"The Good Company" : l'idéal entrepreneurial d'Ethics Group

Depuis 20 ans, le cabinet de conseil Ethics Group multiplie les transformations en entreprise en proposant son idéal entrepreneurial, "The Good Company". Ancien candidat à la reprise de Zodiac, Ethics Group cherche toujours à investir dans une entreprise pour y appliquer son modèle de management.

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Thierry Pédeloup, Président d'Ethics Group.
Thierry Pédeloup, Président d'Ethics Group. (Crédits : DR)

Branché sur les nouvelles méthodes de management et le "vivre ensemble" dans les entreprises, le cabinet d'expertise et de conseil Ethics Group (basé à Blagnac) fête cette année ses vingt ans d'existence et surfe sur la tendance de l'entreprise libérée.

20 ans,"un marqueur important pour une entreprise" selon Thierry Pédeloup, le président d'Ethics Group. Fondé autour de sa filiale historique B&T, qui propose son savoir-faire dans les domaines de la gouvernance, du management par les processus, et dans le pilotage opérationnel, Ethics Group résulte "d'une synergie de spécialités". Quatre autres filiales, toutes certifiées ISO 9001(garantie de la mise en place d'un système de management de qualité), composent en effet l'entreprise, avec chacune sa spécialité : Motive (intelligence collective & performance sociale, transformation concertée), digiSmart (solutions digitales & d'infographies dédiées), Parmenion, acquise en 2014 (communication stratégique, concertation et attractivité) et enfin, le cabinet Merlane intégré en janvier dernier (professionnalisation des managers, gestion des compétences, recrutement, conduite du changement).
Au total, 115 consultants travaillent pour ce cabinet de conseil, qui refuse de se voir comme un cabinet de conseil classique.

"Nous sommes une entreprise accélérateur de transformation, qui veut aider ses clients à devenir agiles et performants, avec une organisation où il fait bon vivre", insiste Thierry Pédeloup.

Un idéal entrepreneurial

Agilité, performance, bon vivre : c'est l'idéal entrepreneurial prôné par Ethics Group et baptisé  "The Good Company". Un idéal que l'entreprise propose de mettre en œuvre chez ses clients (parmi lesquels SMTC Tisséo, Airbus, Safran, la SNCF, Air France, Pôle Emploi, EDF, Total, ou le Crédit Agricole) via la concertation collective.

"Quand nous arrivons chez un client, nous n'imposons pas nos idées. Nous mobilisons les énergies en rassemblant les gens en interne et les faisons échanger sur des thèmes que nous proposons. De cette concertation émanent des idées, des voies de transformation", raconte le dirigeant, qui appelle cela l'intelligence collective.

L'objectif est d'accompagner les entreprises et leurs salariés dans la transformation de l'entreprise tout en gérant les complexités qu'elle entraîne. Objectif : rendre la société plus performante. Pour y parvenir, Ethics Group recourt à diverses actions : la formation des managers/dirigeants à de nouvelles méthodes de management, la réorganisation des divers services qui composent l'entreprise, la mise en place d'un plan de digitalisation au sein de la société, etc...

"Il faut savoir que ces transformations ont toujours des conséquences, comme des départs de dirigeants ou de salariés à qui cela ne convient pas. Mais notre métier est aussi d'anticiper ces risques, ces problèmes. Pour que cela fonctionne, tout le monde dans l'entreprise doit aller dans le même sens", ajoute Thierry Pédeloup.

Candidat à la reprise de Zodiac

Désormais, Thierry Pédeloup cherche à investir dans une entreprise et y appliquer "sa" méthode. C'est pour cette raison qu'Ethics Group s'était porté candidat à la reprise de l'activité nautique de Zodiac l'année dernière, quand l'entreprise de l'agglomération toulousaine cherchait un repreneur. L'opération n'a pas été menée à son terme. Malgré cet échec, le dirigeant ne veut pas en rester là. "Ça serait une formidable vitrine d'appliquer notre modèle dans une entreprise où nous sommes engagés financièrement", justifie le patron. Des négociations avec certaines entreprises sont en cours, mais il ne souhaite pas en dire plus.

Pour Thierry Pédeloup, toute entreprise peut éviter de se retrouver en situation de difficulté économique si elle anticipe ces difficultés :

"Aucune entreprise n'est protégée de la faillite, toutes doivent donc se réformer. Cette transformation doit s'effectuer avant que les difficultés économiques n'apparaissent et non pas attendre d'être au pied du mur comme c'est le cas régulièrement, car la transformation devient alors douloureuse. Actuellement, un mouvement d'anticipation apparaît et c'est ce que porte Ethics Group. Si on anticipe les difficultés, la transformation est moins difficile. On accompagne, on fait une vraie transformation".

Actuellement, Ethics Group travaille avec CLS, un opérateur de systèmes satellitaires toulousain, aussi filiale du Cnes "qui pourtant se porte très bien. Il faut avoir du courage pour réformer quand tout va bien".

Prochainement, le siège d'Ethics Group va déménager, sans pour autant quitter la commune de Blagnac. En décembre prochain, les 115 salariés de l'entreprise (qui a réalisé un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros en 2015) vont emménager dans L'Escadrille, un nouvel immeuble construit par le groupe Carle qui compte 2 460 m2 de bureaux. Les 1 500 m2 de l'aile B du bâtiment seront occupés par le cabinet de conseil. Les 960 m2 de l'aile A devraient être un prolongement du Village by Ca, dont l'entreprise est partenaire, afin d'accueillir des startups.

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