Avant l'intervention de François Hollande ce soir, quelles sont les attentes des syndicats patronaux et des chefs d'entreprise ?

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Alain Di Crescenzo, président de la CCI 31, Anouk Déqué, présidente de la CGPME 31, et Philippe Robardey, président du Medef 31
Alain Di Crescenzo, président de la CCI 31, Anouk Déqué, présidente de la CGPME 31, et Philippe Robardey, président du Medef 31
François Hollande s'exprime ce soir, jeudi 28 mars, sur France 2. Considéré comme un "mauvais président de la République" par 51 % des Français selon un sondage CSA - BFMTV paru aujourd'hui, le chef de l'État se livre à un exercice difficile. Plusieurs représentants de chefs d'entreprises expriment leurs attentes à quelques heures de l'intervention présidentielle.

François Hollande s'exprime ce soir, jeudi 28 mars, sur France 2. Considéré comme un "mauvais président de la République" par 51 % des Français selon un sondage CSA - BFMTV paru aujourd'hui, le chef de l'État se livre à un exercice difficile. Plusieurs représentants de chefs d'entreprises expriment leurs attentes à quelques heures de l'intervention présidentielle.

"Qu'il s'engage à respecter les accords sur la flexisécurité signés entre les partenaires sociaux", affirme d'emblée Philippe Robardey, président du Medef 31. L'accord en question doit encore être soumis au Parlement. Le dirigeant de la société toulousaine Sogeclair, Philippe Robardey n'attend pas autre chose. Il constate d'ailleurs un changement de discours déjà opéré de la part de François Hollande à l'égard des patrons.

"Pendant la campagne électorale et le début du quinquennat, les chefs d'entreprises ont été traités comme des boucs émissaires, estime-t-il. Nous étions des parias". Le président du Medef en Haute-Garonne souligne un matraquage médiatique et fiscal : "Il faudra du temps et des actes forts pour que le gouvernement regagne notre confiance".

Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Haute-Garonne, s'exprime également : "Seules les actions comptent..." Invité il y a quelques mois à Matignon, Alain Di Crescenzo a rencontré le Premier ministre pour évoquer le sujet de la compétitivité des entreprises.

Donner des explications, annoncer des mesures

"Le rapport Gallois était déjà une première prise de conscience, salue Alain Di Crescenzo. Maintenant, il faut passer à une démarche plus offensive, notamment en menant de grands projets ". Quitte à augmenter la TVA, "c'est le prix du redémarrage de l'activité".

Malgré tout, Alain Di Crescenzo souhaite que le Président de la République donne des explications sur la politique de l' État et annonce des mesures. "J'aimerais notamment qu'il dise : nous allons diminuer les charges sociales et lancer de grands plans d'investissement. Le gouvernement a compris que les charges pesant sur le monde du travail étaient trop élevées et qu'elles nuisaient à la compétitivité de la France. Il y a une prise de conscience du gouvernement".

Du courage

De son côté Anouk Déqué, présidente de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) de Haute-Garonne estime qu'"il n'y aura pas d'annonces fracassantes". Pourtant, selon elle, il y a urgence. Anouk Déqué précise que 26 % des entreprises de Haute-Garonne sont dans une situation financière fragile.

"J'espère que François Hollande aura le courage de dire que le gouvernement s'est trompé sur plusieurs points, notamment en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires... Il est urgent que le Président soit à l'écoute des acteurs économiques."

Hugues-Olivier Dumez

© Rémi Benoit

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