À Toulouse, le chef étoilé Thierry Marx inaugure sa nouvelle école

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Thierry Marx a inauguré sa nouvelle école Cuisine mode d'emploi(s) au sein du Min de Toulouse.
Thierry Marx a inauguré sa nouvelle école Cuisine mode d'emploi(s) au sein du Min de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Le chef doublement étoilé Thierry Marx a inauguré sa huitième école Cuisine mode d'emploi(s) au Min de Toulouse, lundi 3 juin. Ouverte depuis le 20 mai, l'établissement accueille une première promotion de 11 stagiaires demandeurs d'emploi, âgés de 20 à 55 ans. Une formation accélérée qui doit leur permettre de retrouver le goût du travail. Reportage.

Après Paris, Rennes ou encore Dijon, le chef Thierry Marx a inauguré sa huitième école Cuisine Mode d'Emploi(s) à Toulouse, aux côtés de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga et du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Située au sein du Min (l'équivalent toulousain de Rungis), l'école forme depuis le 20 mai sa première promotion de 11 stagiaires (âgés de 20 à 55 ans) aux métiers de la cuisine. Par ailleurs, l'ex-membre du jury de l'émission télévisée Top Chef a désigné Dominique Viel comme directeur de sa structure toulousaine, mais aussi quatre parrains : les chefs Simon Carlier et Bernard Bachle, le rugbyman Thierry Dusautoir, et l'artiste Magyd Cherfi.

 "Le programme lancé par Thierry Marx permet une formation gratuite à des demandeurs d'emploi de tout âge, qui ont connu des galères et des difficultés, en apprenant les gestes de la cuisine ou du service en un temps très court. C'est très pratique et très concret", a précisé la ministre Muriel Pénicaud, venue spécialement pour l'occasion.

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L'ancien joueur professionnel de rugby Thierry Dusautoir est l'un des parrains de la première promotion. (Crédits : Rémi Benoit)

D'une durée de 11 semaines, cette dernière est destinée aux demandeurs d'emploi peu qualifiés et aucun pré-requis n'est indispensable. Seules la motivation et la cohérence du projet professionnel sont examinées pour intégrer l'école.

 "Cette initiative doit favoriser le retour à l'emploi. Pas un emploi par défaut mais un emploi avec un projet professionnel et je crois que Cuisine mode d'emploi(s) répond à ce besoin. Cela permet à des personnes qui parfois se croyaient assignées à l'échec, de reprendre confiance en elles par cette idée du projet", explique Thierry Marx.

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Thierry Marx a inauguré la huitième école du genre au sein du Min de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)

Stagiaires aux profils variés

Issus de milieux et de parcours différents, les stagiaires de cette première promotion partagent néanmoins tous une passion commune pour la cuisine. Une passion refoulée par certains pendant plusieurs années. C'est notamment le cas de Jérôme Pujet, en pleine reconversion professionnelle.

"J'étais clerc d'huissier de justice jusqu'au mois de janvier et suite à un licenciement je suis venu ici. J'ai 37 ans et aujourd'hui je veux faire le métier que j'aime depuis toujours, la cuisine. J'ai l'intention de prospérer dans ce métier. Pour la suite, je suis tenté par rejoindre les meilleurs ouvriers de France", argumente Jérôme Pujet.

Sophie Jalade a dix ans de moins que Jérôme. À l'inverse de son collègue, elle a décidé de quitter son précédent emploi pour changer de vie.

"À la base, je suis banquière et j'en ai eu assez car je n'ai jamais aimé ce métier. Un jour, j'ai tout quitté et je suis partie en Amérique du Sud pendant un an. Pendant ce voyage, j'ai travaillé en cuisinant de la pâtisserie française que je vendais. Je suis revenue avec un objectif précis qui était d'apprendre la cuisine française. Je cherchais vraiment une formation de courte durée intensive et j'ai découvert celle-ci via la presse. Chaque jour, nous apprenons au moins dix gestes différents de la cuisine et ce qui est d'autant plus génial c'est que nous avons le restaurant d'application", raconte Sophie Jalade.

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Les stagiaires de la première promotion partiront en stage en entreprise dès mi-juillet.(Crédits : Rémi Benoit)

Les collectivités en soutien

Pour soutenir ces chômeurs, la Région a financé l'ouverture de l'école à hauteur de 110 000 euros (soit 34% du coût du projet) à travers son nouveau dispositif Innov'Emploi. Toulouse Métropole a apporté de son côté 150 000 euros.

"Cette école répond à la fois aux besoins en qualification des stagiaires et aux besoins en compétences des entreprises du secteur qui peinent à recruter. L'installation de Cuisine mode d'emploi(s) au cœur du Min Toulouse Occitanie est une initiative exemplaire des synergies que nous encourageons et voulons renforcer autour de l'alimentation, notre grande cause régionale ici en Occitanie, pour développer l'activité de nos entreprises et créer des emplois", annonce Carole Delga.

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L'école est installée à l'intérieur d'un bâtiment de 1200 m2.(Crédits : Rémi Benoit)

À l'avenir, l'établissement toulousain devrait proposer d'autres cursus que celui de la cuisine. Depuis l'ouverture de la première structure en 2012, 90% des stagiaires ont trouvé un emploi à leur sortie selon les porteurs du projet.

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