Carrefour : aucun magasin ne fermera en Haute-Garonne

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Le magasin basé à Plaisance-du-Touch changera d'enseigne mais ne fermera pas ses portes.
Le magasin basé à Plaisance-du-Touch changera d'enseigne mais ne fermera pas ses portes. (Crédits : Pierrick Merlet)
Le groupe qui emploie près de 115 000 personnes en France a annoncé lundi 4 juin via sa filiale Carrefour Proximité que seulement 29 des 273 magasins ex-Dia menacés de fermeture au 1er juillet 2018 ont reçu des offres de reprise. Seul concerné par ce plan de réorganisation en Haute-Garonne, le Carrefour Contact Marché de Plaisance-du-Touch. Il aurait reçu une ou plusieurs offres de reprise.

Les représentants du personnel attendaient ce rendez-vous avec impatience. Depuis plusieurs semaines la date du lundi 4 juin était marquée d'une croix rouge sur le calendrier. Et pour cause, c'est ce jour que le groupe Carrefour leur a présenté les magasins anciennement Dia qui font l'objet d'une offre de reprise, voire de plusieurs. Sur les 272 boutiques dont l'enseigne veut se séparer en raison de leur manque de rentabilité financière, seulement 29 ont fait l'objet d'une ou plusieurs offres de reprise.

Dans le département de la Haute-Garonne, et plus précisément dans la banlieue de Toulouse, seul le Carrefour Contact Marché de Plaisance-du-Touch, fait partie de ces implantations dont l'enseigne, qui emploie plus de 115 000 salariés en France, veut se séparer. Selon la cellule communication de la multinationale, "il y a une offre ferme de rachat pour 29 sites, dont le Carrefour Contact Marché de Plaisance-du-Touch". Des offres de rachat qui seraient actuellement à l'étude par Carrefour, qui n'a néanmoins pas souhaité préciser les repreneurs potentiels. En effet, certains magasins ont fait l'objet de plusieurs offres, sans savoir si c'était le cas pour celui de l'agglomération toulousaine.

Par conséquent, les 195 salariés au total qui sont concernés par ces offres de reprise devraient ne pas perdre leur emploi. "La grande majorité de ces salariés seront conservés par les repreneurs. Dans tous les cas, chaque salarié rencontrera le repreneur en question", indique-t-on du côté de chez Carrefour. Pour les 243 autres magasins ex-Dia, ils devraient fermer leurs portes dans les prochains mois, faute de repreneur.

Un PSE qui doit encore être validée par la Direccte

Les centaines de salariés impactés par ces fermetures devraient bénéficier de replacement en interne dans le cadre du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) négocié avec les syndicats. Un accord que doit encore valider la Direccte, (l'administration du travail) d'ici la fin du mois de juin. Si l'accord est validé, les premières fermetures interviendront dès le 1er juillet.

"Le dispositif mis en place est destiné à permettre le reclassement, principalement en interne, du plus grand nombre de salariés concernés. Chacun d'entre eux se verra proposer trois offres valables d'emploi, dont au moins deux au sein du groupe Carrefour, le plus proche possible de leur domicile. Ils bénéficieront par ailleurs d'un accompagnement renforcé et individualisé dans les espaces emploi répartis dans toute la France", indique Carrefour dans un communiqué publié mercredi 25 avril pour présenter cet accord signé par Force Ouvrière, la CGC et la CFTC.

Le même jour, l'enseigne de grande distribution a également annoncé avoir trouvé un accord avec les représentants du personnel sur un plan de départs volontaires qui doit permettre de réduire les effectifs au sein des différents sièges du groupe en France. Pas moins de 2 400 postes sont concernés par cette mesure.

Pour rappel, cette réorganisation intervient dans le cadre du plan "Carrefour 2022", présenté au mois de janvier par le PDG du groupe, Alexandre Bompard. Un plan qui doit permettre à terme une économie de 2 milliards d'euros au niveau national pour l'enseigne dès 2020.

Lire aussi : Plan de restructuration Carrefour : quelles conséquences dans l'agglomération toulousaine ?

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Commentaires
a écrit le 07/06/2018 à 8:58 :
Vu l'état de déliquescence du groupe marquant une incapacité majeur à se remettre en question ce n'est pas forcément une bonne nouvelle que de laisser trainer ces magasins au manque de dynamisme commercial certain du fait de la mauvaise gestion de ceux ci par leurs propriétaires. La non envie même on pourrait de dire...

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