La compagnie low-cost Ryanair lance 7 lignes au départ de Toulouse

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Ryanair vise 600 000 passagers en 2017.
Ryanair vise 600 000 passagers en 2017. (Crédits : Rémi Benoit)
Ryanair a inauguré ce mercredi 7 septembre sa première ligne au départ de Toulouse, pour rallier Berlin. Dans la foulée, six lignes à destination de Bruxelles, Fès, Londres, Madrid, Malte et Varsovie seront lancées au mois de novembre. La compagnie low-cost irlandaise vise 600 000 passagers en 2017.

Déjà implantée à Carcassonne et Tarbes, Ryanair propose désormais des vols au départ de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Ce mercredi 7 septembre, la compagnie low-cost irlandaise a inauguré la ligne Toulouse-Berlin, dotée de quatre vols par semaine. Dans un second temps, à compter du 1er novembre, six nouvelles lignes vers Bruxelles, Fès, Londres, Madrid, Malte et Varsovie seront commercialisées.

"Nous visons 600 000 passagers en 2017, assure Yann Delomez, manager des ventes et du marketing au sein de Ryanair. Berlin et Londres sont des destinations très prisées, nous avons donc programmé un vol par jour. Madrid aura deux vols quotidiens. Par ailleurs, deux vols hebdomadaires à destination de Fès, Malte et Varsovie sont prévus".

L'arrivée de Ryanair a été célébrée en grande pompe par l'aéroport, devant une délégation d'élus qui a été sollicitée pour découper un gâteau en forme d'avion et rompre le ruban inaugural disposé sur les pistes.

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Didier Cujives, président du Comité départemental du tourisme de la Haute-Garonne, Jean-Claude Dardelet, vice-président de Toulouse Métropole, Yann Delomez manager des ventes de Ryanair France, Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac et Bernard Keller maire de Blagnac coupent le gâteau inaugural représentant un avion Ryanair (Crédit : Rémi Benoit).

Quelle stratégie face à la concurrence ?

L'aéroport de Toulouse a été le premier en France à accueillir une compagnie low-cost. Easyjet, Hop ou plus récemment Volotea s'y sont implantées. Quelle est donc la stratégie de Ryanair pour se différencier de la concurrence ?

"Nous avons déjà une politique tarifaire plus avantageuse qu'Easyjet avec un prix d'appel à 19,99 euros et un ticket moyen à 45 euros, avance Yann Delomez. Ensuite, nous serons en concurrence frontale avec d'autres compagnies low-cost uniquement pour les lignes à destination de Berlin et Londres. Les autres destinations sont totalement inédites au départ de Toulouse."

Ryanair est désormais implantée sur 32 aéroports en France et transporte 117 millions de passagers dans le monde.

"Ryanair a quelque peu modifié sa stratégie. Initialement, la compagnie s'implantait dans de petits aéroports où aucune autre compagnie low-cost n'était présente. Désormais, elle vient en concurrence frontale sur de grands aéroports. Mais ce n'est pas gênant car les offres sont complémentaires et ne ciblent pas exactement le même public, ni les mêmes destinations", remarque Jean-Michel Vernhes.

À terme, Ryanair envisage de lancer de nouvelles lignes au départ de Toulouse vers de nouvelles capitales en Europe du Nord.

Une nouvelle compagnie low-cost pour doper la fréquentation de l'aéroport

Pour Jean-Michel Vernhes, le président du directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac, l'arrivée de Ryanair va permettre de booster la fréquentation :

"Nous tablons sur 8 millions de passagers en 2016 et 10 millions en 2017. La majeure partie de cette croissance sera liée aux compagnies low-cost."

Pour rappel, à son arrivée, le nouvel actionnaire chinois de l'aéroport, Casil Europe, a fixé l'objectif de 12 millions de passagers d'ici à 2030 et 18 millions de passagers en 2046. Pour y parvenir, l'aéroport a déjà lancé un projet d'extension qui prévoit la construction d'ici 2018 d'une jetée pour l'embarquement direct des passagers des compagnies low-cost.

Lire aussi : Un an après, quel bilan pour les actionnaires chinois de l'aéroport de Toulouse ?

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La délégation coupe le ruban inaugural (Crédit : Rémi Benoit).

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Commentaires
a écrit le 08/09/2016 à 18:56 :
..et quand il n'y aura plus de pétrole, que ferez-vous?
a écrit le 07/09/2016 à 23:17 :
Quelle tristesse de lire que "Nous tablons sur 8 millions de passagers en 2016 et 10 millions en 2017''. Pendant ce temps, la planète crève de chaud. Tant pis pour les ours blancs. Vive l'avion.
Réponse de le 08/09/2016 à 14:59 :
Faut vivre avec son temps !

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