"Al Jazira est une aubaine pour le football", Olivier Sadran a présenté à Toulouse ses vœux à la presse

 |   |  674  mots
Olivier Sadran, président du Toulouse Football Club
Olivier Sadran, président du Toulouse Football Club
Le président du TFC présentait ce 24 janvier ses vœux à la presse. Offensif, Olivier Sadran n'a esquivé aucun sujet. Au niveau financier, le club attend un chiffre d'affaires de 35 à 39 M€ pour 42 à 43 M€ de dépenses. Côté sportif, les résultats et les ambitions sont selon lui "en accord avec les moyens". Enfin, sur la question des droits télés, Olivier Sadran estime qu'Al Jazira "est une aubaine".

Le président du TFC présentait ce 24 janvier ses vœux à la presse. Offensif, Olivier Sadran n'a esquivé aucun sujet. Au niveau financier, le club attend un chiffre d'affaires de 35 à 39 M€ pour 42 à 43 M€ de dépenses. Côté sportif, les résultats et les ambitions sont selon lui "en accord avec les moyens". Enfin, sur la question des droits télés, Olivier Sadran estime qu'Al Jazira "est une aubaine".

Cette saison, le TFC affiche une moyenne de 22530 spectateurs par match en moyenne, un chiffre en progression par rapport à 2010. Ce résultat, "lié à un certain nombre d'actions vis-à-vis des écoles et des écoles de football", comme l'explique Olivier Sadran, ne permet pas au club d'avoir suffisamment de revenus. "La situation financière du TFC n'est pas très brillante mais pas catastrophique. Nous avons beaucoup de mal à améliorer les recettes billetterie et marketing", confie le président. Pour la saison 2011-2012, le club table sur un chiffre d'affaires de 35 à 39 M€ pour des dépenses de 42 à 43 M€.

"Chaque année, le résultat d'exploitation hors transfert est négatif, assure ainsi Olivier Sadran. Nous cherchons à maintenir un équilibre difficile à atteindre." Au niveau du sponsoring et des revenus marketing qui représente environ 7 M€ pour le TFC, il déplore le manque de soutien des gros industriels de la région. "Nous y travaillons, mais avec la crise économique, le marketing sportif n'est pas la priorité des entreprises. Le problème est aussi culturel. En Allemagne par exemple, les industriels investissent et communiquent beaucoup autour du football."

L'autre source de revenus pour les clubs de football concerne les droits télés. Et sur cette question et l'arrivée d'Al Jazira dans le football français, Olivier Sadran s'est montré très clair. Le président du TFC a en partie mené les négociations avec la chaîne saoudienne, désormais seule en piste pour l'attribution du dernier lot. "Al Jazira est une aubaine pour le football et pour le sport français en général. Ils ne sont pas très connus en France mais ce sont des gens très sérieux qui ne jettent pas l'argent par les fenêtres. Il sont très durs en négociation et exigeants mais heureusement qu'ils sont là sinon cela aurait été un cataclysme économique et des clubs auraient mis la clé sous la porte. » Pour le TFC, les droits télés ne seront « pas au même niveau de revenu qu'aujourd'hui mais ce sera gérable », affirme-t-il.

Avec toutes ses difficultés, Olivier Sadran s'est déclaré satisfait des résultats sportifs: "Nous intégrons des jeunes, ce qui est en harmonie avec nos valeurs. Nous avons été capables de produire un spectacle de qualité lors de certains matchs. Je ne peux pas laisser dire que nous n'avons pas d'ambitions. Le pire serait d'avoir des ambitions que nous ne sommes pas capables d'assumer." Le Toulouse Football Club n'est selon lui pas amené à "concurrencer les meilleurs clubs français à l'heure actuelle".

Interrogé sur d'éventuels investisseurs étrangers, Olivier Sadran n'envisage pas de vendre. Même s'il reconnait qu'un club de football ne génère pas de profit. "Il y a une expression dans l'aérien qui dit : « Si tu es milliardaire, le meilleur moyen de devenir millionnaire est de racheter une compagnie. » C'est un peu pareil avec un club de foot, je ne connais personne qui ait acheté un club pour assurer sa retraite." Enfin, concernant l'Euro 2016 et les travaux à venir, il a déclaré que "le TFC n'a rien à gagner. Je me suis battu pour la ville mais pendant les travaux nous n'aurons pas de revenus marketing. Cette année-là sera très difficile. Cette baisse de revenu est une très belle participation au coût des travaux d'autant que nous avons déjà fait beaucoup en investissant 5 M€ depuis que je suis arrivé et que cela n'a pas été reconnu."

Paul Périé

En photo : Olivier Sadran, président du Toulouse Football Club (© Rémi Benoit)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :