La bataille pour l’eau a commencé

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Levier essentiel d’une consommation optimisée de l’eau, les pratiques d’irrigation doivent être modifiées.
Levier essentiel d’une consommation optimisée de l’eau, les pratiques d’irrigation doivent être modifiées. (Crédits : Rémi Benoit)
Face à l’épuisement des ressources hydriques, acteurs publics comme privés se mobilisent pour trouver des solutions de stockage et surtout pour réduire la consommation. Les agriculteurs sont les premiers concernés.

En plus d'être le titre d'un roman de science-fiction datant de 1989, "l'or bleu" est une expression qui devrait prendre de plus en plus de sens au fil du temps pour évoquer la  raréfaction de l'eau liée au réchauffement climatique... De fait, le bassin Adour-Garonne (territoire du Sud-Ouest français) affiche déjà un déficit annuel de 250 millions de mètres cubes en eau.

"En 2018, nous avons reversé dans la Garonne environ 51 millions de mètres cubes d'eau provenant de nos réserves hydroélectriques. À l'heure actuelle, nous lâchons pas moins de 10 mètres cubes par seconde, qui passent dans le fleuve", commente Jean-Michel Fabre, vice-président du conseil départemental de Haute-Garonne chargé de l'Environnement.

D'ici à 2050, ce déficit est même estimé à 1,2 milliard de mètres cubes si rien n'est fait pour préserver cette ressource. Et le rapport Climator, réalisé par l'Agence nationale de la recherche et l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), prévoit des baisses sensibles et croissantes de l'humidité des sols dès les années 2020. Preuve de l'importance de cette question, les Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, la préfecture d'Occitanie et le Comité de...

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