PEX : un chantier pour que Toulouse change de dimension

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Les travaux qui ont débuté en décembre 2016 doivent s'achever en février 2020.
Les travaux qui ont débuté en décembre 2016 doivent s'achever en février 2020. (Crédits : Les Yeux Carrés)
Avec le nouveau Parc des Expositions (PEX) dont la livraison est prévue pour février 2020, la métropole toulousaine aura la 3ème capacité d’accueil en terme d’événementiel en France hors Paris, contre 7ème actuellement. Grâce à ce chantier qui s’étend sur une centaine d’hectares pour un coût total de 311 millions d’euros hors taxes financés par les collectivités, les élus espèrent accueillir un million de visiteurs chaque année sur place.

Pas moins de 30 000 m3 de béton coulées, 700 000 m3 de mouvements de terre et 7 000 tonnes d'acier utilisées, soit l'équivalent de la Tour Eiffel. Voilà quelques chiffres qui illustrent la grandeur du chantier du futur Parc des Expositions de Toulouse Métropole actuellement en cours au nord-ouest de Toulouse, sur les communes de Beauzelle et de Aussonne.

"C'est le plus important chantier mené par des collectivités locales en France actuellement. Malgré les aléas climatiques de ces dernières semaines, ce chantier avance bien et la livraison du futur PEX est toujours prévue pour la fin du mois de février 2020. Ensuite, il sera remis à GL Events, l'exploitant, qui réalisera pendant six mois des aménagements intérieurs à ses frais afin que le site soit opérationnel à la rentrée 2020", détaille Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, l'un des financeurs du projet.

En effet, ce chantier d'une centaine d'hectares qui mobilise près de 500 personnes au quotidien va laisser place progressivement à trois bâtiments principaux. Le futur Parc des Expositions comptera un hall d'expositions de 40 000 m2, un centre de conventions et de congrès de 15 000 m2 et un parking silo de 3 000 places sur quatre niveaux. Le site comptera aussi une surface d'exposition en extérieur de 26 000 m2, des parkings extérieurs d'une capacité de 3 000 places et des zones d'activités annexes (commerces, restaurants, hôtels, etc).

Lire aussi : Kaufman & Broad réalisera le complexe hôtelier du Pex

Passer un cap dans l'accueil d'événements

Un projet d'une telle ampleur a un coût non négligeable : 311 millions d'euros... hors taxes. Sur cette facture, Toulouse Métropole en apporte la majorité avec 199 millions d'euros, la Région Occitanie 45 millions d'euros, le Département de la Haute-Garonne 45 millions d'euros également et Tisséo 22 millions d'euros. Cet investissement doit permettre de faire passer un cap à la métropole toulousaine dans l'accueil d'événements.

"Avec ce nouvel équipement, Toulouse va passer au troisième rang national hors Paris en terme d'accueil d'événements derrière Lyon et Nice. Actuellement, nous sommes à la septième place. Le parc des expositions actuel sur l'île du Ramier est trop petit et obsolète. Par conséquent, on loupe certains événements d'envergure nationale voire internationale car nous n'avons pas l'offre nécessaire pour les accueillir", regrette Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.

Ainsi, avec le futur PEX, les élus espèrent accueillir pas moins de 80 événements chaque année pour 230 jours d'occupation. Par conséquent, ils espèrent au moins un million de visiteurs sur ce site chaque année. Du côte de la redevance, Toulouse Métropole espère toucher 1,3 million d'euros chaque année de la part de GL Events, le futur exploitant de cet équipement.

Le tram uniquement les jours de congrès

Avec un tel flux attendu, les infrastructures routières et les transports en commun ont été longuement pensés pour répondre au mieux à la future demande. Ainsi, le chantier comprend la création de 4,2 kilomètres de voiries, dont 2,5 kilomètres en 2x2 voies. La RD 902, aussi appelée la Voie Lactée, va être prolongée sur 900 mètres pour une mise en service prévue à la fin de l'année 2018. La ligne de tram T1, va également être prolongée sur 700 mètres afin d'implanter une nouvelle station au niveau du PEX.

"Cette station fonctionnera uniquement lorsque des manifestations se dérouleront au Parc des Expositions. On enverra alors des trams en rafale en fonction de l'affluence attendue. C'est un dispositif que l'on peut comparer à ce qui se fait actuellement lors que le Stadium accueille une rencontre sportive", explique Jean-Michel Lattes, président de Tisséo.

À terme, l'instance en charge des transports en commun de l'agglomération toulousaine envisage le prolongement de sa navette express qui doit relier la station Jean Maga de la future troisième ligne de métro à l'aéroport. En effet, celle-ci passerait par les usines d'Airbus avant de rejoindre le Parc des Expositions.

Lire aussi : Diaporama : à la découverte du chantier du Parc des Expositions

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Commentaires
a écrit le 16/10/2018 à 20:47 :
Magnifique projet!? Pas de prolongement de la Voie lactée et donc un enfer maintenant pour des milliers de personnes qui se rendent à Toulouse ou Blagnac pour travailler. Inconsistance totale des élus qui ont mis la charrue avant les boeufs.

Des kilomètres de bouchons, des automobilistes excédés (de même que nos chers patrons) et des accidents quasi quotidiens....

Je m'en souviendrai quand je voterai!
a écrit le 23/06/2018 à 6:57 :
Mais bon sang le prolongement de la Voie lactée jusqu'à grisolles ou l'A62 qui devrait être la priorité dés priorité aucune études aucun projet avancé rien de rien mais on est dirigé dans cette agglomération ou quoi ??

Aucun projet de voie rapide autour de toulouse ils déversent encore plus de voitures sur un périphérique au bord de l'asphyxie encore et encore mais rien de rien, nada, pas l'ombre d'un début de commencement de projet de nouvelles voies rapide ou contournement RIEN !!
a écrit le 22/06/2018 à 18:20 :
S’ajoutant à l’augmentation du trafic dans la zone, les déviations mis en place autour du PEX (Parc), surchargent le Chemin d’ULIET (Communes Aussonne/Cornebarrieu) au point ou ça en devient dangereux. Ce chemin communal débouche sur l'entrée du parking voiture du PEX.

Une conséquence absurde du trafic intensif sur ce chemin est que le trafic sur la route nationale (la N224) est totalement arrêté pour céder le passage au flux continu venant de ce petit chemin communal.
Du coup nombre d’automobilistes quittent en amont la N224 via la route de Seilh (D63) et le chemin d’ULIET pour retourner sur la N224 en étant prioritaires au rond-point de DAHER sur ceux restés sur la N224, qui du coup restent à l’arrêt créant un bouchon de plusieurs kilomètres.

Cette situation fait jouer au Chemin d’ULIET le rôle d’une route nationale ce qui laisse présager LE PIRE dans un futur proche (trafic saturé, nuisances et accidents) avec la densification immobilière incontrôlée du Nord puis les 1 000 000 de visiteurs annuels attendus au PEX.

Nous observons la même situation à Seilh au niveau de l’allée des Tricheries

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