La Californienne BrighTex Bio-Photonics (BTBP) installe son siège européen à Toulouse

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Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole a rencontré Raj Chhibber, le PDG de BTBP lors de son arrivée dans la Ville rose le 22 mai.
Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole a rencontré Raj Chhibber, le PDG de BTBP lors de son arrivée dans la Ville rose le 22 mai. (Crédits : BTBP)
Une entreprise américaine installe son siège européen dans la Ville rose. Spécialisée en intelligence artificielle dans le domaine des cosmétiques, BrighTex Bio-Photonics intégrera cet été le Bioparc dédié à la recherche scientifique. Un choix qui confirme l'ambition de Toulouse de se positionner comme un acteur incontournable de l'innovation technologique. L'équipe dirigeante de BTBP est arrivée à Toulouse ce 22 mai pour superviser cette installation.

Quand on parle d'industrie à Toulouse, le nom d'Airbus est le premier qui vient en tête. La Ville rose est pourtant en bonne place dans bien d'autres domaines que l'aéronautique.

"La France dans le domaine des cosmétiques, ça parle et Toulouse non. Pourtant dans ce domaine, la ville est en pointe. Il ne faut pas oublier qu'il y a ici une tradition de la chimie avec une figure comme celle de Paul Sabatier, mais au-delà de ça, aujourd'hui, la recherche en cosmétique en France, c'est à Toulouse qu'elle se fait" note Silvia Ferrari, directrice adjointe de l'agence d'attractivité de Toulouse.

Ce constat, l'agence d'attractivité a su le vendre. C'est elle qui a favorisé la venue de BrighTex Bio-Photonics (BTBP). Cette entreprise américaine basée en Californie installe son siège européen à Toulouse. PME familiale créée il y a douze ans par un physicien, elle est spécialisée en intelligence artificielle dans le domaine des cosmétiques.

"Nous avons développé des algorithmes qui permettent une analyse très fine de la peau par le biais de la reconnaissance faciale. Rides, âge, type de peau, de nombreux critères sont analysés au nanomètre près" explique Raj Chhibber, PDG de BTBP.

Une technologie qui intéresse les entreprises soit comme outil marketing pour celles qui vendent des produits finis ou comme démonstration scientifique de l'efficacité d'un principe actif pour celles qui sont spécialisées dans ce domaine. Si BTBP qui compte 50 employés tient à rester discrète sur son chiffre d'affaires en évoquant seulement "plusieurs millions d'euros" pour l'année dernière, elle travaille aux États-Unis avec de grands groupes. L'Oréal, le géant Unilever ou encore l'Américain Pons font partie de ses clients.

Synergie d'acteurs

À Toulouse, la PME (qui compte embaucher une dizaine de personnes sur trois ans) veut travailler avec les acteurs de la cosmétique comme le laboratoire pharmaceutique Pierre Fabre, la multinationale Clariant ou encore Givaudan, tous deux spécialisés dans les principes actifs liés à la cosmétique mais pas seulement.

"Nous avons choisi Toulouse car c'est une ville qui offre de nombreuses possibilités autant dans le domaine des cosmétiques que dans d'autres secteurs", indique Raj Chhibber.

Car si la technologie développée par BrighTex Bio-Photophonics est pour l'heure utilisée dans le domaine des cosmétiques, elle peut aussi s'appliquer à d'autres. Par exemple l'aéronautique en imaginant qu'un drone analyserait non pas les caractéristiques d'un visage mais les défauts d'un avion, ou encore l'automobile à travers la reconnaissance faciale pour une voiture connectée. Des pistes qui convergent vers un secteur où Toulouse s'illustre tout particulièrement : celui de l'innovation technologique. Un atout qui a fortement pesé dans la balance lorsque BTBP a choisi de s'y installer.

Intelligence artificielle, big data ou encore IOT, autant de domaines clés où la ville rose s'illustre.

"Il n'y a qu'à Toulouse que l'on retrouve l'ensemble de ces systèmes. C'est ce qui fait notre différence. Plus que la Silicon Valley, on est la Boston de la France. Quand le MIT (prestigieuse université américaine spécialisée en sciences et technologies ndlr) fait une conférence en France, il vient à Toulouse. Il y a un savoir-faire ici et maintenant il faut le faire savoir" conclut Silvia Ferrari, directrice adjointe de l'agence d'attractivité de Toulouse.

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Commentaires
a écrit le 26/05/2018 à 8:48 :
Il va être temps de passer à autre chose que le tout aéronautique. Même si l'on peut être fier, la cyclicité du marché et l'arrivée des chinois avec leur Comat pourrait mettre la région en difficulté dans quelques années ... Pensons y avant !!

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