Recrutement : les spécialistes de la donnée virtuelle ont la cote

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(Crédits : Wladimir Wetzel / Fotolia)
La numérisation de l'économie, le développement des nouvelles technologies, la démographie et les préoccupations environnementales transforment les entreprises. Ces mutations contribuent à la naissance de nouveaux gisements d'emploi. Les spécialistes de la donnée virtuelle sont aujourd'hui particulièrement recherchés pour la valeur ajoutée qu'ils peuvent apporter. Gros plan sur les métiers du cloud et du big data.

Disons le tout net, on se les arrache. Dans tous les secteurs - et plus particulièrement le web, le e-commerce, la banque et l'assurance -, les professionnels du big data sont considérés comme des perles rares à dénicher à tout prix. Capables de transformer les données (rapports internes d'incidents, profils des clients sur la toile, commentaires sur les réseaux sociaux) en indicateurs, ces professionnels permettent aux entreprise de doper leur activité en décelant les attentes des consommateurs, d'optimiser leur logistique, ou d'orienter des décisions stratégiques liées, par exemple, à la conquête de nouveaux marchés.

Data analysts et data scientists

Deux métiers ont particulièrement le vent en poupe : les data analysts, qui collectent, structurent et gèrent les bases de données de l'entreprise, et les data scientists. Si un débutant gagne en moyenne 36 000 euros bruts par an, un professionnel confirmé peut espérer jusqu'à 120 000 euros par an. Selon le cabinet d'étude Gartner, pas moins de 4,4 millions d'emplois liés au big data vont voir le jour dans le monde d'ici à 2015. Son chiffre d'affaires, en forte hausse, devrait avoisiner les 25 milliards de dollars en 2016, contre près de 9 milliards cette année, d'après le cabinet Transparency Market Research.

Nouvelles formations

Résultat, depuis deux ans, de nombreuses formations de data scientist ont vu le jour au sein des plus prestigieuses écoles de l'Hexagone, comme HEC, l'Essec, Telecom ParisTech ou Polytechnique. L'an dernier, l'École nationale supérieure de la de la statistique et de l'administration (Ensae) a lancé sa spécialisation "Data science". Le succès est au rendez-vous, "puisqu'aujourd'hui, 65 étudiants ont choisi cette voie, sur un total de 140 élèves pour le cycle ingénieur", précise Arnak Dalalyan, en charge de la spécialité. "Les étudiants constatent notamment que ceux qui ont suivi cette voie n'ont aucune difficulté à trouver un travail."

Pour préparer au mieux ses étudiants au monde professionnel, l'Ensae fait appel à des intervenants de tous les secteurs.

"Des spécialistes de l'assurance vont notamment leur expliquer comment le big data transforment leur activité. Avec la télématique et les données des conducteurs enregistrées par leurs voitures, on peut offrir des assurances plus personnalisées."

Cloud Computing

Outre les pros du big data, les professionnels du "cloud computing" sont également de plus en plus prisés. Ces ingénieurs sont spécialistes du stockage informatique d'applications et de données sur internet (des serveurs distants), plutôt que sur des ordinateurs. En plus de son avantage en termes de sécurité, cette technologie devient stratégique pour les sociétés, puisqu'elle permet de travailler avec davantage de souplesse sur la toile. Grâce au cloud, la gestion de la logistique s'est profondément améliorée ces dernières années chez les acteurs du e-commerce. Ainsi, selon le cabinet de recrutement Hays, les ingénieurs cloud computing peuvent toucher jusqu'à 10 000 euros de plus par an que leurs homologues généralistes, dont le salaire annuel avoisine les 36 000 euros bruts.

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