Tout juste élu, le président du Sicoval Claude Ducert annonce qu'il ne terminera pas son mandat. Interview

Claude Ducert passera la main avant la fin de son mandat. Le nouveau président du Sicoval, élu vendredi dernier après une candidature de dernière minute, souhaite un successeur "rassembleur" pour prendre la tête de la communauté d'agglomération (36 communes). En attendant, il prépare la composition de son bureau et revient sur son programme. Interview.Pourquoi vous-êtes vous présenté à la présidence du Sicoval à la toute dernière minute ?

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Claude Ducert
Claude Ducert

Claude Ducert passera la main avant la fin de son mandat. Le nouveau président du Sicoval, élu vendredi dernier après une candidature de dernière minute, souhaite un successeur "rassembleur" pour prendre la tête de la communauté d'agglomération (36 communes). En attendant, il prépare la composition de son bureau et revient sur son programme. Interview.

Pourquoi vous-êtes vous présenté à la présidence du Sicoval à la toute dernière minute ?

Certains élus m'ont sollicité dans les jours qui ont précédé le vote, mais je n'étais pas candidat. Vendredi, à 17h55, juste avant le scrutin, ils m'ont envoyé un texto pour me dire qu'ils voteraient pour moi si je me présentais. C'est donc ce que j'ai fait. J'ai considéré qu'il fallait donner un signe fort aux électeurs, qui, lors des municipales, ont adressé un avertissement au niveau national, mais aussi au Sicoval. Il était temps que François-Régis Valette passe la main à quelqu'un d'autre : on ne gère pas une intercommunalité contre l'avis de la population qui y vit. Il faut écouter et répondre aux attentes des citoyens.

Quelles sont les différences entre votre projet pour le Sicoval et celui que proposait François-Régis Valette ?

Je pense que le Sicoval s'est dispersé, et c'est pour cela qu'il coûte cher. Il faut faire des économies sur certaines actions - je ne sais pas encore lesquelles - pour concentrer les moyens sur des missions prioritaires, comme les transports. Par ailleurs, le Sicoval s'est éloigné de ses citoyens. Beaucoup de personnes se plaignent en mairie du montant de leur facture d'eau ou d'assainissement. On leur répond "ce n'est pas nous, c'est le Sicoval". Idem pour les services à la personne ou les permis de construire. Il faut que les gens trouvent dans leur mairie les réponses dont il ont besoin, sans se déplacer au Sicoval.

Depuis cette élection, avez-vous reparlé à François Régis Valette, le président sortant ?
Non, François Régis-Valette n'est pas content. Mais il faudra bien que l'on se reparle, il reste conseiller communautaire et nous allons travailler ensemble. La politique est parfois dure, gérer une intercommunalité, ce n'est pas le monde des "Bisounours".

Vous avez 80 ans, avez-vous l'intention d'assurer votre mandat jusqu'à la fin ?

Comme à la mairie de Labège, je passerai la main avant la fin du mandat. Mais je n'ai pas de calendrier, ni de successeur. Il faut quelqu'un, comme moi, de rassembleur, mais qui ait aussi l'envie, les compétences, les capacités de gérer le Sicoval. Je ne veux pas quelqu'un de clivant. Rien n'a encore été préparé puisque j'ai été candidat - et élu - à la dernière minute. Je comprends que cela puisse poser question aux citoyens, mais je ne vais pas donner de précisons maintenant, ce serait des salades. Tout cela se construit et se prépare.

Lundi 28 avril seront élus les vice-présidents. Qui vous remplacera comme vice-président chargé de l'aménagement de l'espace et du PLH ?

Le bureau du Sicoval devra représenter toutes les tendances politiques du territoire. J'ai déjà l'accord d'une personne pour assurer ce poste. C'est un socialiste. Je ne peux pas vous donner son nom. Arnaud Lafon (maire UMP-MoDem de Castanet, jusqu'à présent à la tête de la commission Environnement, NDLR), sera probablement vice-président aux transports.

Maire de Labège et président du Sicoval, vous avez désormais toutes les cartes en main pour maîtriser l'évolution du futur quartier Innométro, à Labège. Avez-vous des modifications à y apporter ?
Non, le projet actuel est ambitieux. Ce qui va changer, c'est le rythme. Je souhaite que Labège reste un village convivial. Je ne suis pas contre la densification, mais je refuse des arrivées massives. Il faut intégrer les nouveaux habitants petit à petit. Je rappelle que c'est pour cette raison que certaines communes du Sicoval sont passées à droite. Je souhaite donc qu'il n'y ait aucun habitant dans le nouveau quartier avant l'arrivée du métro, c'est-à-dire en 2019 (aucun calendrier précis n'a été officialisé pour le moment, NDLR). C'est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, que la première tranche d'habitations de 200 logements sera livrée. Le Sicoval est propriétaire du terrain donc nous décidons, quoi qu'en disent les promoteurs.

Propos recueillis par Sophie Arutunian

© photo DR

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