Pourquoi IGE+XAO s'est-il marié avec Schneider Electric ?

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Alain Di Crescenzo, à la tête d'IGE+XAO.
Alain Di Crescenzo, à la tête d'IGE+XAO. (Crédits : Rémi Benoit)
En novembre 2017, l'éditeur de logiciels IGE+XAO, dirigée par le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo, a fait l'objet d'une OPA par le géant français Schneider. À l'occasion de la venue à Toulouse mercredi 6 février du PDG de Schneider Electric, les deux dirigeants ont détaillé les synergies en cours depuis ce rapprochement.

Un peu plus d'un an après le lancement d'une offre publique d'achat de la société IGE+XAO par le géant français Schneider, les dirigeants des deux entreprises ont fait le point mercredi 6 février sur les conséquences de ce rapprochement.

Fondé en 1986 et aujourd'hui dirigé par Alain Di Crescenzo (aujourd'hui président de la CCI Occitanie), IGE+XAO conçoit, produit et commercialise des logiciels dédiés à l'électricité.

"Nous avons 40 000 clients et 92 000 licences installés dans le monde. Notre effectif est de 400 personnes, réparties dans 22 pays dont 1/3 en France, et 72 salariés à notre siège basé à Colomiers. La société a réalisé 32 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017", présente le dirigeant.

De son côté, Schneider Electric (25 milliards d'euros de CA) est spécialisé dans "les solutions de digitalisation et d'automatisation et d'économie d'énergie", présente son PDG, Jean-Pascal Tricoire : "Dans une école ou une usine, vous pouvez économiser jusqu'à 50% d'énergie avec un système qui éteint tout lorsque le bâtiment est vide".

Une opportunité commerciale pour IGE+XAO

L'éditeur de logiciels IGE+XAO a commencé à travailler avec Schneider Electric dès les années 90. Mais en 2015, l'entreprise columérine perd un appel d'offres émis par le géant français. L'OPA lancée en novembre 2017 rapproche donc à nouveau les deux entreprises.

Dans l'opération, la société Schneider Electric a racheté les 2/3 des actions IGE+XAO. "Quand nous sommes entrés en bourse il y a 22 ans, le titre valait 7 euros. Là, il a été racheté à 132 euros", se félicite Alain Di Crescenzo. L'entrepreneur se satisfait  également d'avoir échappé à une fusion avec un autre éditeur de logiciels, ce qui aurait eu un impact important sur l'effectif.

Pour le dirigeant, ce "mariage" comporte plusieurs intérêts. "Schneider Electric est présent dans 100 pays, cela représente une opportunité commerciale pour nos produits", poursuit-il. Via ce rapprochement, la société toulousaine s'apprête à lancer des logiciels en Amérique du Nord. En terme de R&D, la collaboration des deux sociétés, va permettre de voir aboutir un projet sur la configuration d'armoires électriques.

De son côté, Schneider Electric se trouve confronté à de nouveaux enjeux posés par l'intelligence artificielle, l'internet des objets et le big data. Même si le groupe travaille avec de nouveaux acteurs dans ces domaines, pour Jean-Pascal Tricoire il est important de compter aussi sur des compétences en interne. De ce point de vue, le groupe a pu s'appuyer sur certaines applications développées par IGE+XAO sur la gestion des bases de données et l'intelligence artificielle.

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