Téléo, le futur téléphérique urbain de Toulouse, dans sa dernière ligne droite

La phase de tirage des câbles juste achevée, Tisséo vient de dévoiler les cabines de son futur téléphérique urbain, dont la mise en service est attendue pour la fin d'année 2021. Prévue entre l'université Paul-Sabatier et l'Oncopole, ce nouveau mode de transport sera relié aux deux lignes de métro et à plusieurs lignes de bus. Les détails.

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Tisséo a dévoilé le design des cabines du futur téléphérique urbain de Toulouse.
Tisséo a dévoilé le design des cabines du futur téléphérique urbain de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)

Grosse surprise pour les Toulousains au petit matin, vendredi 28 mai. En plein milieu de l'artère commerçante qu'est la rue d'Alsace-Lorraine, et à proximité immédiate de la station de métro Capitole, les habitants de la quatrième ville de France peuvent désormais découvrir l'une des 15 cabines de "leur" futur téléphérique urbain, Téléo.

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"Nous avons voulu les exposer dès leur livraison pour que les Toulousains puissent se rendre compte de ce que sera le téléphérique urbain de Toulouse. Aujourd'hui, alors que nous venons d'achever la phase de tirage des câbles, nous allons entamer celle de l'accrochage des cabines. Suivra ensuite une période importante avec la phase de marche à blanc pour mener des tests en vue de l'homologation du dispositif (par la préfecture, ndlr)", justifie Jean-Michel Lattes, l'adjoint au maire de Toulouse et président de Tisséo, l'autorité organisatrice des transports en commun sur la métropole.

Si le planning se déroule sans accroc, la mise en service à destination du grand public est attendue "pour la fin d'année", fait savoir le dirigeant sans être plus précis. Une fois lancé, le futur téléphérique urbain Téléo reliera en une dizaine de minutes le site de l'Oncopole, à l'université Paul-Sabatier, en passant par l'hôpital Rangueil sur une durée d'une dizaine de minutes. "Ce sera le plus grand téléphérique urbain de France", se félicite Jean-Michel Lattes, qui rappelle la longueur du tracé arrêtée à trois kilomètres.

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Une cabine disponible toutes les 90 secondes

Afin d'être complémentaire au réseau métro de Toulouse, les 15 cabines construites par l'entreprise française Poma, et dont la maintenance sera assurée par Altiservice, effectueront ce cheminement en service continu, de 5h15 à minuit, tous les jours. De plus, ce nouveau moyen de transport sera résistant au vent selon les chiffres annoncés, grâce au choix d'avoir opté pour une technique des "3S" (deux câbles porteurs et un câble tracteur, plutôt qu'un téléphérique monocâble).

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Téléo téléphérique

L'entreprise Poma est un spécialisé dans la construction des modes de transport par câble (Crédits : Rémi Benoit).

"Le téléphérique pourra fonctionner tant que les vents ne dépasseront pas les 108 km/h, selon des simulations réalisées par nos soins. Au pire, si nous nous basons sur l'histoire de la météo toulousaine sur ces 20 dernières années, il y aura seulement deux jours d'interruption du service par an", tient à rassurer Jean-Michel Lattes.

En fonctionnement, chaque cabine aura une capacité d'accueil de 34 personnes, avec la possibilité d'y accueillir des vélos et des personnes à mobilité réduite grâce à des espaces dédiés dans ces larges cabines. Par ailleurs, une cabine sera disponible toutes les 90 secondes dans chaque station grâce à l'usage perpétuel de la quinzaine d'engins à disposition. "À l'avenir, nous pourrons descendre sur une fréquence de passage en dessous de la minute en commandant des cabines supplémentaires", précise le président de Tisséo.

Téléo téléphérique

Chaque cabine pourra accueillir jusqu'à 34 personnes (Crédits : Rémi Benoit).

Une infrastructure reliée aux deux lignes de métro et au réseau bus

Avec cette fréquence, Tisséo et Toulouse Métropole espèrent atteindre la barre des 8.000 voyageurs quotidiens au lancement de ce téléphérique urbain, et le duo s'attend même à "des retombées touristiques" grâce à cette infrastructure qui survolera notamment la Garonne. Pour s'assurer d'un tel niveau de fréquentation, "l'idée était de ne pas faire un téléphérique isolé, mais intégré au réseau (...) Il devient ainsi un maillon essentiel voire une transversale de cette ceinture sud qui va de Saint-Orens à Colomiers", commente Jean-Michel Lattes.

Ainsi, la station Oncopole a été pensée avec un nouveau parking relais de 500 places, auxquelles il faut y ajouter 100 places d'un futur parking vélos. De plus, cette première station sera desservie par quatre lignes de bus, dont la future ligne 25 qui sera inaugurée en septembre et qui reliera l'Oncopole à la gare de Colomiers en passant par la station de métro de la ligne A Basso Combo. "Ce sera une ligne de bus à grande vitesse", prévient le responsable des transports en commun locaux. Quant à son autre terminus, situé à l'université Paul-Sabatier, il sera directement connecté à la ligne B du métro, ainsi qu'à huit lignes de bus, le tout profitant d'un parking vélo de 60 places.

Si cette opération d'aménagement est un succès, d'autres prolongements du téléphérique urbain pourraient être envisagés dans les prochaines années, notamment en direction de Saint-Orens ou de Basso-Combo par exemple.

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