Spatial : le Breton Syrlinks s'implante à Toulouse

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Syrlinks est en pleine croissance de son activité
Syrlinks est en pleine croissance de son activité (Crédits : Syrlinks)
Implantée historiquement en Bretagne, à Cesson-Sévigné, l'entreprise Syrlinks ouvre une antenne à Toulouse. Experte dans les équipements de radiocommunication et de géolocalisation, en particulier dans le domaine spatial, l'entreprise au chiffre d'affaires de 11 millions d'euros compte sur ce nouveau site pour se développer à l'export.

Preuve que la région toulousaine est plus que jamais la capitale du spatial, un nouvel acteur débarque dans son écosystème. Tout droit venu de Bretagne, et plus particulièrement de Cesson-Sévigné, l'entreprise rennaise Syrlinks vient de s'implanter dans la région toulousaine, où elle loue 180 m2 de bureaux à Labège.

"Nous avons sélectionné ce lieu stratégique afin d'avoir une meilleure réactivité en étant à proximité immédiate de nos principaux partenaires et clients, à savoir le Cnes, Airbus Defence & Space, Thales Alenia Space ou encore Nexeya, mais aussi nouer de nouveaux partenariats avec des industriels implantés localement", explique le président de la société bretonne, Guy Richard.

Lire aussi : Grâce à Syrlinks, les satellites de OneWeb communiquent avec la terre

L'entreprise fondée en juin 2011 s'est spécialisée dans la conception d'équipements de radiocommunication et de géolocalisation pour le spatial notamment, qui représente 60% de son activité, le reste étant partagé à parts égales entre "la défense" et "la sécurité des biens et des personnes".

"Nous réalisons des émetteurs-récepteurs, des charges utiles pour les satellites ou encore des émetteurs GPS Galileo et le nouveau site de Toulouse sera entièrement consacré au développement de l'activité spatiale, dont sa part dans notre activité risque encore de prendre de l'importance à l'avenir", ajoute le dirigeant.

Une implantation aux États-Unis en 2020

Preuve de cette volonté stratégique, la direction de Syrlinks a recruté Élise Ratajczyk, une ingénieure de 35 ans diplômée de l'Isae-Supaero, passée par Airbus Defence & Space et OneWeb Satellites, pour diriger son antenne toulousaine. "Elle va également piloter toute l'activité spatiale de l'entreprise", précise Guy Richard qui veut aussi développer le volet commercial.

"En plus d'ingénieurs, nous allons recruter à Toulouse des personnes pour aller plus loin au niveau de l'export. Ainsi, nous prévoyons trois à quatre recrutements d'ici fin 2019 et une dizaine au total d'ici deux à trois ans. Mais il n'y aura pas de transfert des équipes bretonnes vers la région toulousaine", prévient-il.

Sur l'année 2019, Syrlinks prévoit une vingtaine de recrutements à l'échelle de l'entreprise qui emploie actuellement 100 personnes, dont 60 rien qu'en R & D. Avec ces nouvelles énergies, la direction espère doper ses performances commerciales rapidement. En 2018, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros, dont pas moins de 45 % à l'export, dans laquelle les États-Unis représentent un quart de cette part.

"Nous souhaitons renforcer notre position aux États-Unis. Alors, nous allons associer notre équipe toulousaine dans la réflexion d'une implantation physique dans ce pays à l'horizon 2020. Mais de nombreux éléments restent à déterminer encore".

Avant même de récolter les premiers fruits de cette stratégie d'ouverture de site, Syrlinks prévoit de réaliser pas moins de 14 à 15 millions d'euros dès cette année.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2019 à 14:06 :
Quelle erreur de vouloir orienter les entreprises technologiques vers les USA ! La priorité est de renforcer l'Europe et les emplois chez nous. Les conflits et les agressions économiques provoqués par les USA risquent fort de s'élargir (ils cassent déjà des parts essentielles de notre production et vente, de l'aviation à l'agriculture). Ils doivent nous servir de leçon sur la nécessité de notre indépendance, basée sur la maîtrise des technologies. Il faut décider en Europe une limitation de développement des entreprises technologiques chez ceux qui veulent nous les voler (le cas Alstom) ou nous casser (Airbus, Total ...) ! Question de bon sens ! Nous devons d'abord nous renforcer, et cela passe par l'implantation en France des entreprises technologiques françaises et non aux USA, sinon nous nous suicidons.

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