CCI de Toulouse  : Alain Di Crescenzo est confiant pour 2016 et sera candidat aux prochaines élections

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(Crédits : Rémi Benoit)
Alain Di Crescenzo a présenté jeudi ses vœux à la presse en insistant sur le rôle central des entreprises et de l'innovation. Optimiste pour 2016, il entend faire de la nouvelle région "un chef de file de la nouvelle croissance française" et a confirmé sa candidature aux élections consulaires en octobre prochain.

"Après une année difficile, 2016 sera l'année du frémissement" : le président de la CCI de Toulouse Alain Di Crescenzo s'est montré optimiste pour cette année, lors de la présentation des vœux au Palais consulaire.

En France, la conjoncture économique s'améliore et le président de la CCI entend "transformer l'essai au niveau régional". Pour cela, il a insisté sur le rôle clé des entreprises locales pour créer des emplois et de la croissance.

"Il ne faut pas attendre les grandes décisions de la Banque centrale européenne mais s'appuyer sur les entrepreneurs."

Pour les aider, Alain Di Crescenzo a rappelé sa volonté d'être au plus proche des entreprises : en 2015, plus de 4 000 entreprises et 900 porteurs de projets ont été accompagnés par la CCI de Toulouse. Les restrictions budgétaires ne doivent pas détourner la CCI de sa vocation première, qui est d'aider les entreprises, a rappelé son président.

"Notre dotation aura chuté de 44 % entre 2013 et 2017", a-t-il souligné.

"Ici, on ne broie pas du noir"

Malgré un environnement économique morose au niveau mondial, la Haute-Garonne a tiré son épingle du jeu en 2015, estime Alain Di Crescenzo. La création d'emploi salariés a continuer de croître (+ 0,4 %), une tendance qui devrait se poursuivre cette année.

"Nous sommes un territoire qui crée de l'emploi. Ici, on ne broie pas du noir", a déclaré le président de la CCI de Toulouse.

En 2015, 1 116 nouvelles entreprises se sont créées dans le département, soit une hausse de 2,1 %, contre un repli de 5 % au niveau national.

Candidat en 2016

Fort de ce bilan, Alain Di Crescenzo a confirmé sa candidature aux élections consulaires du mois d'octobre.

"Je suis prêt pour un mandat départemental ou régional", a-t-il indiqué.

La fusion des deux régions entraîne la création d'une CCI unique pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Cela constitue un véritable atout, estime Alain Di Crescenzo.

"Avec une région de 600 kilomètres de long, nous jouons dans la cour des grandes régions européennes."

Alain Di Crescenzo avait entamé cette journée de vœux par la visite d'entreprises toulousaines. Cette année, l'accent a été mis sur l'innovation et l'Internet des objets. Le président de la CCI s'est rendu dans les locaux de Ffly4u, une jeune entreprise spécialisée dans la géolocalisation d'actifs mobiles. Il a ensuite visité l'IoT Valley, qui regroupe à Labège une trentaine de startups et doit faire de Toulouse une vitrine des objets connectés. En compagnie du patron de Sigfox, Ludovic Le Moan, Alain Di Crescenzo a insisté sur l'importance de l'innovation pour créer de la croissance.

"Il faut faire de notre région le chef de file de la nouvelle croissance", a-t-il détaillé.

Une nouvelle liaison vers la Chine

Pour Alain Di Crescenzo, l'éducation est une priorité et la CCI a accompagné la signature de 2 900 contrats d'apprentissage en 2015. Autre fierté du département : le programme Executive MBA dispensé par Toulouse Business School fait désormais partie des 100 meilleurs mondiaux, selon un classement publié par le Financial Times.

Par ailleurs, le statut de l'école sera modifié cette année pour lui permettre de lever des fonds et de rivaliser avec les plus grandes écoles mondiales.

Concernant l'aéroport de Toulouse-Blagnac, l'arrivée du nouvel actionnaire chinois "s'est bien passée", considère le président de la CCI également vice-président de l'aéroport. De nouvelles lignes seront ouvertes à destination de la Chine et des États-Unis, a-t-il ajouté. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d'intégrer l'aéroport dans le tracé de la future troisième ligne de métro. "Comment ne pas desservir l'aéroport ? Ce serait quand même un sacré bug... J'ai écrit à Toulouse Métropole pour dire qu'il fallait une connexion entre la gare Matabiau et l'aéroport."

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