Sud Primeurs rachetée par Le Réseau Le Saint

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Les antennes Sud Primeurs à Carcassonne (photo) et à Perpignan resteront des entités à part entière au sein du Réseau Le Saint.
Les antennes Sud Primeurs à Carcassonne (photo) et à Perpignan resteront des entités à part entière au sein du Réseau Le Saint. (Crédits : Réseau Le Saint)
Spécialisée dans la distribution de fruits et légumes, l'entreprise Sud Primeurs basée à Toulouse, Carcassonne et Perpignan, a été rachetée par le numéro deux français, le Réseau Le Saint. Avec cette acquisition, ce dernier entend développer son activité en Occitanie et accélérer le développement de nouveaux métiers comme la fraîche découpe, une innovation de Sud Primeurs.

Après l'entreprise Roucaud Marché en 2012, le Réseau Le Saint vient d'acquérir un second acteur toulousain dans la distribution de fruits et légumes : l'entreprise Sud Primeurs. Depuis la fin du mois de novembre 2017, cette entreprise familiale fondée en 1973 à Carcassonne et qui dispose également d'antennes à Toulouse et Perpignan, appartient désormais au numéro deux français du secteur.

"Cette intégration nous permet d'étoffer nos activités dans l'Occitanie et plus globalement dans le Sud-Ouest. Ainsi, nous allons pouvoir augmenter nos capacités de livraison sur l'ensemble de la région. Cette meilleure couverture donne accès à plus de clients et donc plus de zones d'affaires", explique Denis Le Saint, le patron du Réseau Le Saint, aussi président du club de football le Stade Brestois 29.

Cependant, cet achat va modifier le paysage toulousain dans la distribution de fruits et légumes. Les antennes de Sud Primeurs à Carcassonne (20 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017, NDLR) et Perpignan (3 millions d'euros) sont intégrées au groupe mais conservent leur nom de marque. En revanche, Sud Primeurs Toulouse (17 millions d'euros) et ses 62 salariés ont été absorbés par l'entreprise Garonne Fruits, l'entité toulousaine du Réseau Le Saint basée à Castelnau-d'Estrétefonds et qui a réalisé un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros l'année passée. Denis Le Saint espère ainsi réaliser entre 32 et 35 millions d'euros en 2018 avec son entreprise toulousaine.

Accélérer le développement de l'activité fraîche découpe

Parmi les 62 salariés anciennement Sud Primeurs Toulouse, une quinzaine d'entre eux constituaient l'activité Fraich'Papilles et exerçaient jusqu'à présent leur profession de fraîche découpe au Marché d'intérêt national de Toulouse (MIN).

"Initiée par Sud Primeurs, l'activité de fraîche découpe consiste à découper des fruits frais prêts à la vente et à les vendre dans de petits conditionnements. C'est une nouveauté très tendance, mais elle demande une grande proximité avec ses consommateurs pour garantir la fraîcheur du produit", détaille Denis Le Saint.

Le dirigeant entend développer et accélérer l'activité économique de fraîche découpe, qui a réalisé un chiffre d'affaires de deux millions d'euros en 2017, en faisant de Fraich'Papilles une entreprise à part entière du Réseau Le Saint dès le 1er février 2018. Ainsi, les 15 salariés vont quitter le MIN et s'installer sur le site de Garonne Fruits à Castelnau-d'Estrétefonds. Ce futur emplacement stratégique permettra au groupe de proposer les produits de sa filiale dans le Sud-ouest de son réseau (Tarbes et Bayonne notamment), grâce aux navettes inter-sites régulièrement mises en place au sein du réseau.

"La concentration est naturelle et nécessaire"

Désormais, Sud Primeurs se retrouve dans un groupe qui emploie près de 2 000 salariés pour un volume d'affaires de plus de 500 millions d'euros en 2017, après 380 millions en 2016 et 320 millions en 2015.

"Pour l'année en cours, nous voulons rester au dessus de la barre des 500 millions d'euros. Notre objectif est de bien digérer et intégrer Sud Primeurs au Réseau Le Saint cette année pour le moment. Dans notre secteur, la concentration des acteurs est naturelle et nécessaire pour répondre à l'exigence de plus en plus grandissante de nos clients".

Selon le patron du groupe, pour qu'une entreprise puisse répondre favorablement à ses quatre types de clientèle (restauration collective, commerciale, spécialiste et grande distribution, NDLR), celle-ci doit être capable de proposer à la fois des produits de premier prix, de qualité standard et premium, que seule une entreprise de grande taille parvient. Pour autant, Denis Le Saint a écarté toute hypothèse de nouvelle acquisition en 2018.

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