Bourget : Comat signe un contrat sur 10 ans avec Airbus Defence and Space

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Comat a investi dans des salles blanches pour tester sa technologie de propulsion électrique.
Comat a investi dans des salles blanches pour tester sa technologie de propulsion électrique. (Crédits : DR)
La PME toulousaine Comat a signé mardi 18 juin au Bourget un contrat sur 10 ans avec Airbus Defence and Space pour le co-développement et l'assemblage de mécanismes spatiaux. C'est un changement de statut important pour Comat qui était jusqu'ici simple sous-traitant du géant européen.

Nouvelle étape cruciale pour Comat. Cette PME installée à Flourens, près de Toulouse, depuis 40 ans a signé mardi 18 juin à l'occasion du Salon du Bourget un "long-term agreement" (contrat long-terme) sur dix ans avec Airbus Defence and Space. Il porte sur le co-développement et l'assemblage de mécanismes spatiaux.

"Airbus ne signe qu'un contrat de long-terme par an avec une entreprise voire un tous les deux ans. C'est donc très rare. Nous travaillons depuis une dizaine d'années avec Airbus mais jusqu'ici nous étions sous-traitant. Cet accord nous fait passer d'une relation client/fournisseur à une véritable coopération", s'est félicité Benoit Moulas, président de Comat.

"Pour rester n°1, nous avons besoin de réaliser de la co-ingénierie avec des PME performantes. Et nous sommes très satisfaits du travail effectué jusqu'ici par Comat", a souligné de son côté Iñaky Garcia-Brotons, directeur des sites de la région parisienne d'Airbus Defence and Space.

Airbus et Comat ont notamment collaboré sur des système pour Microcarb, le premier satellite français capable de mesurer la concentration de CO2 à l'échelle planétaire.

La propulsion électrique en cours de qualification

Au-delà des satellites traditionnels, Comat planche sur un système de propulsion électrique pour les petits satellites. L'un des avantages de cette technologie baptisée Plasma Jet Pack est que "le moteur est plug and play". Autrement dit, comme le carburant est solide, plus besoin de mettre des réservoirs sous pression dans la phase de tests, il suffit de fixer le moteur à la plateforme du satellite.

"Nous sommes en phase d'essais et nous tablons sur une qualification d'ici la fin de l'année sur un système d'une puissance de 30 watts. Nous lancerons ensuite une version 150 watts", précise Benoit Moulas, président de Comat.

Comat emploie actuellement 100 personnes et a réalisé 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018. Elle a bénéficié de 700 000 euros d'aides de la Région Occitanie au cours des dernières années pour son développement.

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