Aéroport de Toulouse : le Conseil départemental fait appel à Wiseed pour racheter les parts de l'État

 |   |  386  mots
L'aéroport de Toulouse-Blagnac
L'aéroport de Toulouse-Blagnac
Absent du dossier dans les premiers temps, le Conseil départemental de Haute-Garonne se démène depuis mars dernier et l'élection du socialiste George Méric pour maintenir l'aéroport Toulouse-Blagnac dans le giron public. Favorable au rachat des dernières parts de l'État, il a rappelé la plateforme de financement participatif Wiseed pour associer les citoyens à l'opération.

Favorable au maintien de la puissance publique dans la gestion de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le Conseil départemental de Haute-Garonne souhaite que les actionnaires locaux (CCI, Toulouse Métropole, Conseil régional et Conseil départemental) rachètent les 10,01 % de parts encore détenues par l'État au capital d'ATB, la société de gestion de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. À l'initiative de Georges Méric, le président socialiste du Conseil départemental, les actionnaires publics locaux (CCI, Région et Métropole) se réuniront en septembre pour discuter d'un rachat conjoint.

La plateforme de financement participatif Wiseed participera également à la table ronde. En novembre 2014, elle avait mobilisé près de 10 000 investisseurs potentiels pour une somme globale de 18 millions d'euros. Une opération à succès qui s'était soldée par un échec, devant l'impossibilité de mener le projet à terme. Contactée début juin par le Département, la société a cependant accepté de participer à la réunion des actionnaires publiques locaux.

"L'engouement suscité par l'opération de Wiseed fin 2014 démontre l'attachement de nos concitoyens au contrôle public de l'aéroport et me conforte dans la position qui est celle du Département de la Haute-Garonne dans ce dossier, a affirmé Georges Méric dans un communiqué. Un partenariat entre les actionnaires publics locaux et la société Wiseed est l'outil adéquat pour dépasser les obstacles juridiques et financiers au projet, ambitieux et réaliste, de rachat des parts de l'État. Je suis heureux que Wiseed s'associe aux actionnaires publics locaux et intègre le tour de table."

Oui, mais...

Du côté de Wiseed, on n'atteint pas semble-t-il le même degré d'enthousiasme. "Nous avions lâché l'affaire, mais on est venu nous chercher, explique Thierry Merquiol, président de Wiseed. Nous sommes prêts à discuter et à relancer l'opération si tous les voyants sont au vert."

Une possibilité dont doute le cofondateur de la société. "Je suis dubitatif, avoue-t-il. Je ne vois pas le consortium Casil mettre 308 millions d'euros sur la table sans la garantie d'avoir le pouvoir. Et l'État s'est engagé (initialement NDLR) à leur vendre ses 10,01 %."

À l'heure actuelle, l'État n'est plus vendeur de ses parts restantes, Emmanuel Macron s'étant engagé à ne pas céder les 10,01 %.

Affaire à suivre début septembre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/06/2015 à 16:52 :
Disparition du PDG de l'aéroport et soupçons de corruption :

https://www.facebook.com/collectifcontreprivatisationaeroporttoulouse/photos/a.944785255566473.1073741833.935844319793900/1096837370361260/?type=1&theater

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :