Le Toulousain Paul Boyé Technologies va habiller les forces de l’ordre

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Depuis 2011, l'entreprise Paul Boyé Technologie détient le marché de l'habillement de la gendarmerie.
Depuis 2011, l'entreprise Paul Boyé Technologie détient le marché de l'habillement de la gendarmerie. (Crédits : Regis Duvignau)
Déjà détenteur du marché d’externalisation de l’habillement de la gendarmerie depuis 2011, l’entreprise toulousaine Paul Boyé Technologies a également décrocher celui de la police pour les quatre prochaines années. Ce contrat d’un montant total de 248 millions d’euros devrait faire augmenter au minimum de 25 % le chiffre d’affaires de la société spécialisée dans la production d’uniformes et d’équipements de protection individuelle.

"C'est une véritable victoire pour l'industrie française de la filière du textile", a ainsi réagit Jacques Boyé, président du groupe Paul Boyé Technologies, basé à Labarthe-sur-Lèze, dans la périphérie de Toulouse. Son entreprise vient de décrocher le marché d'externalisation de l'habillement de la Police pour les quatre prochaines années, à partir du 1er janvier 2019. Néanmoins, l'entreprise toulousaine était déjà détenteur du marché concernant uniquement la Gendarmerie depuis 2011.

"C'est une décision exemplaire du Ministère de l'Intérieur qui a fait le choix de retenir un industriel français de la filière textile de l'habillement face à la concurrence d'intégrateurs dont la spécialité dans le marché de l'énergie (eau, gaz, électricité) est très éloignée du savoir-faire de la fabrication et de la distribution d'habillement administratif et militaire", a fait savoir par communiqué le dirigeant jeudi 19 juillet.

Selon les informations rendues publiques par l'entreprise, celle-ci a remporté un marché de 248 millions d'euros au total sur les quatre années du contrat. Ce dernier va permettre à Paul Boyé Technologies de connaître "une augmentation de son chiffre d'affaires de l'ordre de 25 à 30 %", est-il précisé dans le même communiqué. En 2017, la société avait réalisé un chiffre d'affaires de 65 millions d'euros. D'ici deux à trois ans, elle table donc sur un chiffre d'affaires de l'ordre de 90 à 100 millions d'euros.

Une trentaine d'embauches

Désormais, ce ne sont pas moins de 270 000 hommes et femmes qui seront habillés chaque année par la société toulousaine. Ainsi, du côté de cette dernière, on s'attend à vendre pas moins de trois millions d'articles dès 2019 sur les sites internet à destination des forces de l'ordre pour obtenir leurs équipements, contre seulement 1,8 millions actuellement.

Pour répondre à la future augmentation de la demande, Paul Boyé Technologies compte créer une trentaine d'emplois directs avant début 2019. Dans la région Occitanie, l'entreprise emploie déjà 240 salariés. Ils sont 80 dans un site à Bédarieux, dans le département de l'Héraut, et 160 à Labarthe-sur-Lèze. Il faut également ajouter les 600 salariés d'une usine à Madagascar. Les futurs uniformes de la Gendarmerie et de la Police seront d'ailleurs fabriqués dans les deux derniers sites cités.

Enfin, la distribution de ces futurs équipements a été confiée à l'entreprise Calberson Sud-Ouest, un partenaire historique de Paul Boyé Technologies.

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Commentaires
a écrit le 26/07/2018 à 17:50 :
Tant que c'est pas Hugo Boss.
a écrit le 26/07/2018 à 16:27 :
Et la milice de notre président aussi du coup ?

Juteux marché !
a écrit le 26/07/2018 à 9:44 :
C'est quoi, les forces de l'ordre? Les BENALLA? Car ça parait bien désordonné, en haut lieu. Entre les 3% de déficit budgétaire (mais 25% des recettes) et les barbouzes du Président, la limitation de vitesse et les billevesées sur la pauvreté, cela commence à bien faire. Il serait temps de s'occuper des moyens de mettre le PIB à un niveau permettant un excédent budgétaire et l'amélioration du moral des Français, et ça passe par la baisse drastique des dépenses et des impôts sur la production.

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