Toulouse accueille un colloque international sur la surveillance du climat par satellite

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Le satellite franco-allemand Merlin utilise le laser pour mesurer les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère avec une précision inégalée.
Le satellite franco-allemand Merlin utilise le laser pour mesurer les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère avec une précision inégalée. (Crédits : CNES/Ducros David, 2014)
À moins d’un mois de la COP23, l’Académie de l’Air et de l’Espace organise les 10 et 11 octobre à Toulouse un colloque international dédié aux mesures par satellite des données atmosphériques influençant le climat. L'occasion de contrôler l’efficacité des engagements pris par les États signataires de l’Accord de Paris.

"Le Climat a besoin d'Espace". C'est le thème du colloque organisé par l'Académie de l'Air et de l'Espace (AAE) sur le site toulousain de Météo France les 10 et 11 octobre. Airbus, le Cnes, l'Esa, le CEA, l'Onera, Thalès Alenia Space, Météo France, Eumetsat... Moins d'un mois avant la COP23, tous les acteurs importants du spatial et de la météo seront réunis pour échanger autour des défis scientifiques et technologiques de la mesure des paramètres atmosphériques terrestres par satellite. Le 1er août, le colloque à obtenu la labellisation ESOF 2018 (l'année prochaine, la Ville rose sera capitale européenne de la science):

"L'objectif de ce colloque est de rassembler différents milieux pour susciter le débat : les scientifiques qui modélisent le changement climatique, les industriels qui développent les senseurs spatiaux et les grands patrons d'agences preneurs de décisions", expose Anne-Marie Mainguy, président de l'AAE.

Observer les effets de l'Anthropocène

L'observation du climat est un sujet extrêmement complexe dans le cadre de l'Anthropocène (époque de l'histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l'écosystème terrestre). Ainsi, la journée du 10 octobre sera consacrée aux défis scientifiques à relever tels que le contrôle des émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles, la mesure du méthane atmosphérique (CH4) ou l'influence des nuages et de la vapeur d'eau dans la sensibilité du climat.

"Les intervenants du Centre national de recherches météorologiques, du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement et du Max Planck institute for biogeochemistry montreront en quoi la mesure de ces paramètres atmosphériques doit nécessairement s'effectuer depuis l'espace, ainsi que les exigences relatives aux observations par satellite", précise Anne-Marie Mainguy.

Quelles technologies spatiales ?

Dans un second temps, le mercredi 11 octobre sera dédié à une vision plus technique. Des ingénieurs d'Airbus, Thalès Alenia Space, de l'Esa, du Cnes, d'Eumetsat et des laboratoires du Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique (DLR) présenteront leurs observatoires spatiaux et leur regard sur les technologies de demain.

La nécessité d'avoir des sondages atmosphériques plus précis pour mesurer les taux de CO2 et de CH4 sera notamment abordée. Pour Marc Pircher, président du...

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