Aménagement intérieur des avions : 2 000 emplois en LRMP sur un marché très porteur

 |  | 579 mots
Cabine d'avion conçue par Zodiac Aerospace qui travaille, avec une partie des entreprises régionales du secteur à l'image de Mapaero
Cabine d'avion conçue par Zodiac Aerospace qui travaille, avec une partie des entreprises régionales du secteur à l'image de Mapaero
24 entreprises de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées participeront du 5 au 7 avril au salon Aircraft Interiors de Hambourg, la référence mondiale en matière d'aménagement intérieur pour les avions. Deux tendances se dégagent sur ce marché en pleine croissance : des équipements toujours plus luxueux en cabine et l'implantation de composites végétaux pour alléger le poids des avions.

"L'aménagement intérieur des avions est un marché en croissance de 10 % chaque année et pèse aujourd'hui 12 milliards de dollars dans le monde et représente plus de 2 000 emplois dans notre région. Il est porté à la fois par la constructions d'avions neufs et par la reconfiguration d'avions déjà en circulation, sachant que dans la vie d'un avion, il faut refaire 3 à 4 fois l'intérieur", remarque Bernard Keller, président de la commission industrie de la région LRMP.

Du 5 au 7 avril prochain, 24 entreprises régionales s'envoleront pour Hambourg en Allemagne pour participer au salon Aircraft Interiors de Hambourg, la référence mondiale en matière d'aménagement intérieur pour les avions. 11 d'entre elles seront présentes sur le stand du pôle de compétitivité Aerospace Valley et les autres groupes à l'image d'Airbus, ATR, Akka Technologies, Mapaero ou Stelia Aerospace disposeront de leur propre stand.

Cabines luxueuses et accès wifi en vol

"Avec l'A380, on a pu remarquer une tendance à la sophistication des cabines devenue une caractéristique de choix pour les compagnies aériennes", explique Bernard Keller. Preuve de cette recherche d'équipements toujours plus luxueux, à Ramonville, la société Aero Experts s'est spécialisée dans le design d'avions VIP et de jets privés. "À l'international, nous bénéficions de l'image du luxe français. Nous avons une représentation commerciale au Brésil, à Hong-Kong, à Miami et nous travaillons avec des distributeurs à Dubaï ou en Inde", avance Jean-Pierre Alfano, fondateur de la société.

Le luxe, c'est aussi de pouvoir rester connecté même en plein vol. Le groupe PMV commercialise notamment l'installation d'équipements GSM et wifi pour utiliser son portable en cabine. "Aujourd'hui, on recherche dans un avion les mêmes services que ceux qu'on peut avoir au sol", complète Carole Picard, responsable marketing de Elta. Cette PME de Ramonville, leader français sur les balises de détresse aéronautiques souhaite commercialiser d'ici à 2017 des bornes wifi pour donner accès à des services de divertissement à bord.

Matériaux composites

Autre tendance, l'implantation de composites végétaux pour alléger le poids des avions. Fondée en 2008, la société gersoise Veso Concept a été sélectionnée en 2015 par Airbus et Aerospace Valley pour concevoir des aménagements de cabines d'avion en matériaux composites à base de végétaux (bambou, lin). Quel intérêt peuvent y trouver les constructeurs ?

"Les entreprises sont gagnantes à deux niveaux : d'une part, l'utilisation de matériaux d'origine végétale rend les véhicules plus légers. Une voiture peut gagner jusqu'à 40 ou 50 kilos, cela permet de limiter les émissions de CO2. Ensuite, la fabrication des pièces réduit l'utilisation de produits polluants qui ont un impact sur la santé", nous détaillait David Hardy, le fondateur de la société l'été dernier.

Lire aussi : Avec Veso Concept, bientôt des cabines d'avions en bambou ?

Aujourd'hui, il estime que "la filière du lin est mature avec l'existence d'un certain nombre de fabricants. Mais, à l'avenir, des matériaux hybrides (mêlant bambou, lin et/ou coco) vont se développer."

Surfant sur cette tendance, le spécialiste ariégeois de la peinture à l'eau Mapaero va présenter à Hambourg un mastic à l'eau (et donc sans solvants chimiques) pour combler les petites cavités présentes à la surface des matériaux composites.

Lire aussi : Clémence Brachotte, présidente de Mapaero, marche dans les pas de son père

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :