Min de Toulouse : un chiffre d'affaires supérieur à 400 millions d'euros fin 2019

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Grâce à un taux d'occupation plus important depuis sa reprise par le gestionnaire du marché de Rungis en 2017, le Min de Toulouse se porte mieux.
Grâce à un taux d'occupation plus important depuis sa reprise par le gestionnaire du marché de Rungis en 2017, le Min de Toulouse se porte mieux. (Crédits : Min_toulouseoccitanie)
Grâce au développement d'une offre multi-services pour ses locataires et à l'arrivée de nouveaux occupants, le Min de Toulouse confirme son redressement économique pour l'année 2019. Le chiffre d'affaires devrait dépasser la barre des 400 millions d'euros et avoir un budget "à peu près à l'équilibre" en fin d'année. Les projets ne manquent pas en interne pour continuer à le développer.

Deux années après la reprise du Marché d'intérêt national de Toulouse (Min) par le groupement Lumin'Toulouse, "nous ne pensions pas en arriver là", concède avec joie Dominique Batani, le directeur du marché de Rungis dont sa maison-mère, la Semmaris, est actionnaire des lieux aux côtés de La Poste et de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées. Quand ils ont récupéré la boutique la situation financière était catastrophique.... Le "ventre de Toulouse" était endetté à hauteur de 24 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 330 millions en 2017. Depuis, la situation financière s'est grandement améliorée.

"Nous sommes passés d'un taux d'occupation du Min de 80% à notre arrivée, contre 96% aujourd'hui. Ce qui va permettre de dépasser fin 2019, comme en 2018, la barre des 400 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé, avec un budget à peu près à l'équilibre et 1 200 emplois directs", détaille Dominique Batani.

Néanmoins, ce chiffre de 400 millions d'euros n'est qu'une projection, basée sur les données que les entreprises hébergées veulent bien communiquer. À son arrivée à la tête du Min de Toulouse, Maguelone Pontier a admis avoir "dénoncé des contrats fournisseurs et revu tous les process, pour une remise à plat totale", dont l'échange de données avec ses "locataires". Ainsi, la hausse fulgurante du chiffre d'affaires observée au Min est peut-être surévaluée en raison des erreurs (probables) dans la récolte des chiffres avant l'arrivée aux affaires de Lumin'Toulouse.

Une offre de plus en plus diverse

Quoi qu'il en soit, le taux d'occupation a fortement augmenté en deux ans et il est à l'origine des performances économiques du Marché d'intérêt national toulousain. Sur cette période, 22 entreprises sont arrivées au sein de l'édifice, cinq concentrations ont été établies, pour huit départs au total.

"Depuis notre arrivée, nous essayons de décloisonner les lieux et de mixer au maximum notre public en élargissant notre offre de produits et de services. Cela s'est traduit notamment par l'organisation de visites du min le vendredi matin ou encore la tenue de la 1ère édition du Smac, qui a permis la tenue de 700 entretiens débouchant sur 70 embauches le jour même", illustre Maguelone Pontier, la numéro un du Min de Toulouse.

Ainsi, après avoir attiré une dizaine de nouvelles entreprises en 2018, dont l'école de cuisine de Thierry Marx, une vague de 11 nouveaux arrivants a été présentée mardi 1er octobre. Parmi eux, on retrouve l'agence RP-Véronique Michel spécialisée dans les relations presse sur le tourisme, la gastronomie et le lifestyle. Dans le même registre, le Min accueille également Mamscook, qui est une entreprise de service qui a pour ambition de mettre en avant des produits culinaires. Enfin, les autres arrivants sont Carrément Gers, CerFrance, Delanchy Transports, la startup Hoope, Label d'Oc, le Bureau Divin, Nordaq, Pacific West Foods et l'installateur de cuisines professionnelles mobiles et temporaires Locacuisines. Désormais, il est recensé 153 entreprises et 295 producteurs au Grand Marché.

Un Min en constante évolution

"Il est intéressant que le Min de Toulouse s'ouvre à des secteurs pour lesquels le marché n'était pas présent auparavant, comme le conseil ou encore la marine", estime Dominique Batani.

Pour les quelques pourcentages d'espace inoccupés actuellement, la direction des lieux explique qu'ils sont monopolisés par des travaux importants qui doivent "faire monter en gamme le Min". D'ailleurs, le 5 décembre, il est prévu l'inauguration du "Pavillon Gastronomie" en son sein, sans en savoir davantage sur ce que sera ce nouvel espace. Enfin, autre chantier majeur, les actionnaires du Min sont les porteurs de projet de la plateforme de logistique urbaine TLU qui doit sortir de terre début 2021 et qui se trouvera à quelques dizaines de mètres du "ventre de Toulouse".

"La logistique agricole et alimentaire est l'un des enjeux majeurs des années à venir. Pour les producteurs, le mode de distribution en circuit court représente 15 à 40 % de chiffre d'affaires pour eux. Il est donc important de développer la logistique urbaine à travers ce projet", conclut François Cantinaud, le directeur de TLU.

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