont une base sur ce terrain. S'ajoutent d'autres cies de ce type. Cela génère nuisances sonores et flot accru de passagers. Il faut agrandir les infrastructures pour les accueillir. Cela coûte cher alors que cette clientèle ne rapporte pas grand chose. L'avenir de Toulouse-Blagnac est en péril. Cela à cause de l'actionnaire chinois qui a impulsé ce choix économique. Pour en savoir plus, lisez "L'empreinte du Dragon" de Jean Tuan chez CLC Editions.
Réponse de le 21/02/2019 à 7:56 :
le nombre de passagers croissant génèrent mécaniquement des revenus et des services, donc des emplois. c'est vrai pour Carcassonne qui s'est développé avec Ryanair, ou Toulouse qui est proche d'être le 3eme aeroport de province derrière Nice et Lyon. les infrastructures se développent et c'est nécessaire sur un espace qui n'est pas en concurrence avec du logement ou autre. en terme d'infrastructure technique, Toulouse a tout ce qui faut avec Airbus de l'autre coté des pistes qui fait atterrir tout type d'avion, du plus petit au plus gros. Concernant la clientele, de plus en plus de traffic d'affaires se déportent sur des low-cost, principalement sur easyjet. Il faut arrêter de voir les aeroports comme des nuisance. ce sont des outils économiques, nécessaires au développement d'une région. Sempiternel débat d'installer un aéroport en ville et tout le monde rale, à la campagne et tout le monde rale...on peut aller de Toulouse à Palerme en vélo...mais c'est plus long

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :