Electronique : Microtec vise "la qualité du spatial au prix de l'aéronautique"

 |   |  460  mots
Microtec a inauguré l'extension de son site à Ramonville.
Microtec a inauguré l'extension de son site à Ramonville. (Crédits : Microtec/ Sébastien Denis)
Spécialisé dans l'assemblage de cartes électroniques notamment pour l'aéronautique et le spatial, Microtec a inauguré vendredi 28 septembre une extension de ses locaux à Ramonville. Le sous-traitant investit également dans une ligne automatisée pour faire baisser ses coûts de production.

Microtec a présenté vendredi 28 septembre ses nouveaux locaux. "L'objectif était de réunir les équipes de Microtec basées à Labège et celles d'Arck Electronique avec qui nous avons fusionné en 2015 et qui étaient installées à Ramonville", explique Vincent Gayde, président de l'entreprise.

 Le sous-traitant a engagé 2,8 millions d'euros pour construire une extension de plus de 2 000 m2 des ex-ateliers d'Arck Electronique, portant à 3 300 m2 la surface totale du site. Du côté des machines, l'investissement s'élève à 700 000 euros pour rénover les salles blanches et redéployer sa ligne d'assemblage de cartes électroniques. 600 000 euros de financements supplémentaires sont programmés en 2019 pour automatiser la sérigraphie et le lavage des cartes.

microtec

Ligne d'assemblage de Microtec (Crédit : Microtec / Sébastien Denis).

Plus 2000 cartes pour Irridium next

Filiale du groupe Agora Industries aux côtés de Comat, Microtec travaille à la fois pour le spatial (40% de son activité), l'aéronautique (30%), la défense, le médical et les transports.

"Côté spatial, notre plus gros client est Thales. Nous avons notamment participé à la fabrication de 2 430 cartes électroniques pour la constellation de satellites Irridium next. Thales s'occupe de la partie automatique et nous nous sommes chargés des finitions manuelles sur les cartes qui ont ensuite été directement montées sur les satellites", décrit Vincent Gayde.

Le dirigeant souligne les hautes performances de l'entreprise sur ce programme : "Thales nous avait fixé un objectif de 4 défauts non vus sur 1000 heures et nous avons atteint 0,98. Notre OTD (on time delivery) est de 100% et l'OQD (on quality delivery) est de 99,8."

Viser "le best cost"

Néanmoins face à l'émergence des acteurs du New Space qui cassent les prix, Microtec doit revoir ses méthodes de fabrication. La société planche sur une ligne d'assemblage de cartes électroniques Dual Hi-Rel en collaboration avec le labo toulousain Critt mécanique.

"Nous ne visons pas le low-cost mais le best-cost. L'idée est d'atteindre la qualité du spatial au prix de l'aéronautique, voire moins", indique le dirigeant. Vincent Gayde précise qu'un contrat sur cinq ans est en passe d'être signé avec un acteur télécoms sur cette ligne innovante.

microtec

Test de validation des cartes (Crédit : Microtec / Sébastien Denis).

Microtec continue de recruter

Du côté de l'aéronautique, le principal client de Microtec est Liebherr Aerospace. La PME travaille aussi avec Continental Automotive. Elle lui a fourni 400 bancs de test de calculateur d'injection de carburant dans les voitures.

Microtec a réalisé 9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017 et prévoit un résultat similaire pour cette année. "L'entreprise est passée de 90 à 110 salariés depuis 2015 et continue de recruter, relève Vincent Gayde. Nous recherchons un responsable ordonnancement logistique achat ainsi que des câbleurs".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :