Métro à Labège : pour le Sicoval, "le combat continue"

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Pour Jacques Oberti, président du Sicoval, le financement n'est pas bouclé
Pour Jacques Oberti, président du Sicoval, le financement n'est pas bouclé (Crédits : Rémi Benoit)
Le président du Sicoval Jacques Oberti reste dubitatif sur la réalisation d'une ligne de métro entre Ramonville et Labège (PLB), ainsi que sur la troisième ligne de métro. Pour lui, le financement proposé par Tisséo et Toulouse Métropole n'est malheureusement pas bouclé. "Le combat continue" assure l'élu.

Jacques Oberti ne baisse pas la garde. Le président du Sicoval a affirmé devant la presse ce mardi 6 septembre qu'il continuerait à "se battre" pour que le projet de prolongement de la ligne B du métro voie le jour (avec deux stations), ce dernier devant être connecté à la future troisième ligne de métro au niveau de l'Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT), à Labège.

"Le combat n'est pas terminé. Tant que nous n'aurons pas inauguré ces deux lignes interconnectées à l'INPT, il faudra continuer à se battre chaque mois, chaque année, pour que ce projet de ne se rétrécisse pas".

Pour rappel, après plusieurs mois de négociations difficiles, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, a finalement donné son "feu vert politique" au PLB, sous la forme d'un monorail de type Orly Val. L'annonce a été faite le 25 juillet dernier, au moment de la présentation du plan de financement de la troisième ligne de métro. À ce moment là, Jacques Oberti avait laissé paraître son soulagement, mais pointait déjà un financement "non bouclé". Ce mardi, il s'est montré très prudent :

"Nous restons vigilants pour que les engagement pris par nos différents partenaires se traduisent par des faits et que notre participation financière soit en phase avec le service proposé".

Lire aussi :

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"Des chiffres sortis du chapeau de Sacha Briand"

La question du financement n'est en effet pas close. Le 25 juillet dernier, Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo, et Jean-Luc Moudenc, ont annoncé que pour financer le Projet Mobilités (qui comprend la 3e ligne de métro et le PLB), le SMTC allait s'endetter. Pour rembourser les emprunts, les collectivités seront amenées à augmenter leurs contributions annuelles au SMTC. Le plan de financement présenté prévoit donc que la contribution du Sicoval atteigne 15 millions d'euros par an à horizon 2024-2025.

"C'est un chiffre sorti du chapeau de Sacha Briand (vice-président de Toulouse Métropole en charge des Finances, NDLR). Nous nous étions entendus sur un effort du Sicoval allant jusqu'à 6,5 millions d'euros par an (contre 1,2 million aujourd'hui), mais de là à aller à 15 millions ! Il faut rester sérieux, ce serait hors champ pour nous", assure le président du Sicoval.

Pour sa part, Toulouse Métropole s'est engagée à augmenter sa part de manière significative en passant de 100 millions d'euros par an à une fourchette comprise entre 165 et 180 millions d'euros.

 "Le Sicoval, en termes de population, représente un dixième de Toulouse Métropole, rappelle Jacques Oberti. Toulouse Métropole a des leviers d'action que nous n'avons pas. Nous sommes la startup et eux le grand groupe !"

Le mois d'octobre sera mis à profit pour faire un tour de table des financeurs du Projet Mobilités. Plusieurs réunions auront lieu, dont deux "conférences des exécutifs" qui regroupent les élus des collectivités concernées par le projet : Jean-Luc Moudenc (Toulouse Métrople), Jacques Oberti (Sicoval), Georges Méric (Conseil départemental), André Mandement (Muretain Agglo), Carole Delga (Conseil régional), Louis Escoula (SITPRT / communes hors Sicoval et Toulouse Métropole), Jean-Michel Lattes (Tisséo).

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Commentaires
a écrit le 06/09/2016 à 21:37 :
Cette troisième ligne avec la dette supplémentaire qu'elle va créer signifie que beaucoup de toulousains vont faire le deuil d'espérer une amélioration de leur condition de mobilité dans les 20 ans à venir.
Pire cette ligne, au nom du sacro-saint rabattement des voyageurs à son profit, dégradera la condition de mobilité pour beaucoup.

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