French Tech : "Niveau mixité, le secteur numérique est loin du compte"

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Véronique Di Benedeto, présidente de Femmes du Numérique, lors de la cérémonie LTWA 2015 à Toulouse
Véronique Di Benedeto, présidente de "Femmes du Numérique", lors de la cérémonie LTWA 2015 à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit)
Véronique Di Benedetto est la directrice générale France du groupe européen Econocom, spécialiste de la transformation digitale des entreprises. Cette cheffe d'entreprise, marraine des La Tribune Women's Awards Toulouse 2015, est également présidente du réseau "Femmes du numérique". Pour elle, il est "hors de question que les femmes soient absentes de la révolution digitale". Elles ne représentent pourtant que 27 % des effectifs dans le numérique. Interview.

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Commentaires
a écrit le 25/08/2015 à 17:27 :
27% de femmes ? cela me semble énorme en comparaison des taux de féminisations des filières concernées(au niveau de la formation)

N'est-t-on pas en présence d'un favoritisme des diplômées féminines ?
Réponse de le 25/08/2015 à 22:08 :
Certes mais votre avis ne citant aucune formation chiffrée aucun ratio objectif n’est possible. Les métiers du numérique sont une branche d’activité recouvrant un bon nombre de métiers Selon une étude de la Commission Européenne, les femmes forment 9 % des concepteurs d’applications informatiques, 19 % des responsables du secteur des TIC, 19 % des entrepreneurs et 30 % de la main d’œuvre des TIC. A l’aune du développement des métiers du numérique et des opportunités de recrutement, on comprend la nécessité d’attirer plus de jeunes filles dans les formations aux métiers du numérique afin que les femmes prennent une place plus importante à l’avenir dans ces métiers Maintenant effectivement tout ce travail a pour but de lutter contre i le déficit de vocation féminine pour le numérique. Effectivement les femmes sont de l’ordre de 27 % dans les entreprises du numérique. Les jeunes filles sont 20 % dans les écoles d’ingénieurs et 16 % dans les formations en IT. Mais nous pouvons aussi mentionner que les filles qui forment 47 % des bacheliers scientifiques Vous pouvez évoquer de la discrimination positive si vous le souhaitez , mais les jusqu’à présent le quota masculin très fort de la non mixité est maintenu grâce aux réseaux aux lobby ou simplement à la culture luttant contre l’égalité professionnelle Quoiqu’il en soit les jeunes filles sont moins de 20 % dans les écoles du numérique, alors que les ingénieurs formés à ces métiers sont parmi les plus recherchés par le marché et ne rencontrent aucun problème de placement. »La promotion des femmes augmente donc simplement le vivier de compétence et rassurez-vous la parité est encore loin sur les 48% de femmes actives
a écrit le 25/08/2015 à 12:54 :
La French Tech est sexiste, c’est le seul frein… On voit bien ici toutes les réticences purement machistes dont les commentaires se font échos, refusant même le titre de cheffe d’entreprise fussent elle filiale d’une autre. Ou alors la féminisation des métiers comme si l’on disait le directeur est enceinte !!!!: les femmes sont les premières actrices, consommatrices et utilisatrices du web Et ce même si, nous en sommes conscientes, certains s’évertuent toujours à vouloir faire entrer les femmes dans des cases : ou quiche ou tech, ou mère ou pro, ou Elle ou Le Monde- c’est comme boire ou conduire, il faut choisir. Les femmes n’ont a priori pas moins d’atouts que les hommes pour gagner de l’argent dans la High tech Il n’y a pas de gènes féminins ou masculins de la capacité à gagner de l’argent ou à entreprendre. On dit souvent des femmes qu’elles ont une moindre appétence à la prise de risque, qu’elles sont plus rétives à exprimer leur ambition, que leur audace est bridée par toutes sortes de complexe (d‘imposture, de la bonne élève…). Il y a du vrai là-dedans, et ce sont nos cultures stéréotypées qui sont à faire évoluer L’injustice est davantage tolérée quand elle est acceptée (subie) de longue date, quand elle relève d’une pratique culturelle. Les hommes sont encore leaders dans les postes clés des entreprises du secteur technologique/digital. C’est injuste aussi pour 50% de la population (les femmes). Pourtant, cela semble tout naturel parce que la société repose sur un modèle où les hommes sont reconnus comme davantage « sensibles » aux new tech que les femmes, et que ces dernières restent davantage reléguées à des postes d’assistantes. Le manque de modèles féminins et également le modèle sur lequel repose l’éducation (à la maison, à l’école) y sont pour beaucoup. Rares sont les petites filles auxquelles les papas montrent comment réparer la tondeuse à gazon et rares sont les petits garçons auxquelles les mamans apprennent à plier le linge propre Nous créons donc des réseaux pour mettre en valeur les femmes et les parcours dans la technologie afin d’encourager la mixité dans un milieu traditionnellement masculin. Et ce n’est pas notre prédestination supposée qui nous empêchera de prendre toute notre place
Réponse de le 25/08/2015 à 15:51 :
Quel ramassi de stéréotypes... Mais dans quel monde vivez vous au juste ? Pakistan ? Arabie Saoudite ? Je ne reconnais pas la France dans votre discours, et travaillant dans l'informatique je ne reconnais pas les femmes que je cotoie quotidiennement dans votre description. Ma N+2 ? Une femme. Mes N+1? 1 femme et 1 homme. Ma maîtrise d'ouvrage ? 2 femmes et 2 hommes. Les devs ? 6 hommes. Donc je résume, plus on monte dans la hierarchie et plus les femmes trustent les places. Par contre aux postes de développeur (c'est un peu l'ouvrier de l'informatique), que des hommes. Pour autant, tous les devs ne pourront pas monter puisqu'ensuite la parité imposera autant de places aux hommes qu'aux femmes. Elle est ou l'égalité ? Continuez donc à polémiquer sur forum, vous auriez bien du mal à faire face à la réalité.
Réponse de le 25/08/2015 à 22:31 :
Non Monsieur mes propos sont factuels et relèvent tous d’études et de statistiques sérieuses d’ailleurs tous ces nouveaux réseaux féminins sont directement issu des ce constats pour l’Egalité Professionnelle en Europe mais aussi aux USA. Ce n’est pas le premier article sur le sujet Le stéréotype absolu est au contraire d’essayer de faire passer votre microcosme professionnel pour la réalité du monde. Généraliser demande de faire des études et de les entrecouper avec d’autres Vous trouverez toujours une argumentions valide à mes propos Par exemple selon les travaux du CEREQ, les métiers de l’informatique sont parmi les plus délaissés par les femmes Aujourd’hui, nous les femmes du secteur sont majoritairement présentes dans des fonctions RH, communication, marketing. Elles sont seulement 20% aux postes d ingénieures et 19% sont cadres dirigeants. Nous voulons participer à cette révolution numérique qui bouleverse le marché de l’emploi. Nous avons été exclues par des lois ségrégationnistes des précédentes révolutions D’ici 15 ans la moitié des métiers existants vont disparaître ou être profondément remaniés par la transformation numérique qui s’opère dans toute l’économie actuelle. Il est donc très clair que, si l’on n’amène pas les jeunes femmes à prendre elles-aussi, et maintenant, le virage numérique, le risque est grand de voir le « gender gap » se creuser ! Moi je parle du macrocosme qui prend peu à peu conscience de l’opportunité que représente le numérique pour les femmes, et inversement.
Réponse de le 25/08/2015 à 22:39 :
Non Monsieur mes propos sont factuels et relèvent tous d’études et de statistiques sérieuses d’ailleurs tous ces nouveaux réseaux féminins sont directement issu des ce constats pour l’Egalité Professionnelle en Europe mais aussi aux USA. Ce n’est pas le premier article sur le sujet Le stéréotype absolu est au contraire d’essayer de faire passer votre microcosme professionnel pour la réalité du monde. Généraliser demande de faire des études et de les entrecouper avec d’autres Vous trouverez toujours une argumentions valide à mes propos Par exemple selon les travaux du CEREQ, les métiers de l’informatique sont parmi les plus délaissés par les femmes Aujourd’hui, nous les femmes du secteur sont majoritairement présentes dans des fonctions RH, communication, marketing. Elles sont seulement 20% aux postes d ingénieures et 19% sont cadres dirigeants. Nous voulons participer à cette révolution numérique qui bouleverse le marché de l’emploi. Nous avons été exclues par des lois ségrégationnistes des précédentes révolutions D’ici 15 ans la moitié des métiers existants vont disparaître ou être profondément remaniés par la transformation numérique qui s’opère dans toute l’économie actuelle. Il est donc très clair que, si l’on n’amène pas les jeunes femmes à prendre elles-aussi, et maintenant, le virage numérique, le risque est grand de voir le « gender gap » se creuser ! Moi je parle du macrocosme qui prend peu à peu conscience de l’opportunité que représente le numérique pour les femmes, et inversement.
PS
Désolée pour votre ego misogyne d'être commandé des Femmes ;-)
a écrit le 25/08/2015 à 10:52 :
cheffe d'entreprise ,on aura tout lu !!
Réponse de le 25/08/2015 à 11:21 :
elle est DG de la filiale française d'un groupe , elle n'est donc ni cheffe , ni chef d'entreprise. Elle est salariée d'un grand groupe.
Réponse de le 27/08/2015 à 9:18 :
en effet grosse rigolade ce matin ! Le Larousse 2016 fera le double d'épaisseur ! hahahahahaha n'importe quoi, que ce monde est devenu stupide, heureusement il y a des gens brillants qui sont à des années lumières de pareils nièceries. Et en plus c'est exact elle n'a STRICTEMENT rien d'une chef d'entreprise !
Réponse de le 29/08/2015 à 0:53 :
@jc: Le sujet n’est que politique. Votre lumière est éteinte dans l’enceinte de l’académie française ou dorment nos vieux conservateurs trop fiers de leur virilité Il règne l'archaïsme linguistique affectant ces noms de fonction, métier, titre ou grade que l'usage traditionnel donne pour masculin exclusivement. Dans le pays originel on commence seulement, en réalité, à rattraper le retard pris sur le français qu'on parle ailleurs, au Canada, en Belgique ou en Suisse, ¬ où l'on s'est doté de textes réglementaires spécifiques pour orienter l'usage administratif officiel (dès 1979 au Québec, et depuis 1993 en Belgique). La féminisation des appellations professionnelles et des titres ne renvoie, en effet, à rien d'autre que la satisfaction d'une exigence d'égalité entre hommes et femmes dans notre société. Egalité de droit, de traitement et de représentation ¬ représentation linguistique autant que représentation politique. Quant au chef d’entreprise c’est une appellation juridique ici une filiale de droit français ,qui désigne dans tous les cas le dirigeant de société dans ce cas nommée à ce poste les instances représentatives des propriétaires de la société mère
a écrit le 25/08/2015 à 8:10 :
Et alors? L’important est que cela marche.
Au fait, ne pas confondre fonction et adjectif :
Une femme directeur, mais une ligne directrice
Une femme assassin, mais une remarque assassine
Ou alors, une femme hypocrite devra-t-elle être appelée « fausse jetonne » ?
Réponse de le 25/08/2015 à 23:35 :
Voltaire lui est bien mort mais notre langue évolue : elle n’est évidemment pas séparée des enjeux du temps. La parité a sa place dans la langue Elle n’est pas dans le lexique, pour l’essentiel, une question linguistique ni même grammaticale. De très nombreux substantifs féminins désignant des métiers, titres, grades et fonctions existent déjà, les autres se forment aisément ; leur existence était latente, seules les conditions sociales en ont différé l’emploi. Utiliser un générique afin de désigner une personne singulière est une erreur logique ; employer un masculin générique pour nommer une femme particulière est une agression. Dire « le directeur», en parlant d’une femme, c’est nier la singularité de sa personne. L’expression « Madame le directeur » est contraire : à la logique : elle emploie un générique dans un énoncé spécifique ; à la grammaire : le genre est d’abord l’accord des déterminants ; à la civilité : elle impose un masculin à une personne féminine singulière. Faux jeton est une expression et les adjectifs dérivés au moyen des suffixes -al, -cole, -el,-ier, -if, -in, -ique (pour ne citer que les plus productifs) indiquent essentiellement le domaine dans lequel s’exerce l’activité de l’agent, exprimée par le premier élément du syntagme : Un assassin est donc un raccourci qui n’exprime pas le genre La langue française a les moyens de désigner, tant au masculin qu’au féminin, celles et ceux qui exercent les métiers d’aujourd’hui et exerceront demain les métiers du futur.
a écrit le 25/08/2015 à 3:54 :
Donc, si j’ai bien compris, elle souhaite faire pression sur les femmes à s’orienter vers une filière qu’elles ne souhaitent visiblement pas. C’est ce qu’on appelle la mixité à tout prix ?

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