Au Bourget, le CNES, Astrium et Thales Alenia Space rappellent les enjeux majeurs du spatial

 |   |  460  mots
Le stand du CNES au Salon du Bourget
Le stand du CNES au Salon du Bourget
Pas d'annonce spectaculaire concernant le domaine du spatial au Salon du Bourget qui se tient jusqu'à dimanche. Mais plutôt l'occasion de rappeler les enjeux majeurs qu'il représente et de faire le point sur les différents projets.Pour son premier discours public, le premier jour de la cinquantième édition du Salon du Bourget, Jean-Yves Le Gall, le patron du CNES nommé en avril, a rappelé les objectifs de l'agence spatiale française, réunis dans un programme fédérateur baptisé Ambition 2020. "Le CNES a une feuille de route chargée", a-t-il souligné.

Pas d'annonce spectaculaire concernant le domaine du spatial au Salon du Bourget qui se tient jusqu'à dimanche. Mais plutôt l'occasion de rappeler les enjeux majeurs qu'il représente et de faire le point sur les différents projets.

Pour son premier discours public, le premier jour de la cinquantième édition du Salon du Bourget, Jean-Yves Le Gall, le patron du CNES nommé en avril, a rappelé les objectifs de l'agence spatiale française, réunis dans un programme fédérateur baptisé Ambition 2020. "Le CNES a une feuille de route chargée", a-t-il souligné.

Au menu : la poursuite des missions scientifiques avec Euclide, Exomars ou Cosmic vision dont la décision pour un lancement en 2024 pourrait être prise l'an prochain. Également au programme, la poursuite de lancement de satellites pour l'étude de la Terre, pour le système de navigation Galileo, ou encore le développement de satellites à propulsion électrique dans le cadre du projet NeoSat. "Nous ne pouvons pas laisser les Américains occuper seuls le devant de la scène dans ce domaine", insiste Jean-Yves Le Gall.

Fédérer les efforts des industriels pour produire des satellites au meilleur coût fait aussi partie des ambitions du CNES. "Sur Alphabus, la plateforme qui équipe Alphasat, le satellite le plus sophistiqué que nous venons de livrer, le partenariat avec Thales Alenia Space est un succès", illustre Éric Beranger, le PDG d'Astrium Satellites. "Je suis business driven (guidé par les affaires, ndlr) ajoute-t-il. Si cela a du sens de nouer des partenariats, je n'hésite pas."

Enfin bien sûr, Ambition 2020 englobe le développement d'un nouveau lanceur Ariane 6 (pour lequel aucune annonce n'a été faite concernant son architecture), décidé lors de la conférence interministérielle à Naples.

Midi-Pyrénées, référence mondiale pour l'océanographie
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est d'ailleurs félicité, lors de l'inauguration du salon lundi, "des nouveaux programmes lancés fin 2012 à Naples pour un montant de dix milliards d'euros. L'accès des Européens à l'espace est un enjeu de souveraineté tant dans le domaine des satellites que dans celui des lanceurs", a-t-il insisté.

Avec la présence du premier centre d'excellence du CNES à Toulouse, où sont développés les systèmes orbitaux notamment, mais aussi des constructeurs de satellites Astrium et Thales Alenia Space qui emploie 2 500 salariés, la région Midi-Pyrénées y participe activement. Elle est aussi devenue une référence mondiale pour l'océanographie grâce aux satellites Topex, Jason 1 et 2, Saral et bientôt Jason 3. Cette filière d'excellence a d'ores et déjà permis de créer 700 emplois permanents. "Nous voulons continuer à être un vecteur d'innovation au service de l'emploi", souligne Jean-Yves Le Gall.

Carole Lembezat
© photo Carole Lembezat

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :