Le pôle Agri Sud-Ouest Innovation veut développer "la ferme du futur"

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Naïo Technologies, membre du pôle Agri Sud-Ouest Innovation, développe depuis plusieurs années des robots pour entretenir les champs.
Naïo Technologies, membre du pôle Agri Sud-Ouest Innovation, développe depuis plusieurs années des robots pour entretenir les champs. (Crédits : DR)
Depuis 11 ans, le pôle de compétitivité Agri Sud-Ouest Innovation accompagne les entreprises des secteurs agricoles et agroalimentaires des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie. Avec son programme Diva qui bénéficie de fonds européens, l’organisme veut appliquer la technologie des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) dans ces deux secteurs pour y développer l’usage du numérique.

"Aller vers l'usine du futur voire la ferme du futur", c'est ce qu'espère Daniel Segonds, le président d'Agri Sud-Ouest Innovation grâce au programme Diva, porté par ce pôle de compétitivité qui soutient les entreprises du monde agricole et de l'agroalimentaire. Ce projet sera officiellement lancé le 12 avril.

"L'objectif est d'appliquer ce qu'on appelle les TIC, les Technologies de l'Information et de la Communication dans les secteurs agricole et agroalimentaire. Nous allons donc apporter du financement pour la mise en œuvre concrète d'innovations dans les entreprises de ces secteurs pour y développer l'usage du numérique", explique Laurent Augier, le directeur scientifique du pôle de compétitivité qui agit sur une surface de 162 000 km2.

La gestion de données numériques, la robotique ou même les satellites pourraient donc se développer dans l'agriculture et l'agroalimentaire grâce au programme Diva. La région Occitanie avec notamment l'entreprise Naïo Technologies comptent déjà des précurseurs en la matière.

Premiers labels décernés en 2019

Pour atteindre son objectif, Agri Sud-Ouest Innovation dispose d'une enveloppe de 4,1 millions d'euros versés par l'Union Européenne, puisque ce même projet Diva a remporté un appel d'offres européen pour se voir octroyer cette somme.

"Pour la première fois, nous serons les acteurs et les opérateurs d'un financement", se réjouit Vincent Costes, le directeur général de l'organisme.

Établit pour une durée de trois ans, le projet devra permettre le reversement d'au moins 75 % de cette somme aux PME, avec une limite de 60 000 euros par projet. Pour faciliter la mise en relation entre des entreprises du numérique et de l'agriculture, Agri Sud-Ouest Innovation aura comme partenaire dans cette aventure le cluster des technologies numériques DigitalPlace, basé à Toulouse.

Huit autres partenaires émanant de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal de la Grèce et de l'Irlande sont également associés au programme. En effet, les solutions numériques qui donneront satisfaction sur le terrain auront pour vocation à être internationalisées. Le premier appel à projets sera publié avant la fin de l'année 2018 assure-t-on du côté de l'organisme, pour les premiers labels décernés en 2019.

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Commentaires
a écrit le 22/03/2018 à 9:19 :
"Perturbateurs endocriniens environnementaux et cancer du sein : de nouveaux facteurs de risque ?" https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1297958908003020

"clarifier la responsabilité de ces nouveaux facteurs étiopathogéniques, conduire à un dépistage précoce de sujets à haut risque et faciliter l’établissement de normes internationales plus draconiennes pour l’utilisation des produits chimiques de synthèse industriels ou agricoles"

Le numérique afin de remplacer le chimique qui nous extermine de cancers svp, oui à fond, si c'est seulement pour conforter ce commerce de la mort c'est inutile merci.

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